Agnero Privat MEL
Après avoir projeté la tenue de l’élection présidentielle prochaine au mois
d’octobre 2008, M. Mambé, Président de la Commission électorale indépendante
(CEI) a entrepris, depuis le 25 septembre 2007, d’apporter des précisions à ses
propos. Il soutient que l’élection présidentielle devrait se tenir au plus tard
au mois d’octobre 2008 et que tout est mis en œuvre pour qu’elle ait lieu avant
cette date. La déclaration du président de la CEI a provoqué les réactions du
chef de l’État, Laurent Gbagbo, pour s’opposer à une prorogation de la date de
tenue de l’élection présidentielle. Tous les leaders d’opinion, en l’occurrence
MM. Bédié et Ouattara, se réclamant de l’opposition politique, n’ont pas
souscrit à la position du président de la CEI. Dans un entretien à paraître
dans l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, le facilitateur de
l’accord de Ouaga, le Président burkinabè, Blaise Compaoré, semble reconnaître
qu’au regard de l’évolution du chronogramme de sortie de crise, l’échéance
d’octobre 2008 est plutôt raisonnable mais que les choses devraient aller plus
vite.