Guy LABERTIT
Alors que l’élection présidentielle était programmée pour le mois de mars
2010, la liste électorale définitive devant être publiée en janvier, la Côte
d’Ivoire a connu une nouvelle et grave crise politique qu’elle est en passe de
surmonter. Cette crise est née de la mise à jour de manipulations frauduleuses
des listes électorales à l’initiative de Robert Mambé Beugré, président de la
Commission électorale indépendante (CEI) contrôlée en Côte d’Ivoire, par
l’opposition, en application des accords de Marcoussis et de Pretoria. A cet
égard, les fréquentes dérives des commissions électorales mettent en cause leur
crédibilité dans nombre de pays du continent africain.