Joseph AYISSI
Six ans après l’adoption du projet d’articles sur la responsabilité internationale des Etats pour fait illicite, on ne dispose toujours pas d’un instrument contraignant codifiant les règles secondaires de la responsabilité en droit international. Et sans afficher un certain péssimisme, on peut douter que l’on puisse disposer d’un tel instrument dans les délais les plus raisonnables. Le droit de la responsabilité reste aux côtés du droit des traités, du droit diplomatique et consulaire et de la Charte des Nations unies, un des piliers les plus importants de l’ordre juridique international. Pourquoi une telle lenteur après presque soixante années de travail de codification et de développement progressif ?
