POINT DE VUE : Levée du voile sur le foulard islamique dans les universités en Turquie
Par Multipol le mercredi 13 février 2008, 12:04 - Politique étrangère / Interculturel - Lien permanent
Brian MENELET
La révision constitutionnelle, adoptée le 9 février 2008 par 411 voix (le projet de révision était soutenu par le parti islamo-conservateur AKP au pouvoir et le parti d'opposition nationaliste MHP, qui à eux deux rassemblent 410 sièges au Parlement) sur 550 au Parlement turc fait déjà couler beaucoup d’encre.
Cette révision, très controversée, met fin à l’interdiction du port du voile islamique à l’université (votée en 1980) et sort cette dernière de l’interdiction du port d’insigne religieux dans tous les lieux publics, telle que prévue depuis 1937 par la Constitution turque.
Ce qui fait débat au sein de la classe politique turque, c’est qu’il s’agit d’une atteinte au principe de laïcité tel qu’entendu en Turquie et dont le contenu a été déterminé par Atatürk, principe auquel l’Armée est particulièrement attachée et qui est donc susceptible d’entraîner de sa part une réaction dont on ignore la teneur.
Cette révision pose une triple question.
1. Qu’est-ce qui trouble les observateurs français à propos de cette liberté de conscience exprimée par des étudiantes, a priori majeures, nouvellement acquise par les Turcs, et pourtant en vigueur dans nos propres universités depuis 1905 (sous réserve des précisions données par le Conseil d’Etat, notamment en ce qui concerne les enseignants) ?
2. Cette révision cache-t-elle une volonté de donner une liberté plus générale du culte, en particulier musulman, qui correspondrait à une réalité sociologique du pays ? C’est en tout cas ce que craint l’opposition à cette réforme. Les forces du camp laïc, en premier lieu l'armée, les juges et les universitaires, s'opposent à cette réforme dont ils redoutent, en effet, qu'elle n'entraîne une légalisation du voile dans les administrations et les collèges et lycées où il reste interdit. Ils craignent aussi un renforcement des pressions sociales et religieuses sur les femmes pour qu'elles portent le foulard dans ce pays musulman à 99%.
3. Dans l’hypothèse où la réponse à la question 2 serait « oui », qu’est-ce que cela implique ? Les religions musulmanes ayant tendance à joindre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel, cela aurait-il des effets sur une éventuelle incursion des religieux dans le pouvoir politique turc ? Sur ce point, la réponse n’est guère aisée, en particulier à ce stade, mais on peut déjà dire que l’AKP, parti musulman modéré, ne semble pas susceptible d’aller si loin, même si l’opposition craint que "Ce qui se passe aujourd'hui au parlement consiste à éliminer le régime républicain et à le remplacer par la bigoterie" (Gokhan Gunaydin, l'un des organisateurs des manifestations contre la réforme constitutionnelle). La révision constitutionnelle en question reste en effet une révision de compromis : elle n’autorise que le foulard traditionnel, c’est-à-dire léger et nouer sous le menton.
La réponse à la question 1. laisse supposer que les observateurs français craignent vivement une telle dérive, notamment dans l’hypothèse d’une adhésion future de la Turquie à l’Union Européenne, mais aussi parce qu’elle pose la question de la compatibilité entre une laïcité de liberté et d’indépendance (à la française, la laïcité « version turque » étant plus une laïcité de direction par l’Etat de la sphère religieuse) et la tendance de la religion musulmane à se mêler du pouvoir temporel.
Pour entrer en vigueur, la révision constitutionnelle doit être entérinée par le Président Abdullah Gül, un ancien membre du parti islamo-conservateur au pouvoir, qui n'a encore jamais rejeté de texte soumis par le Gouvernement ; la question qui se pose alors, au vu des inquiétudes des observateurs européens, est de savoir si l’adhésion à l’Union européenne représente, pour le Président Gül, un enjeu plus important que la liberté religieuse dans l’enseignement supérieur. A moins qu’il ne soit tenu en otage par un électorat décidé à remettre en cause la laïcité turque. On observera toutefois que les manifestations organisées ces derniers jours à Istanbul et à Ankara contre la réforme constitutionnelle sont susceptibles de lui donner une certaine liberté d’action. A travers la décision du Président Gül, c’est le voile sur ses véritables projets pour la Turquie moderne qui sera bientôt levé.
Enfin, il semble intéressant de souligner que cette évolution du contenu de la laïcité en Turquie et des relations entre l’Etat et la religion est une expérience capitale qui renvoie aux défis sociologiques qui se jouent en ce moment en France et en Allemagne. Sans doute une observation continue de l’évolution de ces rapports serait, pour ces deux pays, riche en enseignements…

Commentaires
A lire également : "TURQUIE : une affaire de foulard, une affaire de femmes ?", par Nilüfer GÖLE, http://www.resistingwomen.net/spip.... (10 mars 2008) - Traduit de l’anglais vers le français par Karine GANTIN
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En Turquie, la bataille autour de l’autorisation légale récente du foulard à l’université se poursuit dans la sphère publique parmi les groupes ayant des interprétations différentes du sécularisme, mais aussi parmi les femmes elles-mêmes. En tant que symbole le plus visible de l’islamisation depuis les trois dernières décennies, le foulard était considéré comme une menace pour le sécularisme et l’égalité de genre, deux valeurs qui sont chéries par ceux qui se sentent investis de l’héritage de la modernité républicaine instaurée par Atatürk.
La dimension genrée du sécularisme est un trait intrinsèque de la modernisation turque. La « laicité » (en français dans le texte original), inspirée de celle française, signifie une volonté forte de l’Etat républicain de proposer une sphère publique d’où la religion serait absente, mais les femmes, présentes.
Les réformes accomplies par l’Etat turc depuis la République d’Atatürk, qu’elles aient instauré des droits légaux (avec l’abolition de la sharia et l’adoption du code civil de la famille), des droits politiques (le vote des femmes et l’éligibilité), ou des droits à l’éducation (éducation conjointe des filles et des garçons), toutes ces réformes ont été au soubassement du couplage républicain entre sécularisme et droits des femmes.
Changement de paradigme
Depuis l’instauration de la République, les femmes ont ainsi été les marqueurs d’une sphère publique séculière et d’un « modern way of life » (lire aussi « occidental »). Or, aujourd’hui, le foulard déconcerte les imaginaires établis associant modernité, sécularisme et féminisme.
Le foulard regroupe en effet, en un symbole unique, à la fois une piété personnelle et l’assertion publique d’une différence islamique. Il est difficile d’en distinguer les significations religieuses de celles d’ordre culturel et politique. Ceux qui argumentent contre le foulard font des distinctions quant à eux entre les « bons » musulmans exhibant une foi « authentique » et les autres, qui exploiteraient son symbolisme « politique ».
Le foulard du paysan, de la femme travailleuse ou de la grand-mère est ainsi considéré par ces derniers comme traditionnel et pieux, et donc acceptable. Le foulard de la jeune femme (appelée le « turban » en Turquie) suscite au contraire des émotions puissantes, de la colère et de l’aversion dans la mesure où les distinctions faites entre le séculier et le religieux, qu’elles soient temporelles (la religion comme relique du passé) ou spatiales (la religion des marges de la société), ces distinctions ici disparaissent.
D’autre part, l’accès des femmes musulmanes à l’enseignement supérieur bouscule l’idée que le sécularisme équivaut à la modernité. Les femmes qui affichent le foulard se distancient des modèles séculiers de l’émancipation féministe, mais aussi recherchent une autonomie par rapport aux interprétations masculines des préceptes de l’Islam. Elles représentent donc une double rupture du cadre : à la fois contre le cadre des émancipations féminines séculières et contre celui des prescriptions religieuses masculines.
Elles veulent ainsi avoir accès à l’éducation séculière, suivre de nouvelles trajectoires de vie qui ne sont pas conformes aux roles genrés traditionnels, mais néanmoins mettent en scène et affirment un nouveau « moi » de piété. Elles sont en recherche de voies par lesquelles devenir musulmane et moderne tout à la fois... et transformer les deux.
Le foulard – un signe d’empowerment ?
Les significations passées établies autour du symbole du voile islamique subissent aujourd’hui une transformation : de la soumission des femmes musulmanes qui sont reclues dans la sphère privée, vers une image de femmes musulmanes montrant de l’assurance et investissant la sphère publique... L’action de se voiler, d’un stigmate et signe d’infériorité, est en cours de se transformer en un signe d’empowerment et de prestige pour les femmes musulmanes. C’est certainement un défi lancé aux conceptions séculières de l’émancipation féminine, mais aussi un défi lancé à un islam masculin qui identifie le voile avec la soumission à leur autorité.
L’autre face de ce débat
Les manifestations publiques contre la loi, initiées par des organisations de femmes, ont montré l’autre face féminine de ce débat – celui du sécularisme turc. La forme de sécularisme qui a été instaurée comme un principe de l’Etat républicain a souvent été considéré comme une idéologie « top-down » (NDT : des hautes couches vers les basses couches, plus ou moins sous-entendu autoritaire, centraliste, ou élitiste), une idéologie de surcroît de racine étrangère (inspirée par la « laïcité » française) et perçue comme destinée à disparaître si elle n’était soutenue en arrière-plan par le pouvoir de l’armée.
Cependant, dans la dernière décennie, nous avons vu que le sécularisme était une valeur indigène, défendue par les femmes d’organisations de la société civile, et passant donc ainsi d’une politique d’Etat à une « politique de la rue » (street-politics). Cela a été montré de façon particulièrement claire lors des manifestations de rue qui ont rassemblé des millions de personnes dans le pays et se sont étendues d’une ville à l’autre, y compris dans ces manifestations qui pendant l’été 2007 s’étaient mobilisées contre la candidature à la présidence d’Abdullah Gul en raison de son arrière-plan musulman et du voile porté par sa femme.
En dépit de la preuve du soutien de la société civile au sécularisme, cependant, les drapeaux et les slogans nationalistes qui ont été largement utilisés dans ces manifestations ont aussi révélé une persistance du caractère étato-orienté et nationaliste du sécularisme turc.
Sécularistes « démocratiques » et sécularistes « pas-si-démocratiques »
Le débat sur le foulard soumet le sécularisme à un test démocratique, plaçant sous la lumière les désaccords entre sécularistes libéraux et sécularistes autoritaires : tandis que les sécularistes de la ligne dure réclament la restauration de l’ordre (si nécessaire avec l’intervention de la force armée), les libéraux, eux, se montrent critiques envers le militarisme séculariste et le nationalisme républicain.
Car ces derniers ont pour objectif l’expansion des droits démocratiques et la liberté d’expression. Ils ont ainsi accordé leur soutien aux réformes démocratiques engagées par le gouvernement (islamiste modéré, NDT) dans la perspective d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.
Mais la nouvelle législation sur le voile a dupé ceux qui s’attendaient à un paquet législatif autre, - par exemple l’élimination de la loi pénalisant « l’insulte à l’identité turque » - destiné à étendre les modifications constitutionnelles en faveur de la liberté d’expression.
Une montée des revendications musulmanes ?
La nouvelle législation n’est pas basée sur des arguments religieux, mais au contraire, sur un argumentaire anti-discriminatoire, pour l’accès égal à l’enseignement supérieur, et par ailleurs, en conformité avec les normes européennes et le principe de liberté concernant les codes vestimentaires.
Mais dans l’ensemble, elle n’a pas pu surmonter la politique de crainte et de suspicion. La suppression légale de l’interdiction du voile à l’université inspire la crainte qu’elle ne soit un premier pas vers une intensification des revendications musulmanes et n’amène une généralisation du voile dans d’autres lieux que les universités, comme les écoles publiques, le Parlement, la fonction publiques et diverses professions.
Deuxièmement, il est craint que le voile ne gagne pas seulement en légitimité, mais qu’il soit utilisé aussi pour renforcer un Islam conservateur, notamment contre les étudiantes « non-voilées » des universités anatoliennes. La crainte est que, une fois les sécularistes placés en position de minorité, non seulement les droits des femmes cessent d’être respectés, mais que les femmes subiront intimidations et oppressions sous l’effet de la marée montante d’une vision conservatrice des rôles sexués et de l’Islam. Les « filles » d’Atatürk sont inquiètes pour la liberté de leurs propres filles.
Voilà pourquoi les sécularistes craignent les intentions de l’AKP (le parti Justice et Développement qui a acquis la majorité des votes lors des dernières élections générales – qu’ils soupçonnent d’avoir un agenda caché visant à promouvoir une culture religieuse conservatrice.
Surmonter la politique de la peur
Aucun de ces arguments ne peut être rejeté, particulièrement au regard de la force de l’islam politique et de ses pratiques invétées dans les pays voisins. Néanmoins, l’histoire n’est pas faite de mécanismes sociaux tous faits, et la force de la démocratie est d’ouvrir des possibilités pour le future et de renforcer l’action et l’interaction entre des forces diverses en compétition et en lutte. Mais la durabilité de la démocratie exige de surmonter une politique de la crainte et de la suspicion, y compris parmi les femmes.
Aujourd’hui, les femmes sont partie prenante des forces de pluralisme ; leurs subjectivités et leurs capacités d’être actrices, comme séculières ou comme musulmanes, affectent les dynamiques politiques en Turquie. Ce que nous apprenons de la Turquie est que les tensions entre sécularisme et islam se dévoilent dans le cadre de la vie quotidienne et des politiques concernant les femmes.
Les thèmes de l’islam et du sécularisme ne sont pas seulement des thèmes de l’Etat et de la politique masculine, ils sont surtout en train de devenir une affaire de femmes. Nous pouvons espérer qu’assurer une présence publique des femmes et leur liberté dans ce jeu sera une garantie de pluralisme et de diversité.
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Bonjour à tous,
Je me permets d'intervenir pour souligner un point que personne ne semble avoir relevé. En tous les cas, je n'ai trouvé aucune trace de l'argument que je vais exposer.
Je suis pour l'interdiction de tous les signes religieux “ostentatoires” (j'insiste sur l'adjectif “ostentatoire”) dans les établissements publics, pour la raison suivante :
Pour être simple : De mon point de vue l'effet d'un signe “ostentatoire” peut être comparé à l'effet d'une publicité.
Pour aller plus profondément dans la réflexion (je conceptualise) : Je dirais que le caractère “ostentatoire” du signe (ex: le foulard) confère à l'idée (le “mème”) qu'il représente un caractère "viral". Je précise que le terme “viral” ne doit pas être pris dans son sens premier, lié à la biologie. J'utilise le terme “viral”, dans le sens que lui donne le “marketing viral” (CF définition à la fin). Le terme “mème” vous est sans doute inconnu. Ce terme est issu de la mémétique (CF définition à la fin).
J'ai conscience que tous les lecteurs ne s'intéressent pas au marketing viral et à la mémétique. Aussi, je vais abandonner ce terrain conceptuel, et utiliser un vocabulaire, et des concepts, plus communs :
De mon point de vue, un signe ostentatoire, affiché par des individus, transforme ces individus en vecteur de diffusion des valeurs représentées par ce signe.
Le sac plastique sur lequel il est marqué en gros le nom du magasin transforme l'individu qui porte le sac en un “panneau publicitaire ambulant”. L'individu participe ainsi à la diffusion de la marque.
Le TShirt sur lequel est écrit “NIKE” en gros, transforme la personne qui le porte en un “panneau publicitaire ambulant pour la marque de chaussure”.
Les chaussures NIKE, sur lesquelles est inscrit le nom de la marque en gros, transforment la personne qui les porte en un “panneau publicitaire ambulant pour la marque de chaussure”.
...
Et, plus subtil : Une personne qui utilise un téléphone portable, montre son téléphone portable (il le met à l'oreille) à chaque fois qu'elle l'utilise. En ce sens, le téléphone portable transforme son utilisateur en un “panneau publicitaire” qui fait de la publicité pour la téléphonie mobile.
Voyez-vous où je veux en venir?
La publicité pour des marques ne pose pas de problèmes... En tous les cas de mon point de vue. Mais la publicité pour une religion pose un sérieux problème, surtout dans un état laïque. C'est le signe ostentatoire pour une religion qui pose problème, dans un état laïque.
Note : Dans le texte qui suit, je parlerais du foulard islamique, car c'est le signe ostentatoire qui a généré le plus de bruit. Mais mon propos n'est pas de m'attaquer à la religion musulmane en particulier. Vous pouvez remplacer le mot “foulard” par les mots “croix” ou “kippa”... Peu importe.
Un état laïque ne peut pas tolérer que l'on fasse (consciemment ou non) de la publicité dans les lieux qui sont sensés représenter cet état. J'insiste sur le terme “consciemment” : Les femmes qui portent le foulard n'ont certainement pas conscience qu'elles font de la publicité pour leur religion. Toujours est-il qu'elles font de la publicité pour leur religion, et ça, ce n'est pas tolérable dans un état laïque comme le nôtre.
J'ai déjà entendu l'argument suivant : “Il n'y a pas de danger... Pourquoi interdire quelque chose, si cela n'est pas dangereux?”
À cela je réponds : Une interdiction n'est pas motivée uniquement par des critères de “dangereusité”. Si tel était le cas, alors on pourrait pisser sur les pots de fleurs de la voisine... Ce n'est pas dangereux de pisser sur des fleurs.
En ce qui concerne l'éducation nationale :
“Il n'y a pas de danger... Pourquoi interdire quelque chose, si cela n'est pas dangereux?”
Mais n'y a-t-il réellement aucun danger? Personnellement, je ne le pense pas. Une religion, en soi n'est pas dangereuse. Par contre, ce qui est dangereux, c'est l'instrumentalisation de la religion. Et, force est de constater, que les religions sont instrumentalisées. De tout temps, des personnes mal intentionnées ont utilisé (et utilisent encore) les croyances religieuses pour manipuler les individus non éduqués.
Le remède contre la “manipulation par les croyances religieuses”, c'est “l'instruction athée” : Les mathématiques, les sciences (physique, biologie), la grammaire, l'orthographe, l'histoire, la géographie... sont des disciplines “athées” dans le sens où il n'est pas nécessaire de faire intervenir Dieu dans ces disciplines :
2+2=4, que Dieu existe ou pas.
La loi de la gravité est vrai que Dieu existe ou pas.
La France est dans l'hémisphère nord, que Dieu existe ou pas.
...
En cela, le caractère athée de l'éducation nationale est particulièrement important. Il est absolument indispensable que l'école conserve son caractère laïque.
Cordialement,
Arnaud
Définitions et liens :
Marketing viral : Le marketing viral est une forme de publicité à la diffusion de laquelle le consommateur contribue (http://fr.wikipedia.org/wiki/Market...]).
Mème : Un mème (de l'anglais meme ainsi que du français même) est un élément culturel reconnaissable (par exemple : un concept, une habitude, une information, un phénomène, une attitude, etc.), répliqué et transmis par l'imitation du comportement d'un individu par d'autres individus. L'Oxford English Dictionary définit le mème comme « un élément d'une culture pouvant être considéré comme transmis par des moyens non génétiques, en particulier par l'imitation » (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A...]).