POINT DE VUE : Guinée : une histoire de rendez-vous manqués avec l'Histoire
Par Multipol le mercredi 26 mars 2008, 23:49 - Politique étrangère / Interculturel - Lien permanent
A. Ben-Ousmane DIALLO
La Guinée n'est pas encore sortie de l'ornière et tout indique que ce n'est pas demain la veille. J'ai beau vouloir m'abstenir de parler des problèmes de ce pays, je n'y parviens pas. La raison est simplement que je me sens profondément Guinéen, même si (et peut-être que ceci explique cela) je suis né de parents exilés, comme des millions d'autres Guinéens. J'ai toujours mal au coeur quand je pense à ce qu'est devenu ce pays.
De quoi s'agit-il ? D'une histoire de rendez-vous manqués avec l'Histoire qui ne cessent de se répéter.
Dans ce pays que tout le monde qualifie d'accident géologique, où les ressources sont tellement abondantes qu'elles pourraient nourrir 3 fois la population actuelle, la misère est le lot quotidien des citoyens et le développement demeure encore une éternelle utopie. Les Guinéens ont déjà eu deux rendez-vous manqués pour jeter les bases d'un État démocratique, pluraliste, d'une société ouverte et d'un développement durable. Ils sont en passe de manquer un troisième rendez-vous. Les deux premiers sont, consécutivement, l'accession à l'indépendance en 1958 et la mort du tyran Ahmed Sékou Touré, en 1984. Nous n'insisterons pas sur ces deux premiers rendez-vous manqués. Nous parlerons plutôt du troisième qui est en cours, car il s'agit du présent.
Depuis un an, le Premier ministre actuel, Monsieur Lansana Kouyaté, dirige un gouvernement présenté comme une équipe de consensus chargée de remettre le pays sur les rails, car ce dernier ressemble à un train dont tous les wagons ont déraillé. Ce gouvernement, dit de consensus, a été formé suite à de violentes manifestations qui ont coûté la vie à des centaines de jeunes Guinéens qui n'avaient qu'un seul tort, celui de demander plus de justice, de démocratie et de responsabilité au pouvoir en place. L'arrivée de l'équipe Kouyaté a donc été saluée par la majorité des citoyens, même les plus sceptiques et les plus cyniques. Personnellement, je lui ai toujours accordé le bénéfice du doute. Je n'ai jamais voulu formuler de jugement sur sa personne pour son passé au service du PDG (Parti Démocratique de Guinée). Je pensais qu'il pourrait jeter les bases de la réconciliation nationale en Guinée, en tirant les leçons du passé, en reconnaissant et en dénonçant toutes les injustices subies par des centaines de milliers de nos compatriotes morts ou vivants. Nous ne pouvons pas faire fi de la nécessité de dire la vérité sur tous les crimes passés, si nous voulons jeter les bases d'une vraie réconciliation nationale, fondée sur le pardon et la confiance. Notre peuple vit dans la méfiance et la suspicion depuis que le PDG a érigé le culte de la suspicion et celui de la personnalité en mode de gouvernement.
Il ne s'agit nullement de dire que tel groupe ou tel clan a souffert plus que tel autre ou de rouvrir le Camp Boiro pour y jeter les criminels encore en vie. NON. Il s'agit de dire la vérité au peuple de Guinée, de reconnaître que le Parti-État, le PDG, et la Personne-Etat, Ahmed Sékou Touré, n'ont pas rendu service à la Guinée. Il s'agit de condamner moralement et publiquement cet État, de reconnaître ses fautes lourdes et ses crimes abominables, de demander pardon à TOUT LE PEUPLE DE GUINÉE, car en vérité aucune famille n'a été épargnée, même si la souffrance a été différemment vécue.
Il y a quelques semaines, j'ai lu avec beaucoup d'émotions la lettre ouverte de Monsieur Thierno Telli DIALLO demandant que la tombe de son père soit identifiée pour que sa mère puisse s'y recueillir avant qu'il ne soit trop tard. Vous comprenez le sous-entendu qu'il y a dans l'expression « trop tard ». Combien de Guinéens vivent dans le deuil depuis près de 30 ans ou 50 ans, sans savoir où se trouve le corps de leurs enfants, parents ou grands-parents assassinés dans les geôles de Sékou Touré ou simplement pendus ?
NUL NE LE SAIT, ET PROBABLEMENT NUL NE LE SAURA JAMAIS.
Personne ne s'attend à ce que le gouvernement Kouyaté résolve les problèmes économiques de la Guinée. Même s'il en a la volonté, il ne semble pas en avoir les compétences et/ou les moyens. Par contre, il rendrait un grand service au pays, en essayant de jeter les bases de la réconciliation et de l'unité nationales. L'unité nationale ne doit pas être un simple slogan, c'est à dire creux et vide de sens. Il faudrait que ce soit une réalité tangible, fondée sur des bases solides.
Une occasion unique se présente pour accomplir cet acte qui demande beaucoup de courage. La Guinée célèbre cette année le cinquantième anniversaire de son accession à l'indépendance. Voilà l'opportunité que Monsieur Kouyaté devrait saisir pour faire le bilan de l'action politique du PDG et celle de son successeur le PUP (Parti de l'Unité et du Peuple), pour dire aux Guinéens que l'État qui leur avait promis sécurité, unité, paix et prospérité a failli à sa mission et reconnaître que l'État guinéen est une coquille vide qui fait fausse route depuis 50 ans. Il est temps de faire un diagnostique honnête de la situation et de tirer les leçons qui s'imposent en disant au peuple de Guinée que ses dirigeants, même s'ils étaient animés de bonnes intentions, ont failli. Il ne s'agit pas de dire qu'ils se sont trompés ou qu'ils été combattu par des ennemis qui les ont empêchés d'accomplir leur mission, mais de dire clairement qu'ils ont trompé le peuple qu'ils prétendaient servir en le mettant sous la terreur, la tyrannie et dans la promiscuité. L'État que Monsieur Kouyaté incarne, s'il en incarne un, doit reconnaître ses fautes.
S'il ne veut pas manquer le rendez-vous avec l'Histoire, voilà le discours que Monsieur Kouyaté doit tenir le 28 septembre ou le 2 octobre 2008. Un discours de franchise et d'honnêteté vis à vis du peuple.
Y EN MARRE DES PROMESSES JAMAIS TENUES DE DÉVELOPPEMENT OU DE SORTIE DE CRISE ! C'est ce que disent mes parents au Fouta et partout ailleurs dans le pays. Et ils ont raison.
Toutefois, je ne me fais aucune illusion sur ce que préparent Monsieur Kouyaté et ses amis pour célébrer le cinquantenaire de la fameuse « Révolution », comme ils l'appellent. Je n'ai pas beaucoup de temps pour lire toute la littérature politique sur la situation en Guinée qui prolifère actuellement sur la toile mais, d'après les échos que j'en ai, notre peuple doit s'attendre au pire : la réhabilitation des criminels du PDG, pour célébrer la Révolution.
Par conséquent, je salue la mobilisation des familles de victimes pour s'opposer à un tel projet. Il ne faudrait pas qu'on nous opprime et qu'on nous humilie pendant près de 50 ans et revenir encore insulter notre mémoire, en nous disant que les criminels étaient de nobles et honorables citoyens.
NON, À LA REHABILITATION DU TYRAN !
NON, À LA RESTAURATION DU PDG !
NON, AU CULTE DE LA PERSONNALITÉ !
Je fais partie de ceux qui disent non à ce projet destructeur et je veux que ma voix soit entendue. Je ne serai pas complice, en m'installant dans mon confort personnel, en gardant le silence et en oubliant que des millions de personnes, qui sont mes frères, mes soeurs, mes oncles, mes tantes, mes cousins, mes cousines, ou simplement mes amis, vivent sous un régime dangereux qui ne reconnaît pas, ne respecte pas et ne promeut pas les droits les plus élémentaires de la personne.
Je n'ai pas choisi de naître Guinéen. Même si je suis né hors des frontières nationales de ce territoire et que je n'y ai vécu qu'une partie de mon enfance, je me sens concerné par le sort de ce pays qui est aussi mien. J'appelle donc tous les enfants de ce pays, qu'ils soient de l'intérieur ou de la diaspora, pour reprendre la terminologie que les destructeurs de la nation utilisent pour diviser le peuple, à prendre leur plume et à écrire au Premier Ministre, Monsieur Lansana Kouyaté et à son gouvernement, pour leur demander de ne pas mettre en péril l'avenir de la Guinée en profitant du cinquantenaire de l'indépendance pour réhabiliter le tyran et ses acolytes et restaurer la tyrannie du PDG. Ce serait un troisième rendez-vous manqué avec l'Histoire, pour le peuple de Guinée. Et ce serait très dommage.
Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de son auteur.

Commentaires
Remarquable et émouvante votre réflexion!
Mais quelles autorités ou institutions sauraient vite prendre l'initiative de rassembler - en un Mémorandum ou en un Livre Blanc ou en un tout autre type de Compilations ou de Mélanges - les nombreuses analyses de tous ceux qui, de tout temps, se sont investis dans le débat guinéo-guinéen?
Des associations, des groupes de parlementaires, des coalitions de partis, des membres de la société civile ?...
Les populistes de tous poils - qui n'ont jamais rien lu de ce qu'écrivent leurs compatriotes mais qui reprochent aux ... intellectuels, entre autres, leur apathie quand ce n'est pas leur responsabilité devant le sort de la Guinée - auraient à leur disposition des canevas de reconstruction à conseiller aux gouvernants présents et futurs.
L'approche du cinquantenaire de l'indépendance de la Guinée devrait inciter à y songer. Il y a là un beau défi à relever mais les Guinéens devraient comprendre que ceux qui écrivent sont les moins bien placés pour devenir leurs propres exégètes.
Cheick Oumar KANTE
La tragédie de la Guinée perdure. Encore des mutineries de soldats en cette fin du mois de mai 2008. Avec leurs exactions coutumières, innommables, contre les civils accablés, on ne peut plus, par les machinations des politicards ! La spirale infernale atteindra-t-elle enfin son point de rupture alors que se profile le cinquantième anniversaire de son indépendance ?
"Préoccupant que le sort de ce beau pays ! …
De son indépendance avant tous les autres dans sa zone, elle n’a su tirer le moindre profit parce que, pendant plus d’un quart de siècle, elle s’est assise sur ses richesses pour décimer ses élites quand celles-ci n’ont pas voulu s’exiler.
À la mort de son dictateur, elle n’a même pas osé tourner la page par peur d’avoir à juger les responsables de sa gestion criminelle au propre et au figuré. Elle n’a pas eu davantage le courage de déclencher une conférence nationale pour « évacuer », comme on a dit dans un pays à ses frontières, « toutes les questions du passé : les morts, la gabegie, la situation chaotique du présent en vue de mieux préparer l’avenir. »
Sur le plan international, non plus, rien n’a jamais été bénéfique pour la Guinée : pas plus le double septennat au pouvoir des socialistes en France que la perestroïka en Russie ou le « socialisme de marché » en Chine, ni la chute du mur de Berlin en Allemagne, ni la disparition d’Houphouët en Côte d’Ivoire dont la politique lui a longtemps « fait de l’ombre ». Réalisera-t-elle un jour que tant que les choses resteront en l’état, chez elle, rien ne lui rapportera jamais : pas plus la mondialisation des relations que la globalisation des échanges ?"
Extrait à méditer de « Pourquoi, diable, n’ai-je pas été un griot ? » Un « fascicule de mobilisation » autour de quelques sujets, grands et petits, sans autre carcan que celui de l’ordre alphabétique. (Page 47) Éditions Ganndal-Conakry, 2006.
Guinée : À cauchemar, cauchemar et demi !
" C’est par des milliers de souterrains différents qu’arrivent des dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants. Tous de blanc vêtus, ils donnent l'impression de rallier un lieu de pèlerinage.
Aussitôt que tous se sont retrouvés dans l'enceinte du plateau de confluence et que d'énormes pilons métalliques ont démoli les issues souterraines, un mugissement échappé du ciel ou de la terre – sans doute des deux en même temps – annonce l'heure des comptes.
Des jeunes soldats, adossés contre les murailles d'acier, exécutent d’instinct le seul ordre qu’ils attendaient, le doigt sur la détente. Les salves partent et fauchent tout autour les têtes des «pèlerins» debout aux premiers rangs.
- Pè ... è ... è ... re! hésite quelqu'un entre deux rafales.
- Mère! crie un autre.
- Oncle! hurle un troisième.
Les a-t-on entendus? En tout cas, seuls semblent se répondre les échos discordants des plaintes et des salves dans un dialogue de sourds percutant. Et à mesure que les silhouettes s’effondrent, cibles trop faciles face aux tireurs d’élite, les rangs fondent de leur côté comme beurre de karité au soleil (...)
Les bourreaux n'en continuent pas moins de tirer, plus atteints dans leur amour-propre par les rares impacts brillants des balles ayant fait mouche sur les barrières alentour que par les torrents d'hémoglobine s'écoulant des nombreuses poitrines défoncées.
Les « condamnés à mort », eux non plus, ne cessent pas de tomber dans un désordre bruyant de grappes de mangues mûres secouées par le vent. De toute façon, les ordres ont été formels.
- À l'audition du tocsin, vous n'aurez qu'à fusiller! Vous n'arrêterez qu'au début des premières mesures de la marche funèbre! ...
Mais voilà que l'hymne mortuaire tarde à se faire entendre malgré la rapide exécution de tous « les prisonniers »...
Alors, les canons des fusils font face à ceux des pistolets mitrailleurs. Les uns dans la direction des autres, les tireurs visent. Inutile de dire qu'à chaque rafale, plusieurs d'entre eux sont liquidés des deux côtés. De cent qu'ils étaient dans chaque camp, ils décroissent vite à quarante dans une parité parfaite. Ici et là, soixante soldats baignent dans une mer de sang, abattus par ceux qui, il y a juste quelques instants, étaient encore leurs frères d'armes. Ce sont bientôt soixante-dix puis quatre-vingt-dix-neuf. Debout, il n'en reste plus qu'un seul! Et, pourtant, le signal commandant la fin de l'exécution de la volonté mystérieuse se fait toujours attendre, longtemps, au grand effroi du dernier des bourreaux (...)
Une trappe s'ouvre. Le bourreau se retrouve sans savoir comment au fond d'une des cellules d'où il vient de convoyer une partie des «pèlerins» suppliciés. Au plafond s'allume un clignotant. La Voix, plus injonctive que jamais, suggère à l'homme lige de suivre le couloir le plus à droite. Il s'exécute sur-le-champ et, c’est une longue déflagration qui récompense ses nombreux et loyaux services (...) "
Ce qui précède est un cauchemar ! Il a été extrait de « Orphelins de la Révolution » - Menaibuc – Paris, 2004 (pages 12 à 15).
Mais l’actualité guinéenne est la suivante :
Encore des mutineries de soldats en cette fin du mois de mai 2008. Précédentes insurrections pour réclamations d’arriérés de soldes: les 2 et 3 février 1996 et le 2 mai 2007. Avec leurs exactions coutumières, innommables, contre les civils accablés par les machinations des politicards et exténués par les pénuries de toutes sortes !
Depuis la fin de la semaine dernière (14 et 15 juin 2008), des militaires et des paramilitaires, parmi ceux qui ont obtenu des promesses de paiement des sommes qui leur sont dues, retourneraient leurs armes contre les policiers, les gendarmes et les douaniers, mutinés à leur tour pour réclamer leurs… salaires !
Y aurait-il en Guinée un seul Général, un seul Colonel, un seul Capitaine, un seul Lieutenant, un seul Soldat, non pas pour prendre le pouvoir (ils l’ont depuis le 3 avril 1984) mais pour empêcher que le cauchemar ci-dessus raconté ne devienne la réalité ?
Sages africains, Institutions panafricaines et internationales : Union Africaine, Union Européenne, Nations Unies, n’attendez plus pour venir en aide à ce peuple – pacifique – en danger depuis trop longtemps et, à la longue, si proche du… chaos !
QUELQUES VÉRITÉS SUR LA SITUATION GUINÉENNE
- La Guinée a enregistré, malheureusement, beaucoup de pertes en vies humaines et en temps. Mais le temps restant et le capital humain survivant (et à naître) sont encore plus précieux, par bonheur. Il urge seulement, ledit temps ! Vite que soient trouvées des solutions car les "charognards" accourent. J’ai lu sur un site Internet que Laurent Dona Fologo est allé au chevet de la Guinée ! De quel secours peut-il être, celui-là ? Il n’est pas le pire des organisateurs du fiasco ivoirien mais voilà ce que m’inspirait le personnage, il y a 9 ans :
"J’ai été choqué (…) que l’émissaire personnel en Afrique du Sud de l’ancien président Félix Houphouët-Boigny au moment de son dialogue solitaire avec Pretoria – politique dont peu d’esprits ont reconnu, à l’époque, le bien-fondé – ait cru lui-même devoir faire le déplacement de Paris pour y défendre la politique de haine et de tri sélectif entre Ivoiriens de longue et de fraîche date."
Extrait de "Côte d’Ivoire : de la théorie et de la loi sur l’ivoirité" Rubrique Vous & Nous/Jeune Afrique N°2036 du 18 au 24 janvier 2000
- Les desperados, repus de sang et aux poitrines bardées des médailles que leur ont procurées les vols, les viols et les massacres au Liberia, en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau… peuvent bien se donner, tous, rendez-vous en Guinée. Qu’ils soient Guinéens, Africains et ressortissants d’autres continents, ils ne s’y incrusteraient pas si n’étaient pas leurs complices des aspirants à la confiscation du pouvoir pour le plus grand martyre des populations.
- La propension de certains Guinéens au déni, à la dénégation, à l’indignation sélective et à l’empathie parcimonieuse est inquiétante. Ils sont rares mais tonitruants, les Guinéens qui n’auraient pas été concernés par le mouroir du Camp Boiro, les pendaisons publiques du Pont Tombo, les massacres de janvier-février 2007 ou du 28 septembre 2009 et qui distillent à tout-va leurs abominables cours de négationnisme et de révisionnisme.
- La prise de certaines catégories de Guinéens et de certains Partis pour cibles à atteindre mortellement par une certaine faction du pouvoir militaire est la preuve par le tragique que la construction de la nation guinéenne n’a jamais été la préoccupation de tous ceux qui ont présidé à ses destinées.
- La manie de la dénonciation de la France et la maladie de l’éternel complot – ourdi par l’étranger de mèche avec une "Cinquième Colonne" – contre une Guinée qui aurait commis le péché originel de prendre son indépendance parmi les premiers pays en Afrique de l’Ouest relèvent des pires délires du Chef Suprême de la Révolution.
- L’acceptation du principe qu’un militaire actif est un citoyen comme un autre et qu’il est éligible à la tête de l’État n’est en aucun cas le signe d’une démocratie triomphante mais son suicide.
- Mon credo demeure le suivant malgré tout : "la situation de la Guinée a beau être désespérante, elle n’est pas complètement désespérée". Elle pourrait même être vite enviable si, pour commencer, l’exploitation des Fonds et Moyens Intellectuels de la Très Grande Boîte à Idées entraînait l’encasernement voire le désarmement de… l’armée, son démantèlement intégral et le recyclage de l’ensemble de ses effectifs en gardiens de la paix. En Guinée, plus encore que partout ailleurs dans le monde, celle qui y est devenue "la Grande Volubile" a donné toutes les preuves qu’elle n’a aucune vocation à gouverner ! Et, toute autre "Grande Muette", à sa place, ne pourrait regagner quelques "lettres de noblesse" et mériter son existence que dans la défense et la protection de la Guinée. Travail immense mais pas impossible pour peu que batte encore un cœur de Guinéen dans quelques poitrines de Guinéens !
Cheick Oumar KANTÉ
Lire l’intégralité de la réflexion intitulée "Pour l’ouverture d’une Très Grande Boîte à Idées" (au bénéfice de la Guinée) sur http://www.maliweb.net MALI BAROSSO (Forum) ou sur http://manifeste-guinee2010.org (COK ouvre sa…Boîte) et divers autres sites Internet.