Alors que 85% du territoire du Sud Liban serait touché par la dissémination d’obus et de bombes à dispersion lancés dans les tous derniers jours de la "guerre de juillet", au moment où l'armée israélienne ne parvenait plus à empêcher les tirs de roquettes sur son territoire, le rapport exhorte en particulier Israël à donner "tous les détails sur l'emploi qui a été fait d'engins à sous-munitions afin de faciliter la destruction des munitions non explosées et de réduire au minimum les pertes civiles". Bien qu’il ne s’agisse pas en tant que telles d'armes prohibées par les conventions humanitaires, ces bombes, qui ont la particularité de contenir plusieurs centaines de sous-munitions s’apparentant à des grenades qui s'éparpillent autour de l'objectif, sont classées dans la catégorie des armes qui frappent sans discrimination ("non discriminate weapons") qui ne doivent pas être utilisées dans des zones civiles en raison de leurs conséquences désastreuses.