Aux aguets, cette junte militaire et son cheval de Troie de parlementaires "révisionnistes", aux commandes d’un pouvoir acquis par la force depuis un mois, se livrent inexorablement à un exercice fatidique de tentative de survie au péril de la nation. Face à une opinion publique internationale, de plus en plus intransigeante contre leur putsch, ils mettent les bouchées doubles pour soustraire un maximum de soutien populaire tout-venant auprès d’une population dépourvue. Désormais, tous les moyens sont bons pour susciter l’approbation d’un coup d’État indigeste, perpétué contre la légalité constitutionnelle. Bien concoctées et savamment peaufinées, les "bouffées" de soutien populaire sont mises en scène par des médias publics insatiables, à travers d’interminables tubes relayées par la télévision et la radio à plein temps. L’objectif tactique primo de la junte est de présenter le coup d’État, non pas "tel quel", comme une action violente et illégitime visant à démolir la démocratie, mais plutôt avec un charmant "new look" sournois. D’où, tout le vacarme médiatique pour "vendre" ce coup d’État de trop au prix d’un acte de redressement indispensable, une entreprise "salvatrice" pour soit disant perfectionner une démocratie qui était fatalement en panne.


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Copyright : © 2008 Mohamed Saleck OULD BRAHIM. Tous droits réservés.

Mode officiel de citation : Mohamed Saleck OULD BRAHIM, «Et si la Mauritanie refusait la démocratie !», Multipol, septembre 2008, <http://www.multipol.org>.