Guy LABERTIT
Alors que le contentieux administratif et judiciaire était engagé depuis le
24 novembre 2009 pour l’établissement de la liste électorale définitive, la
mouvance présidentielle a dénoncé en janvier 2010, par un communiqué du
porte-parole du chef de l’Etat Laurent Gbagbo, une manipulation frauduleuse
conçue par le Président de la Commission électorale indépendante (CEI), membre
de l’opposition qui contrôle cette structure. Cela a entraîné de fait un report
de l’élection présidentielle qui était annoncée pour le mois de mars 2010.
Cette manipulation portait sur 429 000 personnes, soit environ 8% de
l’électorat, de la liste litigieuse, dite liste grise, de 1 033 000 enrôlés.
Elle n’a fait qu’aviver les soupçons sur la fiabilité de la liste blanche de 5
300 000 qui était toutefois soumise à un croisement populaire par l’affichage
des noms des citoyens enrôlés, accompagnés de leurs photos, sur les futurs
lieux de vote. Le contentieux engagé le 24 novembre 2009 après l’affichage des
deux listes, a été suspendu le 10 février.