Et pour preuve, l’interception d’un navire allemand, le BBC China, en octobre 2003, débouchant sur la découverte de nombreux matériels nucléaires permettant de construire des centrifugeuses, destinées à enrichir de l’uranium, à destination de la Libye, avait alors permis de dévoiler l’existence, l’ampleur et la portée du plus grand réseau clandestin de prolifération nucléaire de l’histoire, mis en place le désormais célèbre scientifique pakistanais, Abdul Qaader Khan. Pour Washington, l’opération est à mettre au crédit de la Proliferation Security Initiative (PSI). Est-ce également le cas de l’affaire révélée par le quotidien londonien ? On ne le sait pas encore. Peut-être ne le saura t-on jamais ! Ce qui amène à se poser deux questions primordiales à son propos : quatre ans après son lancement, quel bilan dresser de l’initiative ? Quelles sont les perspectives envisageables pour les prochaines années ? Cet article tentera d’y apporter des éléments de réponses.