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  <title>Réseau d'analyse et d'information sur l'actualité internationale - Politique étrangère / Interculturel  - Commentaires</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 20 Nov 2008 12:56:34 +0100</pubDate>
  <copyright>Droits de reproduction Multipol ©</copyright>
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    <item>
    <title>NOTE : Les Etats-Unis et Obama à l’avant-garde de l’Occident ? - lecok</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/11/06/NOTE-%3A-Les-Etats-Unis-et-Obama-a-lavant-garde-de-lOccident#c8352907</link>
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    <pubDate>Sat, 08 Nov 2008 18:12:05 +0100</pubDate>
    <dc:creator>lecok</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Un autre rêve est possible,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rêve global que ferait le monde entier !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’observation de la dernière élection présidentielle américaine a été pour
moi une révélation. Mon féminisme, c’est-à-dire ce désir de voir élu, un jour,
le plus grand nombre possible de Présidentes à travers le monde a été plus
intense que mon attachement au vote pour un membre quelconque d’une communauté
qui serait la mienne en raison de ma couleur de peau. Je confesse volontiers,
donc, avoir souhaité l’investiture de Hillary Clinton, tout le temps de la
Convention démocrate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n’en suis pas peu fier puisque Barack H. Obama a bien mené la campagne
d’un homme politique américain, candidat au suffrage de tous les Américains. Et
il a été élu par un pourcentage de ses concitoyens blancs, autrement plus
important que celui de tous les électeurs noirs réunis qui, de toute façon,
n’ont pas, à 100%, voté Démocrate. President of The United States of America,
il l’est bel et bien devenu grâce à sa personnalité et à ses compétences
supposées d’homme d’État et non pour sa couleur qui n’est pas plus ni moins
vertueuse que la blanche ou la jaune.&lt;br /&gt;
Et c’est bien pour cela qu’il n’est pas inutile de rappeler le rêve du pasteur
Martin Luther King sans le galvauder pour autant comme on est si prompt à le
faire en ce moment dans tous les milieux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« … Je fais le rêve que mes quatre enfants vivront un jour dans une nation
où ils ne seront pas jugés pour la couleur de leur peau mais pour leur
personnalité !… Je fais un rêve… »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c’est bien pour cela aussi que pendant, au moins, quatre ans – s’il est
bien protégé et il n’y a pas de raison de douter qu’il le sera –, Barack H.
Obama présidera aux destinées de l’Amérique et, dans une certaine mesure, au
sort du reste du monde avec toutes les qualités et les « quelques » défauts de
ses prédécesseurs. Il faudrait juste lui souhaiter qu’ils soient à peu près les
mêmes que chez les plus illustres d’entre eux. Tant l’hypothèse qu’il puisse
faire pire que le dernier en date paraît hors d’atteinte du plus commun des
présidentiables américains!&lt;br /&gt;
Bien sûr, certains ont déjà trouvé à redire au rouge et noir des habits de
Michelle Obama et de ses filles, le jour on ne peut plus solennel de l’élection
de leur époux et père. D’autres ne tarderont pas à faire remarquer, même à
tort, dans les moindres décisions du nouveau président, des soi-disant
atavismes de ses origines à moitié noires. Les mêmes qui – à juste raison, du
reste – n’ont jamais taxé de blanche ni de texane la gestion catastrophique des
affaires américaines et mondiales de George W. Bush durant ses huit trop
longues années passées à occuper le Bureau Ovale.&lt;br /&gt;
Le rêve célèbre ayant donc connu un début de réalité en ce mémorable 5 novembre
2008 avec l’entrée programmée le 20 janvier 2009 à la Maison Blanche de Barack
Obama, citoyen et sénateur noir – métis, pour être exact –, je ne résiste pas
un seul instant à l’envie d’inviter le monde entier à entamer sans plus
attendre un autre rêve. Un nouveau rêve, bien « éveillé » lui aussi, un rêve à
ce point total, mondial, global même, comme on dit de nos jours, qu’il se
démultiplierait en divers autres pouvant paraître aussi utopiques que les vœux
pas du tout pieux, en définitive, du pasteur noir américain, d’il y a
quarante-cinq ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons le rêve que Lansana Conté en Guinée-Conakry, Omar Bongo au Gabon,
Paul Biya au Cameroun, Robert Mugabe au Zimbabwe, Abdelaziz Bouteflika en
Algérie, pour ne citer que les dinosaures les plus emblématiques des chefs
d’État africains entonnent d’ici à Noël 2008 et au Nouvel An 2009 ce credo : «
To change their leaders, all our countries need ! And Yes, all together, we can
do it right now ! Traduction: De changer leurs chefs, tous nos pays ont besoin
! Et oui, tous ensemble, nous pouvons le faire immédiatement ! »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons le rêve qu’en République démocratique du Congo et dans tous les
territoires des Grands Lacs, aux alentours, les colonnes humaines en
déshérence, sacrifiées qu’elles sont aux ambitions tragiques des Kagamé, Kunda
et autres Kabila regagnent leurs foyers et qu’ils n’aient plus jamais à les
quitter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons le rêve d’une fraternité et d’une envie de vivre ensemble retrouvées
au Darfour et au Soudan, inspirées par le « Africa must unite » du chantre du
panafricanisme Kwame NKrumah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons le rêve qu’en ces temps de libéralisme triomphant redeviennent
camarades, comme du temps de l’Internationale socialiste révolutionnaire,
Européens de l’Est, Africains et Américains du Sud et que des manifestations ne
soient plus organisées voire des crimes racistes perpétrés à l’encontre des
Noirs étudiant ou résidant à Moscou, à Pékin, à Berlin, à Prague ou à
Budapest...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons le rêve que l’île de Haïti ne soit plus abandonnée aux cyclones, aux
divers tremblements et autres effondrements après l’avoir longtemps été entre
les mains sanguinaires de Papa Doc et du Bébé du même nom et sous les matraques
de leurs tontons macoutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons le rêve que des visages émaciés d’enfants d’Afrique, d’Asie,
d’Europe de l’Est et de partout ailleurs dans le monde ne soient guère dévorés
par les mouches de la saleté, de la faim, de la malnutrition, de la misère et
de la maladie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons le rêve que s’éteignent enfin tous les brasiers du Proche, du Moyen
et de l’Extrême Orient et que ne s’en allument plus jamais d’autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons, enfin, le rêve que « l’investissement » dans l’humain soit à
l’avenir plus important que celui dans la spéculation financière. Et que, d’un
côté du monde, ne continuent pas de s’édifier des murs, alors que de l’autre
côté, des nécessiteux ne songent qu’à les escalader au péril de leur vie – au
pire –, au risque de se voir au – mieux – tôt ou tard renvoyé, menotté, dans
leur misère d’origine et leurs enfants exfiltrés sans ménagements des écoles «
indûment fréquentées »…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour en revenir à l’élection de Barack H. Obama, il restera à rêver&lt;br /&gt;
Qu’au nom d’un certain droit d’aînesse, sensible déjà chez quelques chefs
d’État&lt;br /&gt;
Ou à cause d’injonctions à faire comme-ci ou à ne pas faire comme-ça de
quelques autres, gesticulant, récriminant à propos de tout et tirant plus vite
que leur ombre&lt;br /&gt;
Et dont on peut se demander, parfois, s’ils ne sont pas nostalgiques, pour
certains d’entre eux, des idéologies sombres de l’histoire,&lt;br /&gt;
On ne braque pas très vite le nouveau Président américain, a priori le plus
ouvert à la multipolarité du monde.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>OUVRAGE : &quot;Petit précis de remise à niveau sur l'histoire africaine à l’usage du président Sarkozy&quot; - ehui</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/10/21/OUVRAGE-%3A-Petit-precis-de-remise-a-niveau-sur-l-histoire-africaine-a-lusage-du-president-Sarkozy#c8352138</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Nov 2008 14:36:04 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ehui</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;l'africain d'aujourd'hui reste toujours fier de ces genres de reaction,
faites en sorte que tous les africains où qu'il soit puisse disposer de ce
bouquin&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>ANALYSE : Côte d'Ivoire : l'épreuve financière avant les élections - Privat MEL</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/09/27/ANALYSE-%3A-Cote-d-Ivoire-%3A-l-epreuve-financiere-avant-les-elections#c8330530</link>
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    <pubDate>Thu, 02 Oct 2008 11:58:15 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Privat MEL</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;A lire ! avec une connaissance aussi pertinente du contexte ivoirien, Guy
Labertit offre encore une fois une analyse sans complaisance!&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>REVUE : &quot;L’Iran, une puissance virtuelle ?&quot;, Confluences Méditerranée (n°65, printemps 2008) - Ahmed Saoui</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/04/14/REVUE-%3A-LIran-une-puissance-virtuelle-Confluences-Mediterranee-n65-printemps-2008#c8327733</link>
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    <pubDate>Thu, 25 Sep 2008 23:42:03 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Ahmed Saoui</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;j'avais l'enorme plaisir d'assister à vos conférences à la faculté des
lettres d'Agadir et à la chambre de commerce.je suis largement interessé par
votre thématique chinoise et j'aime bien fonder mon projet de fin d'etudes au
sein du master communication et tourisme sur la clientèle chinoise en matière
de tourisme.j'aurai l'honneur de vous mentionner comme unique référence si vous
acceptiez de me fournir les informations necessaires.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>ANALYSE : Et si la Mauritanie refusait la démocratie ! - Brian MENELET</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/09/17/ANALYSE-%3A-Et-si-la-Mauritanie-refusait-la-democratie#c8324803</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b7db071603dcd41b754d04d94f0d631d</guid>
    <pubDate>Sat, 20 Sep 2008 00:06:48 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Brian MENELET</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Le coup d'Etat et son caractère antidémocratique est toujours une question
de point de vue. Pardon à tous d'être à ce point objectif, quite à paraître
cynique, mais du point de vue des poutchistes, ce n'est jamais qu'un
redressement par rapport à la situation antérieure jugée inadaptée. Par
exemple, lorsque l'Armée turque capture le pouvoir politique en 1982 , elle
prétend (et peut-être à juste titre) vouloir préserver la démocratie des
islamistes... Le fait que la même armée turque ne l'ait pas conservé trop
longtemps et l'ait rendu aux autorités civiles semble confirmer sont argument,
mais la démocratie comporte en elle-même un risque: celui que le peuple ou ses
représentants fassent de mauvais choix. Ainsi, le coup d'Etat turque de 1982 ne
saurait, à tout le moins, être qualifié de protecteur de la démocratie,
quelques soient les motifs qui ont poussé les instances militaires à
intervenir.&lt;br /&gt;
C'est pour cela que la fin de votre article est particulièrement intéressante:
vous montrez comment les actuels auteurs du coup d'Etat maquillent leur
intervention en coup d'éclat héroïque, quite à mettre en scène un pseudo
soutien populaire afin de le faire concorder avec l'idée d'une libération du
peuple du joug de l'ancien système.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>ACTU : Tollé après les propos de Nicolas Sarkozy sur les libertés en Tunisie - Pascal Jourdan</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/04/30/ACTU-%3A-Tolle-apres-les-propos-de-Nicolas-Sarkozy-sur-les-libertes-en-Tunisie#c8306546</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9ff9d4be0e0322bf81a93f444b4d957c</guid>
    <pubDate>Mon, 25 Aug 2008 21:57:53 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Pascal Jourdan</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://tunisie-harakati.mylivepage.com&quot; title=&quot;http://tunisie-harakati.mylivepage.com&quot;&gt;http://tunisie-harakati.mylivepage....&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Tunisie est au pied du mur, elle va être dans l'obligation de faire des
efforts pour améliorer les droits de l'homme et des libertés. Les discours de
monsieur Sarkozy Nicolas ont déçus mais ils ont aussi allumés les projecteurs
sur cette réalité de la Tunisie.&lt;br /&gt;
J'espère que des cas comme l'affaire de madame Sameh Harakati ne seront plus
que dans le passé. La Tunisie aura intérêt à améliorer son image pour
multiplier son tourisme. Pour cela elle a l'unique choix de faire des gestes
forts en direction de la liberté et du respect des conditions humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://tunisie-harakati.mylivepage.com&quot; title=&quot;http://tunisie-harakati.mylivepage.com&quot;&gt;http://tunisie-harakati.mylivepage....&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>POINT DE VUE : Levée du voile sur le foulard islamique dans les universités en Turquie - Arnaud</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/02/11/POINT-DE-VUE-%3A-Levee-du-voile-sur-le-foulard-islamique-dans-les-universites-en-Turquie#c8275814</link>
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    <pubDate>Sat, 09 Aug 2008 21:56:54 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Arnaud</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me permets d'intervenir pour souligner un point que personne ne semble
avoir relevé. En tous les cas, je n'ai trouvé aucune trace de l'argument que je
vais exposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis pour l'interdiction de tous les signes religieux “ostentatoires”
(j'insiste sur l'adjectif “ostentatoire”) dans les établissements publics, pour
la raison suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour être simple : De mon point de vue l'effet d'un signe “ostentatoire”
peut être comparé à l'effet d'une publicité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aller plus profondément dans la réflexion (je conceptualise) : Je
dirais que le caractère “ostentatoire” du signe (ex: le foulard) confère à
l'idée (le “mème”) qu'il représente un caractère &amp;quot;viral&amp;quot;. Je précise que le
terme “viral” ne doit pas être pris dans son sens premier, lié à la biologie.
J'utilise le terme “viral”, dans le sens que lui donne le “marketing viral” (CF
définition à la fin). Le terme “mème” vous est sans doute inconnu. Ce terme est
issu de la mémétique (CF définition à la fin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai conscience que tous les lecteurs ne s'intéressent pas au marketing
viral et à la mémétique. Aussi, je vais abandonner ce terrain conceptuel, et
utiliser un vocabulaire, et des concepts, plus communs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mon point de vue, un signe ostentatoire, affiché par des individus,
transforme ces individus en vecteur de diffusion des valeurs représentées par
ce signe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sac plastique sur lequel il est marqué en gros le nom du magasin
transforme l'individu qui porte le sac en un “panneau publicitaire ambulant”.
L'individu participe ainsi à la diffusion de la marque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le TShirt sur lequel est écrit “NIKE” en gros, transforme la personne qui le
porte en un “panneau publicitaire ambulant pour la marque de chaussure”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chaussures NIKE, sur lesquelles est inscrit le nom de la marque en gros,
transforment la personne qui les porte en un “panneau publicitaire ambulant
pour la marque de chaussure”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, plus subtil : Une personne qui utilise un téléphone portable, montre son
téléphone portable (il le met à l'oreille) à chaque fois qu'elle l'utilise. En
ce sens, le téléphone portable transforme son utilisateur en un “panneau
publicitaire” qui fait de la publicité pour la téléphonie mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyez-vous où je veux en venir?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La publicité pour des marques ne pose pas de problèmes... En tous les cas de
mon point de vue. Mais la publicité pour une religion pose un sérieux problème,
surtout dans un état laïque. C'est le signe ostentatoire pour une religion qui
pose problème, dans un état laïque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note : Dans le texte qui suit, je parlerais du foulard islamique, car c'est
le signe ostentatoire qui a généré le plus de bruit. Mais mon propos n'est pas
de m'attaquer à la religion musulmane en particulier. Vous pouvez remplacer le
mot “foulard” par les mots “croix” ou “kippa”... Peu importe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un état laïque ne peut pas tolérer que l'on fasse (consciemment ou non) de
la publicité dans les lieux qui sont sensés représenter cet état. J'insiste sur
le terme “consciemment” : Les femmes qui portent le foulard n'ont certainement
pas conscience qu'elles font de la publicité pour leur religion. Toujours
est-il qu'elles font de la publicité pour leur religion, et ça, ce n'est pas
tolérable dans un état laïque comme le nôtre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai déjà entendu l'argument suivant : “Il n'y a pas de danger... Pourquoi
interdire quelque chose, si cela n'est pas dangereux?”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À cela je réponds : Une interdiction n'est pas motivée uniquement par des
critères de “dangereusité”. Si tel était le cas, alors on pourrait pisser sur
les pots de fleurs de la voisine... Ce n'est pas dangereux de pisser sur des
fleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne l'éducation nationale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Il n'y a pas de danger... Pourquoi interdire quelque chose, si cela n'est
pas dangereux?”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais n'y a-t-il réellement aucun danger? Personnellement, je ne le pense
pas. Une religion, en soi n'est pas dangereuse. Par contre, ce qui est
dangereux, c'est l'instrumentalisation de la religion. Et, force est de
constater, que les religions sont &lt;q&gt;TOUJOURS&lt;/q&gt; instrumentalisées. De tout
temps, des personnes mal intentionnées ont utilisé (et utilisent encore) les
croyances religieuses pour manipuler les individus non éduqués.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le remède contre la “manipulation par les croyances religieuses”, c'est
“l'instruction athée” : Les mathématiques, les sciences (physique, biologie),
la grammaire, l'orthographe, l'histoire, la géographie... sont des disciplines
“athées” dans le sens où il n'est pas nécessaire de faire intervenir Dieu dans
ces disciplines :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2+2=4, que Dieu existe ou pas.&lt;br /&gt;
La loi de la gravité est vrai que Dieu existe ou pas.&lt;br /&gt;
La France est dans l'hémisphère nord, que Dieu existe ou pas.&lt;br /&gt;
...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cela, le caractère athée de l'éducation nationale est particulièrement
important. Il est absolument indispensable que l'école conserve son caractère
laïque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cordialement,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arnaud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Définitions et liens :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marketing viral : Le marketing viral est une forme de publicité à la
diffusion de laquelle le consommateur contribue (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Marketing_viral-%3E[http://fr.wikipedia.org/wiki/Marketing_viral&quot; title=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Marketing_viral-&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Marketing_viral&quot;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Market...&lt;/a&gt;]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mème : Un mème (de l'anglais meme ainsi que du français même) est un élément
culturel reconnaissable (par exemple : un concept, une habitude, une
information, un phénomène, une attitude, etc.), répliqué et transmis par
l'imitation du comportement d'un individu par d'autres individus. L'Oxford
English Dictionary définit le mème comme « un élément d'une culture pouvant
être considéré comme transmis par des moyens non génétiques, en particulier par
l'imitation » (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8me-%3E[http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8me&quot; title=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8me-&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8me&quot;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A...&lt;/a&gt;]).&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>ACTU : Un Zimbabwe en ruine vote pour ou contre Mugabe - Carine</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/03/29/ACTU-%3A-Un-Zimbabwe-en-ruine-vote-pour-ou-contre-Mugabe#c8204464</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Jun 2008 09:28:24 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Carine</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Le 23 juin, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a demandé aux autorités du
Zimbabwe de ne pas procéder au deuxième tour des élections présidentielles qui
doit normalement avoir lieu vendredi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il y a eu trop de violence et trop d'intimidation. Effectuée dans de
telles conditions, l'élection manquerait de légitimité », a estimé Ban Ki-moon
qui s'adressait à la presse à l'issue de son déjeuner mensuel avec les membres
du Conseil de sécurité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Secrétaire général a réaffirmé son appui à la position de la Communauté
de développement de l'Afrique australe (SADC) qui estime que les conditions
permettant la tenue d'une élection démocratique ne sont pas réunies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Cette campagne faite de menaces et d'intimidations va à l'encontre de
l'esprit démocratique. L'élection doit être reportée jusqu'à ce que des
conditions adéquates soient en place », a affirmé Ban Ki-moon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Secrétaire général a également fait part de son trouble au sujet de la
série d'évènements qui ont conduit Morgan Tsvangirai, le dirigeant de
l'opposition, à prendre la décision « compréhensible » de retirer sa
candidature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un message transmis hier par sa porte parole, le Secrétaire général
avait estimé que le retrait de ce dernier représente « un développement
profondément troublant qui n'est pas de bon augure pour l'avenir de la
démocratie au Zimbabwe ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Ban Ki-moon, « ce qui se passe actuellement au Zimbabwe représente le
plus important défi à la stabilité de la région et de l'Afrique ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son message, le Secrétaire général avait également indiqué que son
Envoyé politique, le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, Haïlé
Menkerios, restera dans la région pour maintenir l'appui des Nations Unies.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>POINT DE VUE : Guinée :  une histoire de rendez-vous manqués avec l'Histoire - lecok</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/03/27/POINT-DE-VUE-%3A-Guinee-%3A-une-histoire-de-rendez-vous-manques-avec-lHistoire#c8193557</link>
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    <pubDate>Wed, 18 Jun 2008 19:03:41 +0200</pubDate>
    <dc:creator>lecok</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Guinée : À cauchemar, cauchemar et demi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot; C’est par des milliers de souterrains différents qu’arrivent des dizaines
de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants. Tous de blanc vêtus, ils donnent
l'impression de rallier un lieu de pèlerinage.&lt;br /&gt;
Aussitôt que tous se sont retrouvés dans l'enceinte du plateau de confluence et
que d'énormes pilons métalliques ont démoli les issues souterraines, un
mugissement échappé du ciel ou de la terre – sans doute des deux en même temps
– annonce l'heure des comptes.&lt;br /&gt;
Des jeunes soldats, adossés contre les murailles d'acier, exécutent d’instinct
le seul ordre qu’ils attendaient, le doigt sur la détente. Les salves partent
et fauchent tout autour les têtes des «pèlerins» debout aux premiers
rangs.&lt;br /&gt;
- Pè ... è ... è ... re! hésite quelqu'un entre deux rafales.&lt;br /&gt;
- Mère! crie un autre.&lt;br /&gt;
- Oncle! hurle un troisième.&lt;br /&gt;
Les a-t-on entendus? En tout cas, seuls semblent se répondre les échos
discordants des plaintes et des salves dans un dialogue de sourds percutant. Et
à mesure que les silhouettes s’effondrent, cibles trop faciles face aux tireurs
d’élite, les rangs fondent de leur côté comme beurre de karité au soleil
(...)&lt;br /&gt;
Les bourreaux n'en continuent pas moins de tirer, plus atteints dans leur
amour-propre par les rares impacts brillants des balles ayant fait mouche sur
les barrières alentour que par les torrents d'hémoglobine s'écoulant des
nombreuses poitrines défoncées.&lt;br /&gt;
Les « condamnés à mort », eux non plus, ne cessent pas de tomber dans un
désordre bruyant de grappes de mangues mûres secouées par le vent. De toute
façon, les ordres ont été formels.&lt;br /&gt;
- À l'audition du tocsin, vous n'aurez qu'à fusiller! Vous n'arrêterez qu'au
début des premières mesures de la marche funèbre! ...&lt;br /&gt;
Mais voilà que l'hymne mortuaire tarde à se faire entendre malgré la rapide
exécution de tous « les prisonniers »...&lt;br /&gt;
Alors, les canons des fusils font face à ceux des pistolets mitrailleurs. Les
uns dans la direction des autres, les tireurs visent. Inutile de dire qu'à
chaque rafale, plusieurs d'entre eux sont liquidés des deux côtés. De cent
qu'ils étaient dans chaque camp, ils décroissent vite à quarante dans une
parité parfaite. Ici et là, soixante soldats baignent dans une mer de sang,
abattus par ceux qui, il y a juste quelques instants, étaient encore leurs
frères d'armes. Ce sont bientôt soixante-dix puis quatre-vingt-dix-neuf.
Debout, il n'en reste plus qu'un seul! Et, pourtant, le signal commandant la
fin de l'exécution de la volonté mystérieuse se fait toujours attendre,
longtemps, au grand effroi du dernier des bourreaux (...)&lt;br /&gt;
Une trappe s'ouvre. Le bourreau se retrouve sans savoir comment au fond d'une
des cellules d'où il vient de convoyer une partie des «pèlerins» suppliciés. Au
plafond s'allume un clignotant. La Voix, plus injonctive que jamais, suggère à
l'homme lige de suivre le couloir le plus à droite. Il s'exécute sur-le-champ
et, c’est une longue déflagration qui récompense ses nombreux et loyaux
services (...) &amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui précède est un cauchemar ! Il a été extrait de « Orphelins de la
Révolution » - Menaibuc – Paris, 2004 (pages 12 à 15).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l’actualité guinéenne est la suivante :&lt;br /&gt;
Encore des mutineries de soldats en cette fin du mois de mai 2008. Précédentes
insurrections pour réclamations d’arriérés de soldes: les 2 et 3 février 1996
et le 2 mai 2007. Avec leurs exactions coutumières, innommables, contre les
civils accablés par les machinations des politicards et exténués par les
pénuries de toutes sortes !&lt;br /&gt;
Depuis la fin de la semaine dernière (14 et 15 juin 2008), des militaires et
des paramilitaires, parmi ceux qui ont obtenu des promesses de paiement des
sommes qui leur sont dues, retourneraient leurs armes contre les policiers, les
gendarmes et les douaniers, mutinés à leur tour pour réclamer leurs… salaires
!&lt;br /&gt;
Y aurait-il en Guinée un seul Général, un seul Colonel, un seul Capitaine, un
seul Lieutenant, un seul Soldat, non pas pour prendre le pouvoir (ils l’ont
depuis le 3 avril 1984) mais pour empêcher que le cauchemar ci-dessus raconté
ne devienne la réalité ?&lt;br /&gt;
Sages africains, Institutions panafricaines et internationales : Union
Africaine, Union Européenne, Nations Unies, n’attendez plus pour venir en aide
à ce peuple – pacifique – en danger depuis trop longtemps et, à la longue, si
proche du… chaos !&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>OUVRAGE : &quot;Crime ou castigo ? Da perseguição contra as mulheres até à despenalização do aborto&quot; - Maher Abdmouleh</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2007/02/01/OUVRAGE-%3A-Crime-ou-castigo-Da-perseguicao-contra-as-mulheres-ate-a-despenalizacao-do-aborto#c8186181</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7a49089ca3508b536ac1aef9efb9ebd9</guid>
    <pubDate>Sun, 15 Jun 2008 00:15:45 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Maher Abdmouleh</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;L'interruption volontaire de la grossesse (avortement)est déjà prévue.
Pourquoi voulez-vous que les portugais s'alignent sur quelques pays européens ?
si c'est pour donner à la femme plus de liberté, ce n'est pas en tuant son
bébé. La liberté ne doit pas nuire à une vie humaine, car dans ce cas, il
s'agit d'une crime. Mais, si la femme ne veut pas avoir un enfant, elle n'a
que...&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>OUVRAGE : &quot;L'Afrique subsaharienne et la mondialisation&quot; - Hervé Deguine</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/03/10/OUVRAGE-%3A-LAfrique-subsaharienne-et-la-mondialisation#c8179150</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:81f454c61a28db5c77aa62622aca8955</guid>
    <pubDate>Mon, 09 Jun 2008 17:07:46 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Hervé Deguine</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Bonjour, Je cherche à entrer en relation avec M. Jean-Christophe Belliard
dans le cadre d'un livre se rapportant à l'Afrique centrale. Pouvez-vous lui
faire suivre ce mail ?&lt;br /&gt;
Cordialement,&lt;br /&gt;
H. Deguine&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>POINT DE VUE : Guinée :  une histoire de rendez-vous manqués avec l'Histoire - lecok</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/03/27/POINT-DE-VUE-%3A-Guinee-%3A-une-histoire-de-rendez-vous-manques-avec-lHistoire#c8171936</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4d28e00f34155820a7dad07535ba20ca</guid>
    <pubDate>Wed, 04 Jun 2008 16:26:21 +0200</pubDate>
    <dc:creator>lecok</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;La tragédie de la Guinée perdure. Encore des mutineries de soldats en cette
fin du mois de mai 2008. Avec leurs exactions coutumières, innommables, contre
les civils accablés, on ne peut plus, par les machinations des politicards ! La
spirale infernale atteindra-t-elle enfin son point de rupture alors que se
profile le cinquantième anniversaire de son indépendance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Préoccupant que le sort de ce beau pays ! …&lt;br /&gt;
De son indépendance avant tous les autres dans sa zone, elle n’a su tirer le
moindre profit parce que, pendant plus d’un quart de siècle, elle s’est assise
sur ses richesses pour décimer ses élites quand celles-ci n’ont pas voulu
s’exiler.&lt;br /&gt;
À la mort de son dictateur, elle n’a même pas osé tourner la page par peur
d’avoir à juger les responsables de sa gestion criminelle au propre et au
figuré. Elle n’a pas eu davantage le courage de déclencher une conférence
nationale pour « évacuer », comme on a dit dans un pays à ses frontières, «
toutes les questions du passé : les morts, la gabegie, la situation chaotique
du présent en vue de mieux préparer l’avenir. »&lt;br /&gt;
Sur le plan international, non plus, rien n’a jamais été bénéfique pour la
Guinée : pas plus le double septennat au pouvoir des socialistes en France que
la perestroïka en Russie ou le « socialisme de marché » en Chine, ni la chute
du mur de Berlin en Allemagne, ni la disparition d’Houphouët en Côte d’Ivoire
dont la politique lui a longtemps « fait de l’ombre ». Réalisera-t-elle un jour
que tant que les choses resteront en l’état, chez elle, rien ne lui rapportera
jamais : pas plus la mondialisation des relations que la globalisation des
échanges ?&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait à méditer de « Pourquoi, diable, n’ai-je pas été un griot ? » Un «
fascicule de mobilisation » autour de quelques sujets, grands et petits, sans
autre carcan que celui de l’ordre alphabétique. (Page 47) Éditions
Ganndal-Conakry, 2006.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>OUVRAGE : &quot;L'Afrique subsaharienne et la mondialisation&quot; - lecok</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/03/10/OUVRAGE-%3A-LAfrique-subsaharienne-et-la-mondialisation#c8150018</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f75d05f91ca9d43cc49e857dd2be4593</guid>
    <pubDate>Fri, 23 May 2008 23:26:20 +0200</pubDate>
    <dc:creator>lecok</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Où en est le cinéma africain? (suite et fin)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I - LA PROJECTION (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;II - LES 5 DÉCENNIES DU CINÉMA AFRICAIN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pourrais lancer immédiatement les débats, tant la problématique entière
du cinéma africain est évoquée dans ce petit DVD, réalisé sans table de montage
à partir de 3 cassettes vidéo retrouvées dans mes archives personnelles avec la
complicité d’un ami de Juliénas, Jean-Yves Defay, que je tiens à nommer ici
pour le remercier. Depuis peu à la retraite, il a longtemps tenu à Thoissey un
magasin de vente d’appareils électroménagers, de matériels audiovisuels et un
atelier de réparation.&lt;br /&gt;
Le chemin du cinéma africain a été long, comme viennent, donc, de nous le
rappeler les images. Et les progrès accomplis sont énormes. Et si, par
commodité, il est courant de faire remonter ses débuts aux films produits par
des Africains au moment des indépendances, c’est-à-dire à la période des années
60, il n’est pas inutile de rappeler le choc originel constitué par le Grand
Écran et que traduit une anecdote relatée par Amadou Hampaté Ba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’anecdote, disais-je, celle racontée par Amadou Hampaté Ba avant la
première projection d’un film en 1908 à Bandiagara au Mali, est la suivante
:&lt;br /&gt;
« L’attraction qu’on nous propose ne peut être qu’une séduction satanique, si
elle n’en était pas une, on n’aurait pas choisi la nuit noire pour nous la
présenter. »&lt;br /&gt;
Les propos auraient été ceux de marabouts non seulement incrédules mais
hostiles. Jusqu’à des dates récentes, c’est vrai, les salles de cinéma ont été
bel et bien considérées comme des lieux de perdition. Du reste, il n’est pas
sûr qu’elles ne soient plus perçues comme tels partout en Afrique aussi bien au
sud du Sahara qu’au nord.&lt;br /&gt;
Il est aussi utile de se rappeler le décret pris par Pierre Laval en 1934 qui
imposait une autorisation administrative pour tourner des images. Afrique sur
Seine en 1955, décrit dans le montage comme le premier film réalisé par des
Noirs Africains a été tourné à Paris faute d’avoir obtenu l’autorisation de
tournage en Afrique par le Sénégalais Paulin Soumanou Vieyra. L’Afrique la plus
souvent filmée, à l’époque, était celle du splendide décor paysager et
animalier digne d’un certain Eden dans lequel les Africains, des sauvages qu’il
faudrait se hâter lentement de civiliser, jouaient des rôles de
figurants.&lt;br /&gt;
Mais venons-en donc aux cinq décennies synthétisant la filmographie africaine
comme nous le suggère AFRICAMANIA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Années 60.&lt;br /&gt;
Le Cinéma au lendemain des indépendances a été militant. Sans moyens, les
cinéastes de la première génération, Ovnis Parfaitement Identifiés, comme aime
à les désigner Olivier Barlet de la revue Africultures et du site Internet du
même nom, se sont donné pour missions de remplacer le projet colonial de
civilisation des populations par celui de leur progrès. Ils ont entrepris, en
somme, de lutter contre la négation de soi colportée par les images
coloniales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et vous n’aurez pas manqué de faire ce rapprochement intéressant avec la
leçon de sagesse distillée par le vieux griot au jeune Mabo dans le dernier
dialogue de notre montage DVD. « Le jour où le lion racontera l’histoire de ses
rapports avec le chasseur, les péripéties et la fin en seront différentes.
»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ousmane Sembène ne pense pas différemment quand il dit : « Ce que je n’aime
pas dans les films de mon ami Jean Rouch, c’est qu’il nous regarde comme des
insectes. » Sur l’Afrique, il y a eu pire, je veux dire plus exactement qu’il
n’est pas le pire – il est même souvent bon –, le cinéma de Jean Rouch, ami des
Dogons, qui le lui rendent bien, au point de l’avoir enterré symboliquement
parmi leurs défunts. Mais avec le jugement de Sembène, on comprend mieux dans
quel sillage le cinéma africain s’est tout de suite engouffré, celui de la
Négritude et donc de la littérature inspirée par cette dernière.&lt;br /&gt;
Voilà bien une autre occasion pour faire un raccord avec le thème du 7ème Salon
de La Vague puisque le cinéma africain est de ceux qui doivent le plus à la
littérature. Une jonction littérature-cinéma caractéristique dont Sembène
Ousmane, le Sénégalais, est la figure de proue. La presque totalité de sa
filmographie est constituée d’adaptations de ses œuvres littéraires. Afin de
rendre ces dernières accessibles en langues africaines aux communautés locales.
Façon de soigner aussi la douleur, selon lui, de la claustration dans la langue
coloniale. Politique, polémique et populaire, a-t-il donc toujours voulu que
son cinéma soit ou que son cinéma fût (pour la concordance des temps et plus si
sensibilité… théologique). Une dizaine de longs métrages : La Noire de…, Le
Mandat, Emitaï, Ceddo*, Mooladé* ce dernier est une attaque vigoureuse et
efficace contre les mutilations génitales féminines… Mais, Sembène Ousmane est
mort, hélas en 2007 ! Encore un incendie dans la culture africaine !…&lt;br /&gt;
Deux dates plus heureuses sont à retenir dans les années 60. 1966 : Création
des Rencontres cinématographiques de Carthage. 1969 : 1ère semaine du Cinéma
africain à Ouagadougou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Années 70&lt;br /&gt;
Les cinéastes se regroupent dans une fédération, la FEPACI (Fédération
panafricaine des cinéastes qui, à partir de 1972, fixe à Ouagadougou le FESPACO
(Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou). La FEPACI réunie en 1975 à
Alger refuse toute forme de cinéma commercial. Le cinéma, estiment ses membres,
doit continuer d’être un outil de libération des pays colonisés et un pas vers
l’unité complète de l’Afrique après avoir aidé les Africains à se retrouver
eux-mêmes.&lt;br /&gt;
Ce sont alors les beaux panoramiques de Safi Faye, la Sénégalaise, dans Lettre
paysanne en 1975. Mais aussi la dénonciation de la collusion entre l’économique
et le politique dans Baara de Souleymane Cissé. Mais encore le manifeste
surréaliste et prophétique dans Touki Bouki en 1973 de Djibril Diop Mambety
dans sa quête d’un imaginaire et qui estime que pour penser son origine, il
faut être non-conformiste et fait le constat, en même temps, de la déchirure
d’une société dont la plupart des membres sont écartelés entre le pays et
l’ailleurs. L’Afrique n’est plus seulement un décor mais un lieu d’activité
humaine et le théâtre de luttes diverses contre toutes sortes d’asservissements
endogènes et exogènes…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Années 80&lt;br /&gt;
C’est l’entrée en activité d’un certain CIDC, premier Consortium Interafricain
de Distribution Cinématographique, après rachat des circuits de distribution
d’une filiale de l’UGC française qui avait le monopole du secteur. En 1982, à
Niamey au Niger, les cinéastes rédigent un Manifeste appelant davantage à la
construction d’une industrie cinématographique qu’à la lutte contre
l’Impérialisme. Franc succès pour Djeli en 1981 de l’Ivoirien Fadika
Kramo-Lanciné et surtout de Finyé, Le Vent en 1982 du Malien Souleymane Cissé.
Fin de l’expérience du CIDC en 1984, tué par la bureaucratie et le contrôle
étatique au moment du plus rude désenchantement après le rêve des
indépendances, les « pères de la Nation » s’étant érigés en dictateurs. Les
cinéastes choisissent le romanesque ancré dans le mythe pour se faire le miroir
de la réalité. Yam Daabo, Le Choix en 1986 du Burkinabé Idrissa Ouédraogo.
C’est aussitôt la reconnaissance internationale. Non plus seulement par un
public d’initiés. L’engouement occidental est grand. Cannes attribue le Prix du
Jury à Yeleen, La Lumière, en 1987 au Malien Souleymane Cissé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Années 90&lt;br /&gt;
Certains observateurs croient déceler un petit déclin du succès en Occident des
films d’Afrique noire qui continuent pourtant d’interpeller les spectateurs de
tous pays. Leurs réalisateurs allant jusqu’à refuser la dénomination de
cinéastes africains pour ne pas se laisser enfermer dans la différence
culturelle… Pour Gahité Fofana, cinéaste guinéen, Alain Gomis, réalisateur
franco-sénégalais et d’autres, « l’Afrique est en phase avec l’universel » et
pour David Achkar, documentariste guinéen mort en 1998, il n’était pas question
d’être le cinéaste nègre, « le porte-parole obligé et l’ethnologue de sa propre
culture. » Ils explorent alors un nouveau cinéma, adoptent une nouvelle
écriture en prenant des risques dans la forme comme dans le fond et produisent
des films posant des questions sans réponses, explorant l’humain sans
concession.&lt;br /&gt;
Il faut dire que l’espoir de démocratie suscité par les Conférences nationales
a débouché (mi-années 90) sur un désenchantement de plus. Le cinéma nouveau,
c’est Tilaï d’Idrissa Ouédraogo du Burkina, Prix du Jury de Cannes en 1990, qui
donne à voir le cri existentiel d’un être en crise plus que la critique des
coutumes. C’est Hyènes du Sénégalais Djibril Diop Mambety en 1992 qui traite
des hyènes que sont devenus les hommes. C’est Po di Sangui de Flora Gomes de
Guinée-Bissau en 1996 qui célèbre la rencontre des cultures en rappelant que le
sacrifice d’une partie de soi est nécessaire pour accueillir chez l’Autre ce
qui fait sa valeur. C’est La Vie sur terre en 1998 du Mauritanien Abderrahmane
Sissako, c’est Bye Bye Africa en 1999 du Tchadien Mahamat- Saleh Haroun…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Années 2000&lt;br /&gt;
Ce sont les années d’approfondissement des sillons creusés dans les années 90.
Le cinéma africain opère un véritable retour aux sources c’est-à-dire à la
culture de la parole et à la forme du conte (celui des Burkinabés Gaston Kaboré
ou Idrissa Ouédraogo, par exemple) mais c’est pour nourrir une esthétique
appropriée aux nécessités modernes de son discours. Le spectateur est mobilisé,
non en tant qu’Africain mais en tant qu’homme qui attend le bonheur. Le film ne
construit plus une vérité mais invite à la réinventer. Il questionne par un
voyage dans le monde. L’Afrance (en un mot le a étant privatif) en 2001 de
Alain Gomis affirme qu’on ne meurt pas d’être allé à la rencontre de
l’Occident.&lt;br /&gt;
On a parfois évoqué l’oraliture en parlant de l’écriture des livres d’Amadou
Kourouma, l’Ivoiro-guinéen, pour tout ce qu’il savait tirer comme ficelles de
l’oralité : les digressions, les parenthèses, les approximations dans la
narration…&lt;br /&gt;
Habitués que nous étions aux premiers films africains : des documentaires
souvent, des formes théâtrales populaires filmées, des œuvres didactiques avec
leurs lenteurs (exception faite de quelques films dont Bal poussière en 1998,
plutôt rapide, de Henri Duparc bibliothèque franco-ivoiro-guinéenne prématurée
celle-là, « incendiée » elle aussi en 2006), nous allons devoir nous
familiariser avec la nouvelle dynamique inspirée par cette oraliture,
illustration dans les années 2000 de ce que le cinéma africain doit toujours à
la littérature. Et, vous réalisez, encore, combien ce cinéma colle au thème de
la Vague : du roman à l’écran. Cette dynamique nouvelle, ce sont des
interpellations directes de regards caméra, l’illusion de la présence d’un
public, le mouvement, la délocalisation permanente...&lt;br /&gt;
Le cinéma des années 2000 ne renonce pas pour autant à la politique de ses
débuts. C’est Daratt en 2006 du toujours tchadien Mahamat-Saleh Haroun :
l’amnistie après 40 ans de guerre civile et la révolte d’un homme qui tient à
venger son père exécuté. Y est posé le douloureux problème de savoir comment
continuer à vivre ensemble après tant d’années de violence et de haine ? C’est
Bamako en 2006 de Abderrahmane Sissako : des représentants de la société civile
africaine engagent une procédure judiciaire contre la Banque Mondiale et le
FMI. Sujet ingrat s’il en est mais si bien traité qu’il passe pour l’œuvre
majeure du cinéaste mauritanien. C’est aussi Ezra en 2007 qui évoque le sort
des enfants-soldats enrôlés de force dans la guerre civile en Sierra Léone sur
fond de très belle histoire d’amour.&lt;br /&gt;
Est-ce qu’on ne m’en voudrait pas si je ne parlais pas du film Il va pleuvoir
sur Conakry (2007) de Cheik Fantamady Camara ? Je prétends qu’on me le
reprocherait. Alors, avant d’aborder le dernier point de mon intervention, pour
conclure et laisser la parole à l’assistance, j’en parle un tout petit peu, de
manière tout à fait désintéressée ! Car, Il va pleuvoir sur Conakry est l’œuvre
d’un réalisateur… guinéen, c’est-à-dire de mon pays de naissance. Il a été
projeté « Aux 400 Coups » le 19 mars 2008 dans le cadre des festivités
Kandi-Villefranche et j’ai déjà eu l’occasion d’en discuter un peu avec
quelques sympathiques spectateurs ce soir-là. Il n’évoque pas l’éternelle et
banale opposition entre la tradition et la modernité dans laquelle certains
critiques continuent d’enfermer les films d’Afrique. L’histoire est celle des
jeunes d’aujourd’hui. Les répliques, les situations, les images sont osées. La
première scène est torride. Sans pudibonderie, je pense qu’elle aurait pu
d’ailleurs ne pas être reproduite plusieurs autres fois. Les jeunes ne refusent
pas les traditions. Les vieux vivent et font avec les temps modernes… Il y est
plus question de deux filles qui se disputent un garçon, caricaturiste
redoutable dans un journal, garçon qui lui-même est empêtré dans son mal-être,
coincé qu’il est par le désir de s’affirmer, contrariant celui de son père,
Imam de la ville, qui veut qu’il lui succède. Et quand naît un enfant hors
mariage avec la potentielle Miss de Guinée qu’il aura finalement préférée
(enfin, si on veut…) comment y faire face ? Comment tout cela va-t-il finir ?
De façon heureuse ou de manière tragique ? Y aurait-il sujet de film plus
universel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;III - DIFFICULTÉS DIVERSES, ENJEUX ET PERSPECTIVES À L’HEURE DE LA
RÉVOLUTION NUMÉRIQUE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les villes francophones d’Afrique, l’on assiste à la raréfaction des
salles de cinéma non pas seulement par fermetures et désaffectations mais par
reconversions pour le moins dangereuses. Les sectes religieuses proliférant
dans certaines régions en seraient les principales acquéreuses.&lt;br /&gt;
Sembène Ousmane s’était toujours plaint du manque de courroie de transmission
entre l’œuvre et le public. Il parlait ainsi des critiques et des observateurs
qui manquent pour éclairer les spectateurs sur les vertus subversives des films
et fustigeait aussi le manque de liberté. Mais imagine-t-on une telle courroie
s’il n’existe plus de salles de cinéma pour la projection publique et non
prohibitive des films ? Ce ne sont pourtant pas des trésors d’imagination qu’il
faudrait déployer (des bâches amovibles par exemple en prévisions des pluies)
pour conserver au moins les cinémas de plein air qui existaient en pays
mandingue, à Kankan et à Bamako.&lt;br /&gt;
Car le besoin d’images est grand. En particulier, en Afrique anglophone, des
Multiplexes diffusent pléthores de films américains. Et l’émergence au Nigeria,
depuis 1992 d’une industrie du cinéma (de production vidéo en vérité) a fait
parler de Nollywood en concurrence avec Bollywood (le cinéma à Bombay en Inde)
et Hollywood aux États-Unis. Plus de 1200 longs métrages y sont réalisés chaque
année ! En Afrique francophone, c’est à Madagascar qu’il se produit depuis 2000
une dizaine de longs métrages vidéo par an.&lt;br /&gt;
La fameuse authenticité culturelle n’interpelle pas du tout les jeunes
Africains. Plus souvent habillés de jeans, de baskets, de T-shirts aux logos
anglo-américains criards que de boubous, ils consomment le cinéma dominant, eux
aussi autant qu’une certaine boisson célèbre. La télévision se généralise de
même que les lecteurs de DVD et VCD. La proximité individualisée avec les
images du monde fait le reste. Des multitudes de vidéo-clubs plus ou moins
légaux diffusent des films commerciaux souvent piratés racontant toujours les
mêmes histoires : ascension sociale fulgurante, musiques, love story,
courses-poursuites de voitures puissantes, prouesses de cascadeurs, du trash,
du gore, du sexe, de l’action, de la violence, des effets spéciaux… Les jeunes
Africains sont, tous les jours et toutes les nuits, plutôt en contact avec ce
cinéma-là.&lt;br /&gt;
Pendant le même temps, le cinéma d’auteur peine à tourner. Pour produire un
long métrage, bon nombre de cinéastes mettent souvent plusieurs années (7, 10
ans voire plus). Souleymane Cissé n’a pas produit depuis une dizaine d’années,
en effet. Idrissa Ouédraogo a renoncé à monter un film à gros budget. Quelques
réalisateurs que nous avons évoqués en reprenant le parcours du cinéma africain
s’accrochent encore et réussissent tant bien que mal à concilier qualité et
budget limité quand ils obtiennent des aides occidentales et/ou montent des
coproductions. Les autres n’ont plus le choix que de s’emparer, à leur tour, du
numérique, présenté comme un modèle de développement autocentré qui n’a plus
besoin de financement extérieur. Tel Boubakar Diallo du Burkina Faso où a
émergé en 2004 un cinéma populaire rencontrant un grand succès public. Le
danger de ce cinéma facile, c’est qu’il veut plaire à tout prix et que ses
ingrédients ne sont que trop connus pour être encore évoqués. Le Ghanéen Kwah
Ansah déplore en tout cas que les Africains ayant enfin la possibilité de
raconter leurs propres histoires soient en train de faire pire qu’Hollywood qui
a tant fait contre les Noirs.&lt;br /&gt;
Des Africains verraient alors d’un bon œil que des Afro-américains
s’intéressent au cinéma des pays de leurs racines. Danny Glover avait pris des
contacts avec Sembène Ousmane. Il a promis de les garder avec d’autres en les
soutenant. Pourvu que tout cela ne débouche pas sur une simple hollywoodisation
du cinéma africain, c’est-à-dire à l’accaparement de l’Histoire post-coloniale
africaine pour produire des scènes apocalyptiques dans une grande fascination
pour la violence. Comme c’est le cas de Blood Diamond d’Edouard Zwick : « une
débauche de moyens, chaque séquence débouche sur un paroxysme dans une série de
montée de tensions où la cruauté du conflit est « instrumentalisée » pour faire
des personnages des héros de film d’action » selon la critique acerbe de Anne
Crémieux sur Africultures. On aura remarqué, effectivement, que Leonardo Di
Caprio vivra une rédemption en se sacrifiant pour sauvegarder l’idéal familial
du Noir qui n’aura, lui, jamais finalement le droit à la parole.&lt;br /&gt;
Un phénomène récent est rassurant cependant : Des films d’animation (inspirés
de contes, de légendes, de séquences historiques) et des courts métrages, Jeune
Public, sont tournés de plus en plus par des cinéastes confirmés. Face au
formatage généralisé, c’est, peut-être, par eux que les cinéastes pourraient
renouer avec la poésie et, par conséquent, avec la littérature. Mais l’on ne
peut pas s’empêcher de se poser les questions cruelles que se posent certains
cinéastes africains : « Comment faire un film dans un pays qui n’a pas d’avenir
? Comment faire un film policier dans un pays où on ne peut pas enquêter ?
»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IV - CONCLUSION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y en aurait-il une, meilleure que celle que j’emprunte au réalisateur
tchadien Mahamat-Saleh Haroun ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le cinéma est le seul art qui rassemble et qui peut créer, en tant
qu’espace du possible, une famille. Le possible, c’est l’imaginaire, donc la
liberté. Un Inuit voyant soudain un film sur son pays se dit qu’il n’est pas
seul… » On pourrait ajouter, un Ch’ti, aussi ! Un Bambara, un Peul, un
Mandingue, un Guinéen, un Ivoirien, un Centrafricain, un Algérien, un Tunisien,
un Marocain, un Caladois, un Humain…&lt;br /&gt;
L’histoire du cinéma africain est, comme on a pu le voir, je l’espère,
mouvementée à l’image de celle de tout le continent qui n’est pas non plus un
fleuve tranquille, bien au contraire. Mais pourrait en jaillir un nouvel
imaginaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci, Mesdames et messieurs pour votre attention. Place maintenant aux
échanges avec vous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V - ÉCHANGES AVEC L’AUDITOIRE&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>OUVRAGE : &quot;L'Afrique subsaharienne et la mondialisation&quot; - lecok</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/03/10/OUVRAGE-%3A-LAfrique-subsaharienne-et-la-mondialisation#c8150011</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:28669e50a1886f69ea13b117c9bd3275</guid>
    <pubDate>Fri, 23 May 2008 23:12:27 +0200</pubDate>
    <dc:creator>lecok</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Où en est le cinéma africain alors que se déroule la 61ème édition du
Festival de CANNES?&lt;br /&gt;
Le point à l'occasion de la 7ème Vague des Livres de VILLEFRANCHE SUR SÂONE
(FRANCE) ayant pour thème : du roman à l’écran&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONFÉRENCE à l’Auditorium&lt;br /&gt;
Conférencier : Cheick Oumar KANTÉ&lt;br /&gt;
Date : Dimanche 27 avril à 15h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,&lt;br /&gt;
Chers amis des livres, de l’écriture et de la lecture,&lt;br /&gt;
Merci pour votre présence et&lt;br /&gt;
Bienvenue non pas chez les… Ch’tis (quoi que ! …) mais bienvenue parmi les
hôtes des adhérents de La Vague : écrivains, lecteurs, amis et partenaires, de
la Calade et d’ailleurs, édition 7ème.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une conférence, notre rencontre ? Oui, le mot conférence pris dans le sens
d’échange de vues, – et, s’agissant de cinéma, l’expression garde tout son sens
– disons, donc : un échange de vues sur le cinéma africain. Car, je n’ai pas
d’autre légitimité à parler de la question que celle qu’a pu me donner la
curiosité que j’y ai accordée de façon un peu plus grande que d’habitude pour
la préparation de ce rendez-vous. Je veux dire que des personnes, dans
l’assistance, pourraient m’être d’un secours précieux dans les débats qui vont
éventuellement suivre.&lt;br /&gt;
D’une boutade, j’avais même souhaité tenir une conférence ayant plutôt pour
thème : « L’Afrique, ce n’est pas du cinéma ! » Et voilà que le décès du poète
Aimé Césaire et l’évocation des mille facettes de son œuvre me fait découvrir
après coup que j’aurais, ainsi, paraphrasé un de ses propos : « La vie ce n’est
pas du spectacle ! » Mais, vous pensez bien qu’avec le sujet « L’Afrique, ce
n’est pas du cinéma ! » il aurait été question de tout à fait autre
chose…&lt;br /&gt;
Il n’empêche que pour rimer avec le thème de notre 7ème Salon (du roman à
l’écran), nous pouvons sans dommage re-intituler la rencontre : l’Afrique sur
Grand Écran comme l’a été, en 1995, un certain Thema, sur la question, de la
chaîne de télévision franco-allemande, Arte, document, entre autres, qui m’a
été très utile, comme vous allez vous en rendre compte.&lt;br /&gt;
Mais, si vous me demandez le Grand Écran de quelle Afrique ? Par modestie, et
compte tenu du temps imparti, je répondrai : L’Afrique au Sud du Sahara. Même
si à un moment ou à un autre, je ne pourrai pas m’empêcher d’évoquer le cinéma
d’Afrique du Nord, les deux étant si intimement liés.&lt;br /&gt;
D’entrée de jeu, il est inutile de se demander si le cinéma africain existe ni
s’il sert à quelque chose. Il est jeune, certes : 50 ans d’âge par rapport au
cinéma français, centenaire ! Les amateurs l’auront sûrement rencontré tous les
ans depuis un certain temps, de janvier à mai, et, plus particulièrement, en
avril, le mois le plus riche en rendez-vous autour du 7ème art, ici et là en
France ou ailleurs dans le monde. À l’occasion d’événements aussi divers que la
12ème édition des Rencontres du Cinéma francophone en Beaujolais, la 10ème
édition de la Caravane des Cinémas d’Afrique avec sa journée pédagogique autour
du film africain à Sainte Foy-lès Lyon, la 5ème édition du Festival du Film
Panafricain de Cannes, les Nouveaux Rendez-vous cinématographiques (Afri-Ciné)
de Besançon, la 24ème édition de Pan-Africa International, rendez-vous canadien
de Vues d’Afrique à Montréal, etc. Je n’arriverai jamais à les citer tous, bien
sûr.&lt;br /&gt;
Mais, j’ai gardé le meilleur pour la fin : C’est AFRICAMANIA 2008 à la
Cinémathèque Française à Paris… événement méritant de se voir décerner –comment
dit-on, déjà, à Cannes ? – une Palme, même pas d’Or, mais une Palme spéciale !
Avec sa programmation conséquente, unique : Du 17 janvier au 17 mars, soit 2
bons mois de cinéma… africain à Paris, au 51 rue de Bercy !&lt;br /&gt;
Près de 80 films, venus de 25 pays, dans leur diversité géographique et
culturelle, des productions couvrant 5 décennies ! AFRICAMANIA a été l’occasion
d’une belle rétrospective de l’histoire du cinéma du continent, une
redécouverte de ses grands auteurs et une affirmation de son originalité... Le
tout dans le cadre de tables rondes, de leçons de cinéma, d’avant-premières,
d’activités pédagogiques et de séances pour jeune public…&lt;br /&gt;
Le cinéma africain existe donc bel et bien, je le répète. Mais peut-on en
parler comme d’une spécificité, globale et globalisante ? Est-ce qu’on parle
aussi souvent de cinéma européen, américain ou asiatique ? Polémique ! N’y
entrons pas ! Mais en continuant, même, de l’évoquer au singulier, comme c’est
plus pratique, il vaudrait peut-être mieux dire – ou penser, tout au moins –
les cinémas africains, comme le recommandait en 1985 Sembène Ousmane pour
souligner non seulement les orientations et les visions différentes des
réalisateurs mais le manque d’échanges entre les États (un film sénégalais est
mieux connu de Français et d’Allemands que de Guinéens ou d’Ivoiriens).&lt;br /&gt;
En tout état de cause, le 7ème art africain est d’une grande vitalité et il
sert à quelque chose. Quand Mahamat-Saleh Haroun, réalisateur tchadien, dit
:&lt;br /&gt;
« Être à l’image, c’est être reconnu. »&lt;br /&gt;
Gaston Kaboré, le Burkinabé, renchérit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Tout individu a un besoin vital de son propre reflet, de sa propre 
image car une part importante de l’équation de l’existence se fonde sur la
capacité à établir un dialogue avec cette image, pour la questionner, pour se
confronter à elle. Produire soi-même majoritairement les images que l’on
consomme n’est donc pas un luxe ni pour un individu, ni pour une société, un
peuple, un pays ou un continent ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Chaque société a besoin de miroirs qui lui permettent de s’interroger sur
son sort » ajoute Abderrahmane Sissako, le Mauritanien. Nous aurons l’occasion,
bien sûr, de reparler de ces trois cinéastes.&lt;br /&gt;
Avec la musique, il faut reconnaître que le cinéma est plutôt un secteur
flatteur pour l’Afrique. Mieux que le foot, mal en point sur le continent,
alors que certains de ses ressortissants font la pluie et le beau temps dans
des Clubs européens. Il est surtout, le 7ème art, aux antipodes de toute la
gestion, politique et économique, catastrophique de la plupart des pays.&lt;br /&gt;
Ces choses dites, je vous donne le canevas de notre échange. Nous allons
visionner une projection d’une vingtaine de minutes dont certains éléments sont
extraits du Théma d’Arte dont j’ai parlé au début... Après quoi, nous
essayerons de refaire le chemin du cinéma africain des débuts à nos jours avant
d’envisager ses réussites, ses difficultés et ses perspectives à l’époque du
tout-numérique. Voir ensemble, donc, comment d’anthropologique, d’entomologique
même, il en est maintenant à devoir résister ou à succomber à Hollywood et/ou à
Bollywood. Nous allons en profiter, aussi, pour braquer nos projecteurs sur des
thématiques et zoomer sur des cinéastes et, pourquoi pas, sur des films chaque
fois qu’il sera possible de le faire… Étant entendu que, même en disposant d’un
peu plus de temps, nous ne saurions épuiser le sujet tant il pourrait susciter
des développements de tous ordres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(à suivre)&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>TABLE RONDE : &quot;L'Inde, puissance mondiale ?&quot; - indien</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2007/07/06/TABLE-RONDE-%3A-LInde-puissance-mondiale#c8140490</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:336ca6da4462b1a35115bb26d03f7999</guid>
    <pubDate>Fri, 16 May 2008 18:36:50 +0200</pubDate>
    <dc:creator>indien</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Mr Kim Jong Ilien le chinois, il faut que vous arêtiez de dire que les
indiens sont racistes parce que vous en savez rien !!!&lt;br /&gt;
Les chinois, donc vous, vous êtes juste jaloux de la puissance de l' Inde c'est
tout.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>ACTU : Tollé après les propos de Nicolas Sarkozy sur les libertés en Tunisie - Brian Menelet</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/04/30/ACTU-%3A-Tolle-apres-les-propos-de-Nicolas-Sarkozy-sur-les-libertes-en-Tunisie#c7900520</link>
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    <pubDate>Thu, 01 May 2008 22:27:09 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Brian Menelet</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Un discours qui entre en droite ligne avec la venue de Monsieur Kadafi en
France, et qui a quelques relants du discours de Dakar. UNe nouvelle politique
étrangère française se profilerait-elle ou bien s'agit-il pour le Président
français de continuer un affichage résolument &amp;quot;real politic&amp;quot; à un moment où ses
promesses ont bien du mal à être tenue pas un gouvernement et surtout une
majorité à l'Assemblée de moins en moins servile...&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>ACTU : Tollé après les propos de Nicolas Sarkozy sur les libertés en Tunisie - mayiss</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/04/30/ACTU-%3A-Tolle-apres-les-propos-de-Nicolas-Sarkozy-sur-les-libertes-en-Tunisie#c7898171</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:618fc3ef472bf4db7b3aceddbb88b3ec</guid>
    <pubDate>Thu, 01 May 2008 21:36:49 +0200</pubDate>
    <dc:creator>mayiss</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Il n'y a que les naifs qui croient encore à des propos de campagne
présidentielle...Nous voyons, après une année, le contraire de ce qui a été
dit. Le retour au bon vieux réalisme...&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>REVUE : &quot;Le Japon&quot;, Questions internationales (n°30, mars-avril 2008) - MURAKAMI Taro</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/04/02/REVUE-%3A-Le-Japon-Questions-internationales-n30-mars-avril-2008#c7682805</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b28446b9b2f6fbadfa53ea7f048389c3</guid>
    <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 05:34:04 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MURAKAMI Taro</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;J'ai bien reçu cette Revue sur le Japon. Je la lis avec un grande intérêt. A
mes yeux, les articles dans la Revue, bien que certains entre eux soient au
point de vue eurocentirique, parlent preques parfaitement de l'histoire et
l'actulalité exactes sur le Japon. Je remercie comme un Japonais l'éditeur de
la Revue pour avoir introduit le Japon vers le monde.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>PRESSE : &quot;1948-2008 : Histoires d’Israël&quot;, Manière de voir (n°98, avril-mai 2008) - Objectif</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/03/14/PRESSE-%3A-Histoires-dIsrael-Maniere-de-voir-n98-avril-mai-2008#c7587936</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:83ceebfab171da58c1200cfb264a770e</guid>
    <pubDate>Mon, 21 Apr 2008 15:46:17 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Objectif</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Tant qu'Israël aura le support des Etats-Unis il continuera d'exercer des
pressions indues et d'exacerber les éléments radicaux du Hamas.&lt;br /&gt;
Le déclin américain et la montée démographique des Palestiniens va renverser la
situation tôt ou tard.&lt;br /&gt;
Il serait sage de chaque coté de cesser les provocations sanglantes et de
persévérer dans les négociations afin d'éviter encore des décennies de conflits
stériles.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>ACTU : Les députés modifient la Constitution pour juger Hissène Habré - Taro MURAKAMI</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/04/09/ACTU-%3A-Les-deputes-modifient-la-Constitution-pour-juger-Hissene-Habre#c7278596</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ee88dcdd89a1d60b581e217bab68b889</guid>
    <pubDate>Thu, 10 Apr 2008 07:56:18 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Taro MURAKAMI</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je poursuis cet affaire depuis que Havré a été pousuit devant la juridiction
belge en vertu de la loi dite de compétence universelle. A mon avis, l'on peut
dire que l'introduction par le Sénégal de la rétroactivité contre les crimes du
droit des gens est le résultat d'une préssion mondiale (surtout par l'Europe).
Merci beaucoup pour l'information très importante.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
</channel>
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