Hélène TUDELA (AFNU-Aix)
« Dès 1956, le Professeur Paul Reuter se demandait "si le droit au secret ne devrait pas faire l'objet d'une étude approfondie en droit international" et, constatant que "chaque institution en tant que foyer d'activité, en tant qu'organisme doué d'une vie propre, doit recevoir une certaine protection contre la curiosité et l'inquisition extérieures" soulignait l'ambivalence de la question : comment concilier l'exigence légitime de transparence avec la nécessaire protection, le cas échéant, d'informations, de procédures, de données devant être préservées de l'œil extérieur ? La réflexion portant sur le secret, quels que soient les entités ou les domaines du droit international concernés, s'articule autour de cette recherche d'un point d'équilibre entre le secret lui-même et la transparence, avec, selon les cas, une rupture voulue ou subie en faveur de l'un ou l'autre.
