Mimoun CHARQI
Le 3e round des négociations de Manhasset, qui ont démarré le 8 janvier 2008, est l’occasion de revenir sur l’affaire du Sahara. Un conflit où le politique et les intérêts prennent le pas sur le droit et la légitimité. Déjà, au mois d’avril 2007, le Polisario avait déposé, auprès du Secrétariat général des Nations Unies, une soit-disant « proposition de plan de paix pour le Sahara », en espérant ainsi contrecarrer l’initiative marocaine pour l’autonomie au Sahara. Depuis, la position du Polisario et de l’Algérie n’a pas évolué. L’examen des thèses de l’Algérie et du Polisario appelle un certain nombre de précisions. Tout d’abord, l’affaire du Sahara occidental marocain n’est pas une question classique de décolonisation. Ensuite, la solution du conflit du Sahara passe, indéniablement, par la tenue d’un référendum d’autodétermination, au sujet de l’autonomie. Enfin, l’analyse de l’initiative marocaine pour l’autonomie du Sahara Occidental marocain permet de se rendre compte qu’il s’agit d’une proposition sérieuse et conforme aux standards internationaux en matière de droit international, des droits de l’Homme, de la démocratie et de la liberté.