ACTU : Les peuples autochtones sont chez eux à l'ONU, déclare Ban Ki-moon
Par Multipol le vendredi 10 août 2007, 10:14 - Droits de l'Homme / Droit humanitaire - Lien permanent
Catherine MAIA
À l’occasion, le 9 août, de la Journée mondiale des peuples autochtones, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a déclaré que «les peuples autochtones sont chez eux à l'Organisation des Nations Unies» et appelé à leur participation «pleine et effective» au sein de la communauté internationale.
Dans un message publié hier au siège de l’ONU à New York, le Secrétaire général a rappelé la menace d’extinction pour les peuples autochtones que représentent la dépossession de leurs terres et de leurs moyens d’existence traditionnels, la destruction et disparition de leur culture, leurs croyances, leur mode de vie et même leurs langues.
Il a déclaré que depuis trois décennies, le partenariat de l'ONU avec les peuples autochtones a été particulièrement fructueux, avec la proclamation de deux décennies internationales des peuples autochtones, la désignation d'un Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'Homme et des libertés fondamentales des peuples indigènes et l'établissement de l'Instance permanente sur les questions autochtones.
Mais le Secrétaire général a aussi regretté que les peuples autochtones soient toujours victimes de la discrimination, de la marginalisation, de la misère et des conflits. La défense de leurs droits passe par l’adoption de normes internationales, a-t-il déclaré. Ban Ki-moon a enfin rappelé la nécessité d’inclure ces peuples dans les politiques de développement et a souligné l’intérêt, pour la communauté internationale, de faire appel à leur savoir et à écouter leur opinion en ce qui concerne l’environnement et les changements climatiques.
Dans son sixième rapport au Conseil des droits de l’Homme, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales des populations autochtones, le Mexicain Rodolfo Stavenhagen, a affirmé que des progrès ont été réalisés en termes d’adoption de normes reconnaissant les droits des peuples autochtones, mais que ces normes restent peu mises en application. Il a rappelé que les communautés et regroupements autochtones font souvent l’objet de violations des droits humains et a souligné que la tendance à la diminution des ressources se poursuit, provoquant une migration croissante de ces peuples. Rodolfo Stavenhagen a demandé qu’une attention particulière soit prêtée aux femmes et aux jeunes autochtones migrants, principales victimes de la violence et de l’exploitation sexuelle.
La Journée mondiale des peuples autochtones a aussi été l’occasion pour la Haut-Commissaire pour les droits de l'Homme Louise Arbour et le Rapporteur spécial Rodolfo Stavenhagen de rappeler, dans un message publié à Genève, l’engagement de l'Assemblée générale à adopter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones avant la fin de sa soixante et unième session. Le projet de déclaration, qui reconnaît le droit à l'autodétermination des autochtones, est en effet en discussion depuis de nombreuses années déjà dans le cadre d'une collaboration sans précédent entre les États et les peuples autochtones eux-mêmes.

Commentaires
A quand une déclaration qui, au delà de la reconnaissance de l'existence des peuples autochtones, garantirait les droits qui leurs sont applicables, et notamment le célèbre droit à l'autodétermination? combien de peuples devrons nous encore laisser disparaitre ou être vidé de leur substance, de leur identité propre pour réagir combien de personnes devrons encore souffrir de ne pouvoir être qui elles sont et vivent selon leur coutume et mode de vie?
je suis basque. nous ne sommes pas le peuple souffrant le plus, bénéficiant d'une situation économique n'ayant rien de comparable avec la majorité des peuples autochtones de par le monde/ néanmoins, mon peuple souffre, il souffre de ne pouvoir être libre, il souffre de ne pouvoir être autonome et décider du mode de vie et des règles sous l'égide desquelles il doit vivre, il souffre d'être divisé entre deux Etats qui nient et violent ses droits les plus élémentaires, notamment les droits de l'Homme, et la liberté d'expression.
il souffre de se voir condamné pour n'aspirer qu'à sa liberté, et qu'à participer à la société des nations en son nom propre.
S'il vous plait, ne tardez pas, la survie de nombreux peuples, la survie de la richesse de l 'Humanité est en jeu.
Nous comptons tous sur l'appui de la communauté internationale.