Brian MENELET
Dans la littérature récente consacrée aux relations entre la Chine et l'Afrique (1), on ne trouve presque aucune trace du Burkina Faso. Pas de pétrole, peu de ressources minières, même si on y a récemment trouvé un peu d'or, qu'une compagnie sud-africaine exploite pour quelques années, pas de forêts de bois exotique, peu de ressources stratégiques et peu de produits agricoles susceptibles d'intéresser les Chinois (exception faite toutefois du coton, considérée par la CEDEAO-CSAO comme une ressource stratégique pour l'industrie textile chinoise. Ces exportations en direction de la Chine Populaire représenteraient, en 2004, près de 50% de la production de coton du Burkina Faso et ces importations représenteraient 7% du taux de croissance du pays (2).