Ce rapport, qui est le quatrième consacré spécifiquement au développement des pays arabes depuis 2003, considère que « les femmes ne pourront pas acquérir leur autonomie dans la société arabe tant que cette dernière persistera à leur refuser l’opportunité de progresser, d’apprendre et de réaliser pleinement leur potentiel, ce qui entrave le développement humain de tous ».

Le rapport note certaines avancées. Il en va ainsi au niveau du travail, même si le taux d’activité des femmes arabes reste le plus faible du monde (33% contre une moyenne mondiale de 56%). Il en va également ainsi au niveau des études, les filles obtenant de meilleurs résultats que les garçons lorsqu’elles ont accès à l’école même si, là encore, leur taux de scolarisation dans le primaire (77%) et le secondaire (54%) demeure faible.

Le rapport dénonce par ailleurs les nombreuses discriminations dont sont victimes les femmes, notamment en ce qui concerne l’accès aux soins de santé, le droit de la famille ou la participation à la prise de décision politique. Dans tous ces domaines, la promotion des femmes reste entravée par « des régimes autocratiques qui manipulent les questions relatives aux femmes au grès de leurs intérêts politiques du moment » et par la montée en puissance de courants islamiques conservateurs.

Soulignant que la discrimination à l'égard des femmes est un frein majeur au développement économique et social du monde arabe, le rapport préconise de favoriser la participation des femmes arabes à toutes les sphères de l'activité humaine, y compris en ayant recours temporairement à la discrimination positive pour obtenir des changements significatifs.