Durant plus de 40 ans, la Mauritanie est restée un pays très fortement tributaire de l’aide extérieure, qui représente en moyenne annuelle plus de 20% de son PIB. Cette manne d’assistance financière couvrait constamment 90% environ des programmes d’investissement public de l’État mauritanien. Le présent article propose une revue analytique succincte des informations économiques et financières sur la Mauritanie, disponibles à ce sujet au niveau de la base de données du Comité d’aide au développement (CAD) au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris. Cette organisation internationale dispose d’un système pourvoyeur des informations les plus anciennes, les plus exhaustives et les plus fiables sur l'aide internationale au développement. Toutefois, les données exploitables les plus récentes sur la Mauritanie concernent l'année 1999. C'est pourquoi les séries statistiques analysées ci-après s'arrêtent à cette année-là

Pays ACP, partenaire Euro-Med et membre de la Ligue des États arabes, entre autres, la Mauritanie avait bénéficié en même temps de plusieurs courants d'aide internationaux, notamment ceux en provenance des pays et organismes multilatéraux arabes, de la France et de l'Union Européenne (UE) particulièrement. Depuis 1986, la Mauritanie fait également partie du groupe des PMA (Pays les moins avancés) qui bénéficient de plus en plus de la part de la communauté internationale d'instruments d'aide concessionnelle spécifiques.

Ainsi, ce pays a connu depuis son indépendance trois cycles principaux d’aide internationale. Entre 1960 et 1999, la Mauritanie a reçu, en flux bruts, une enveloppe de 6,087 milliards de dollars courants d'Aide publique au développement (APD), et 5,454 milliards de dollars en flux nets.


Lire le texte dans sa version intégrale.

Copyright : © 2008 Mohamed Saleck OULD BRAHIM. Tous droits réservés.

Mode officiel de citation : Mohamed Saleck OULD BRAHIM, «Mauritanie : 6 octobre 2008, l’ultimatum de tous les dangers !», Multipol, septembre 2008, <http://www.multipol.org>.