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  <title>Réseau d'analyse et d'information sur l'actualité internationale - Politique étrangère / Interculturel</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 18 Nov 2008 17:39:00 +0100</pubDate>
  <copyright>Droits de reproduction Multipol ©</copyright>
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  <item>
    <title>OUVRAGE : &quot;Adieu, Abidjan-sur-Seine ! Les coulisses du conflit ivoirien !&quot;</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/11/05/OUVRAGE-Adieu-Abidjan-sur-Seine-%3A-les-coulisses-du-conflit-ivoirien</link>
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    <pubDate>Tue, 18 Nov 2008 06:41:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Agnero Privat MEL</category>    
    <description>&lt;p&gt;Agnero Privat MEL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guy LABERTIT (Chargé des questions africaines au Parti Socialiste de 1992 à
2006, ami de longue date de Laurent Gbagbo) vient de publier aux éditions
Autres Temps, &lt;em&gt;Adieu, Abidjan-sur-Seine !&lt;/em&gt; Les coulisses du conflit
ivoirien, qui paraîtra en librairie en France dès ce mois de novembre 2008.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Avec ce livre témoignage, Guy LABERTIT apporte un décryptage inédit de
« la crise ivoirienne » consécutive au coup d’Etat manqué du 19
septembre 2002 visant à renverser le président Laurent Gbagbo, élu en octobre
2000, face au chef de la junte militaire, Robert Guéi, qui dirigea la
transition ouverte après l’éviction du pouvoir de H. Konan Bédié, successeur du
président Houphouët-Boigny à sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Adieu, Abidjan-sur-Seine !&lt;/em&gt; Un titre très évocateur pour ce livre
dans lequel Guy LABERTIT dévoile, certes, des éléments-clés qui éclairent
nettement l’éclatement et l’évolution de cette crise, le battage
ultra-médiatique qui l’accompagne avec pour dessein de mettre à l’écart le
président Gbagbo. Mais, en réalité, il s’est agi pour Guy LABERTIT de mieux
illustrer le refus du premier président de la Deuxième République ivoirienne,
complètement en phase avec un peuple ivoirien déterminé, de consacrer comme ses
prédécesseurs à l’écriture sous « la dictée de Paris » l’histoire de
la Côte d’Ivoire. &lt;em&gt;Adieu, Abidjan-sur-Seine !&lt;/em&gt; met ainsi en évidence
l’exigence de rapports nouveaux établis sur le respect et la coopération entre
les Etats du Sud et du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Adieu, Abidjan-sur-Seine !&lt;/em&gt; est une œuvre fort captivante tant par
le témoignage que le style d’écriture, déclinant avec un sens et un souci de la
vérité qui ne s’encombrent pas de rechercher la neutralité – introuvable en
réalité – les faits saillants de la crise ivoirienne. &lt;em&gt;Adieu,
Abidjan-sur-Seine !&lt;/em&gt; est également l’œuvre d’une exigence : l’analyse
objective du cas ivoirien, dont les enseignements, conclut l’auteur, s’étendent
aussi bien aux pays africains qu’à d’autres pays du Sud et du Nord. Merci
Monsieur Guy LABERTIT !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guy LABERTIT, &lt;em&gt;Adieu, Abidjan-sur-Seine : les coulisses du
conflit ivoirien&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Parution novembre 2008 aux éditions Autres
Temps (325 pages).&lt;/p&gt;</description>
    
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  <item>
    <title>NOTE : Les Etats-Unis et Obama à l’avant-garde de l’Occident ?</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/11/06/NOTE-%3A-Les-Etats-Unis-et-Obama-a-lavant-garde-de-lOccident</link>
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    <pubDate>Thu, 06 Nov 2008 17:08:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Alexis BACONNET</category>    
    <description>&lt;p&gt;Alexis BACONNET&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 novembre 2008, Barack Hussein Obama, 47 ans, est devenu le 44e
président des Etats-Unis. Premier afro-américain à occuper ce poste, il a été
élu par 349 mandats de grands électeurs (contre 163) ainsi que par la majorité
du peuple. Ce pays, si décrié internationalement, continue de susciter surprise
et admiration.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Né de l’union d’un père noir et Kenyan avec une mère blanche et américaine,
Barack Obama a vécu quatre années en Indonésie durant son enfance, avant de
suivre des études de droit, d’abord à l’Université de Columbia, puis à
l’Université de Harvard. Il commencera par travailler dans l’action militante à
finalité sociale, au sein des quartiers pauvres de Chicago avant de devenir
professeur de droit au sein de l’Université de la même ville. Il est donc à la
fois un intellectuel, conscient des problèmes sociaux de son pays et ayant
appréhendé la vie dans un pays de l’hémisphère Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut souligner que c’est dans un pays composé d’environ 75% de Blancs
pour seulement 13% de Noirs, ayant mis fin juridiquement à la ségrégation
raciale en 1954 et dans lequel Blancs et Noirs pratiquent majoritairement
l’endogamie que Barack Obama a été élu. En dépit de l’existence d’un
communautarisme marqué aux Etats-Unis, les électeurs ont su voter pour un
représentant de l’unité, issu, en partie, d’une minorité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aujourd’hui à la tête des Etats-Unis, unique superpuissance mondiale,
pôle attracteur d’individus issus du monde entier et centre de gravité de
l’Occident. Même s’il demeure avant tout un citoyen américain, le symbole est
extrêmement fort et emblématique de ce que peuvent aussi produire l’Amérique et
l’Occident. Car l’entité si décriée de l’Occident, c’est aussi la seule
civilisation d’ampleur mondiale abritant en son sein des groupes ethniques et
des confessions issus de la terre entière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort de cette nouvelle responsabilité, Barack Obama doit désormais faire
face à de nombreux enjeux. Il hérite d’une hostilité mondialement répandue à
l’égard des Etats-Unis, fruit d’un unilatéralisme exacerbé et d’une tentative
hégémonique de remodelage du Moyen-Orient. Il hérite également des guerres
d’Afghanistan et d’Irak, de la crise économique et des problèmes du système de
santé. Mais Barak Obama a également promis une baisse des impôts. Il annonce
ainsi plus d’intervention de l’Etat, avec moins d’impôts, le tout sur fond de
crise économique. Au vu de l’ampleur des problèmes à affronter, la liesse que
représente son élection, ainsi que la majorité démocrate au Congrès, ne seront
pas de trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sujet de la guerre d’Irak, Barack Obama propose un « retrait
responsable » sous 16 mois en faisant appel à une coalition régionale,
incluant l’Iran, afin de stabiliser le pays et la région. Il propose également
de se focaliser sur le théâtre afghan et la traque d’Al-Qaida. Il se dit prêt à
dialoguer avec Téhéran mais demeure ferme au sujet d’un programme nucléaire
militaire. Cependant, il apparaît peu probable que la politique extérieure
américaine change fondamentalement : quelle que soit la majorité au
pouvoir, l’intérêt national demeure le même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu’il en soit, l’élection d’un Noir – dont le père, athée, avait reçu
une éducation musulmane – à la présidence des Etats-Unis, bat en brèche les
critiques issues de l’antiaméricanisme primaire, brossant généralement le
portrait d’un pays réactionnaire et raciste. Il est important de ne pas
seulement parler en mal de l’Amérique et de saluer son avance permanente sur le
reste du monde ainsi que sa bonne santé démocratique, en dépit des
exaspérations suscitées par son comportement sur la scène internationale. Le
paradoxe américain est sans doute de générer autant d’exaspération que de
fascination. Plus que jamais, les Etats-Unis restent un pays surprenant de
dynamisme et d’initiative, et risquent de demeurer encore longtemps un lieu
d’attraction privilégié pour les déçus des autres sociétés.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Barack Obama devient le 44e président des Etats-Unis</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/11/05/ACTU-%3A-Barack-Obama-devient-le-44e-president-des-Etats-Unis</link>
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    <pubDate>Wed, 05 Nov 2008 09:37:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une victoire historique qu'a remporté dans la nuit de mardi à mercredi
Barack Obama qui, en obtenant plus de 338 grands électeurs, va devenir le
premier président noir des Etats-Unis le 20 janvier prochain. Son adversaire
républicain John McCain a aussitôt reconnu sa défaite, indiquant à ses
partisans, rassemblés à Phoenix, en Arizona, qu'il avait félicité Barack Obama.
&amp;quot;Tous les candidats font des erreurs et j'ai probablement moi-même fait des
erreurs&amp;quot;, a-t-il déclaré devant une foule de supporters. &amp;quot;Je ne serais pas un
véritablement Américain si je regrettais ce destin&amp;quot;, a-t-il ajouté. &amp;quot;C'est mon
échec.&amp;quot;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;A Chicago, où des dizaines de milliers de personnes étaient rassemblées à
Grant Park, dans l'attente de l'arrivée de Barack Obama, l'annonce de la
victoire du sénateur de l'Illinois a été accueillie par une immense clameur.
Partout, des drapeaux américains et des pancartes frappées du slogan &amp;quot;yes we
can&amp;quot;, &amp;quot;oui nous le pouvons&amp;quot;, le slogan de campagne du candidat démocrate. Et de
nombreux pleurs, des pleurs de joie. &amp;quot;Le mouvement a repris vie et l'espoir est
revenu - avec le succès de la campagne d'Obama - et cela a renouvelé notre
espérance de prendre part au système politique&amp;quot;, a estimé un vétéran des
combats pour les droits civiques, se rappelant le désespoir qui s'était emparé
de la communauté noire après l'assassinat de Martin Luther King.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car non seulement Barack Obama a conservé les Etats remportés par John Kerry
il y a quatre ans, mais il a conquis plusieurs fiefs républicains comme l'Ohio
et la Floride qui avaient voté pour George W. Bush en 2000 et 2004, ainsi que
la Virginie qui n'avait pas voté pour un démocrate à la présidentielle depuis
1964. Si aucun incident majeur n'a été signalé, les Américains se sont
mobilisés en masse pour choisir le successeur de l'impopulaire George W. Bush.
Certains experts estiment qu'entre 130 et 135 millions d'électeurs pourraient
avoir voté, soit dix millions de plus qu'en 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, les défis qui attendent le prochain président sont
immenses. Barack Obama va en effet hériter d'une situation économique
extrêmement difficile, les Etats-Unis, et le monde dans leur sillage,
traversant la plus grave crise financière depuis celle de 1929. Le pays est
également engagé dans deux guerres, en Irak et en Afghanistan. Dans son
programme, Barack Obama a en tout cas promis de baisser les impôts pour 95% des
salariés, d'engager une politique de grands travaux et de garantir une
couverture santé pour tous. Sur le plan international, il a promis de retirer
les soldats américains d'Irak &amp;quot;de façon responsable&amp;quot; dans un délai de 16 mois
et de concentrer les efforts à la lutte contre Al-Qaïda et les talibans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;© LCI, 5 novembre 2008&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>OUVRAGE : &quot;Petit précis de remise à niveau sur l'histoire africaine à l’usage du président Sarkozy&quot;</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/10/21/OUVRAGE-%3A-Petit-precis-de-remise-a-niveau-sur-l-histoire-africaine-a-lusage-du-president-Sarkozy</link>
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    <pubDate>Thu, 23 Oct 2008 02:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passé les réactions vives et indignées qu’a suscitées chez les Africains le
discours de Nicolas Sarkozy prononcé à Dakar le 26 juillet 2007, ses
déclarations sur l’immobilisme du continent africain ou encore la
non-responsabilité de la France dans ses problèmes actuels nécessitaient une
riposte argumentée, dépouillée de toute considération émotive. C’est dans le
but d’éclairer le président Sarkozy, mais aussi son entourage et, plus
généralement, le grand public sur la réalité de l’histoire africaine, qu’Adame
Ba Konaré a lancé, en septembre 2007, un appel remarqué à la communauté des
historiens.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Cet ouvrage est le résultat de cette mobilisation : vingt-cinq
contributions de spécialistes de notoriété internationale ou de plus jeunes
chercheurs, africains et européens, qui abordent chacun avec rigueur et
précision un pan de l’histoire riche, complexe et trop souvent méconnue du
continent. La construction à la fois chronologique et thématique de l’ouvrage
permet de réfuter point par point les poncifs hérités de l’ethnologie coloniale
véhiculés par le discours de Dakar et de prodiguer plus largement une véritable
leçon d’histoire pour enfin changer le regard porté sur l’Afrique. Cette
riposte n’est pas une affaire d’Africains blessés dans leur dignité, mais une
entreprise d’historiens, ceux du Nord comme du Sud, soucieux de rétablir la
vérité des faits contre toutes les tentatives de manipulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;SOMMAIRE&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Préface, par &lt;em&gt;Elikia M’Bokolo&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Introduction générale, par &lt;em&gt;Adame Ba Konaré&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- I / Qui a dit que l'Afrique n'avait pas d'histoire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 1. Un essai de périodisation de l’histoire africaine, par &lt;em&gt;Catherine
Coquery-Vidrovitch&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 2. Innovations et dynamiques créatives dans la préhistoire africaine, par
&lt;em&gt;Éric Huysecom et Kléna Sanogo&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 3. Universalité des valeurs et idéal d’humanité en Afrique :
témoignages d’explorateurs, par &lt;em&gt;Drissa Diakité&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 4. La gestion et la prévention des crises de subsistance dans les sociétés
précoloniales du Sahel : mythe ou réalité ?, par &lt;em&gt;Boureima Alpha
Gado&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 5. L'opposition tradition/modernité comme modèle d'analyse des réalités
africaines, par &lt;em&gt;Doulaye Konaté&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- II / Un discours d'un autre âge ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 6. Les visions françaises de l’Afrique et des Africains, par &lt;em&gt;Pierre
Boilley&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 7. Le musée du quai Branly ou l’histoire oubliée, par &lt;em&gt;Catherine
Coquery-Vidrovitch&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 8. Le refus de savoir est un refus de reconnaissance, par &lt;em&gt;Bogumil
Jewsiewicki&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 9. L’enseignement du fait colonial dans une perspective d’histoire
mondiale, par &lt;em&gt;Tayeb Chenntouf&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 10. Apologie du colonialisme, usages de l’histoire et identité
nationale : sur la rhétorique de Nicolas Sarkozy, par &lt;em&gt;Olivier Le Cour
Grandmaison&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- III / Qui est responsable des « difficultés actuelles »
de l' Afrique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 11. Quelques aspects de la contribution de l’Afrique au développement du
Nouveau Monde et de la France, par &lt;em&gt;Hassimi Maïga&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 12. Aux origines de la traite négrière transatlantique : introduction
au débat sur la responsabilité africaine, par &lt;em&gt;Kinvi Logossah&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-13. L’esclavage et les traites en Afrique occidentale : entre mémoires
et histoires, par &lt;em&gt;Ibrahima Thioub&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 14. Le rôle de la colonisation dans l’« immobilisme » des
sociétés africaines, par &lt;em&gt;John O. Igué&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 15. Pérennité des structures de dépendance et reproduction du
sous-développement :le cas du Bénin (ex-Dahomey) de la colonisation à
aujourd’hui, par &lt;em&gt;Sébastien Dossa Sotindjo&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 16. La crise ivoirienne : le poids de l’histoire coloniale, par
&lt;em&gt;Daouda Gary-Tounkara&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- IV/ Qui a parlé de Renaissance africaine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 17. La philosophie négro-africaine : une lutte permanente pour sa
reconnaissance, par &lt;em&gt;Sandra Fagbohoun&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 18. L’Union pour la Méditerranée : un projet pour diviser l’Afrique
et tourner le dos à la Francophonie, par &lt;em&gt;Isidore Ndaywel è Nziem&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 19. Le Sahara n'est pas une frontière, par &lt;em&gt;Djohar
Sidhoum-Rahal&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 20. La Renaissance africaine : un défi à relever, par &lt;em&gt;Alioune
Sall&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 21. Gouvernance et expérience démocratique en Afrique : l’éclairage
de la culture et de l’histoire, par Adame &lt;em&gt;Ba Konaré&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Postface, par &lt;em&gt;Catherine Clément&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Orientations bibliographiques, par &lt;em&gt;Daouda Gary Tounkara&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les auteurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Index&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ancienne première dame du Mali, &lt;strong&gt;Adame BA KONARÉ&lt;/strong&gt; est
historienne, militante du Mouvement démocratique malien, présidente fondatrice
du Musée de la femme Muso Kunda de Bamako et de la fondation humanitaire
Partage. Elle a publié une dizaine d’ouvrages consacrés à son pays, dont
&lt;em&gt;Quand l’ail se frotte à l’encens&lt;/em&gt; (Présence africaine, 2006), &lt;em&gt;L’Os
de la parole. Cosmologie du pouvoir&lt;/em&gt; (Présence africaine, 2000) et le
&lt;em&gt;Dictionnaire des femmes célèbres du Mali&lt;/em&gt; (Jamana, 1993).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Adame BA KONARÉ (dir.), &lt;em&gt;Petit précis de remise à niveau sur
l'histoire africaine à l’usage du président Sarkozy&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Parution
octobre 2008 aux éditions La Découverte (348 pages).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/10/21/OUVRAGE-%3A-Petit-precis-de-remise-a-niveau-sur-l-histoire-africaine-a-lusage-du-president-Sarkozy#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ANALYSE : Mauritanie : 6 octobre 2008, l'utimatum de tous les dangers !</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/10/05/ANALYSE-%3A-Mauritanie-%3A-6-octobre-2008-l-utimatum-de-tous-les-dangers</link>
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    <pubDate>Sun, 05 Oct 2008 13:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Mohamed Saleck OULD BRAHIM</category>    
    <description>&lt;p&gt;Mohamed Saleck OULD BRAHIM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l’approche du fameux ultimatum du 6 octobre 2008, tous les scénarios
funestes se profilent pour la Mauritanie. Ce pauvre pays, qui importe plus de
70% de ses denrées alimentaires et où plus d’un million de personnes souffrent
de malnutrition chronique, serait-il la prochaine victime de sanctions
économiques internationales ? Quelles seraient les répercutions d’un
éventuel embargo sur l’aide internationale au développement à la Mauritanie,
cette arme redoutable, incessamment brandie, après le coup d’État du 6 août,
par la plupart des bailleurs de fonds, comme une épée de Damoclès, au-dessus
des têtes des Mauritaniens ?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Durant plus de 40 ans, la Mauritanie est restée un pays très fortement
tributaire de l’aide extérieure, qui représente en moyenne annuelle plus de 20%
de son PIB. Cette manne d’assistance financière couvrait constamment 90%
environ des programmes d’investissement public de l’État mauritanien. Le
présent article propose une revue analytique succincte des informations
économiques et financières sur la Mauritanie, disponibles à ce sujet au niveau
de la base de données du Comité d’aide au développement (CAD) au siège de
l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris.
Cette organisation internationale dispose d’un système pourvoyeur des
informations les plus anciennes, les plus exhaustives et les plus fiables sur
l'aide internationale au développement. Toutefois, les données exploitables les
plus récentes sur la Mauritanie concernent l'année 1999. C'est pourquoi les
séries statistiques analysées ci-après s'arrêtent à cette année-là&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pays ACP, partenaire Euro-Med et membre de la Ligue des États arabes, entre
autres, la Mauritanie avait bénéficié en même temps de plusieurs courants
d'aide internationaux, notamment ceux en provenance des pays et organismes
multilatéraux arabes, de la France et de l'Union Européenne (UE)
particulièrement. Depuis 1986, la Mauritanie fait également partie du groupe
des PMA (Pays les moins avancés) qui bénéficient de plus en plus de la part de
la communauté internationale d'instruments d'aide concessionnelle
spécifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, ce pays a connu depuis son indépendance trois cycles principaux
d’aide internationale. Entre 1960 et 1999, la Mauritanie a reçu, en flux bruts,
une enveloppe de 6,087 milliards de dollars courants d'Aide publique au
développement (APD), et 5,454 milliards de dollars en flux nets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.multipol.org/public/Articles/2008-10-05_M.S.OULD_BRAHIM_6_octobre_ultimatum.doc&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lire le texte dans sa version intégrale&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Copyright : © 2008 Mohamed Saleck OULD BRAHIM. Tous droits
réservés.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mode officiel de citation : Mohamed Saleck OULD BRAHIM,
«Mauritanie : 6 octobre 2008, l’ultimatum de tous les dangers !»,
&lt;em&gt;Multipol&lt;/em&gt;, septembre 2008,
&amp;lt;http://www.multipol.org&amp;gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ANALYSE : Côte d'Ivoire : l'épreuve financière avant les élections</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/09/27/ANALYSE-%3A-Cote-d-Ivoire-%3A-l-epreuve-financiere-avant-les-elections</link>
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    <pubDate>Sat, 27 Sep 2008 11:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Guy LABERTIT</category>    
    <description>&lt;p&gt;Guy LABERTIT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré la très officielle prudence du président de la Commission électorale
indépendante Mambé Beugré, de passage à Ouagadougou le 18 septembre, l’échéance
du 30 novembre 2008 pour le premier tour de l’élection présidentielle semble
difficile à tenir en raison du retard pris par l’acheminement du matériel pour
l’identification nécessaire à l’établissement des listes électorales. Le
processus d’identification des populations a effectivement démarré le 15
septembre dernier, mais le chef de l’Etat Laurent Gbagbo, dans une intervention
publique le 12 septembre, n’a pas écarté la possibilité d’un report du scrutin
à la mi-décembre, la fin de l’année 2008 restant une sorte d’ultime date
butoir.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Alors que la volonté de tous les acteurs politiques ivoiriens d’aller au
plus vite aux élections est sans cesse réaffirmée, les bailleurs de fonds et
l’administration new-yorkaise de l’ONU traînent étrangement des pieds. C’est
une véritable épreuve financière que doivent affronter les autorités
ivoiriennes, d’autant que l’Etat ivoirien ne peut encore compter sur plusieurs
dizaines de milliards de francs CFA de rentrées financières des douanes du Nord
du pays toujours contrôlées par les Forces nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les dernières applications de l’accord de Ouagadougou&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dernière réunion du Comité d’évaluation et d’accompagnement (CEA) de
l’accord de Ouagadougou s’est tenue les 15 et 16 septembre dans la capitale du
Burkina Faso. Elle a traité, en particulier, des effectifs de la future armée
nouvelle et de l’unicité des caisses de l’Etat. Sur ces deux points, des
décisions devraient être arrêtées le 3 octobre. Pour l’heure, le chef d’Etat
burkinabé Blaise Compaoré, président en exercice de la CEDEAO et à ce titre
facilitateur, a estimé que 5000 éléments des Forces nouvelles (ex-rébellion)
pourraient être intégrés progressivement dans l’armée nouvelle ivoirienne.
L’armée ivoirienne compte aujourd’hui 18 000 hommes. Selon un accord antérieur,
600 hommes, issus des FN, devraient rejoindre la police et la gendarmerie. Ces
chiffres confirment que les effectifs annoncés de l’ex-rébellion étaient
largement surestimés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, l’opération désarmement est en panne et le maintien de
commandants de zones militaires dans le Nord du pays ne facilite pas le
redéploiement de l’administration et des autorités de l’Etat dans l’ensemble du
territoire. Malgré l’envoi d’agents du service des douanes dans le Nord du
pays, ceux-ci sont toujours empêchés de travailler en septembre 2008. L’unicité
des caisses de l’Etat n’est toujours pas rétablie alors qu’un comité technique
pour son rétablissement a été mis en place dès le 27 décembre 2007 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le désarmement, au 23 août 2008, 11 366 éléments des
Forces nouvelles avaient été regroupés dont 7 600 démobilisés. Malgré les
engagements non tenus à ce jour des bailleurs de fonds, l’absence de
financement du Programme national de réinsertion et de réhabilitation
communautaire, dont le coût est estimé à 44 milliards de francs CFA, et du
Service civique national, entrave le mode opératoire de désarmement et de
stockage des armes, et alimente la grogne, voire la fronde de membres des
Forces nouvelles. Quelques centaines de ces derniers, regroupés autour du
caporal Diaby sur des revendications financières fantaisistes, ont notamment
voulu paralyser la ville de Bouaké à plusieurs reprises entre le 18 et le 25
août, s’estimant trahis par le dirigeant des FN Guillaume Soro, actuel Premier
ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pour la même raison que le processus d’identification et d’enrôlement
des électeurs n’a pu débuter que le 15 septembre dans la capitale Yamoussoukro,
et sept villes pilotes, Ferkessédougou, Bouna et Man dans le Nord du pays,
Gagnoa, Dabou, Tabou et Grand Bassam dans le Sud. En effet, l’essentiel du
matériel de la SAGEM, qui devait être acheminé par avion par les soins de l’ONU
dans les premiers jours d’août, n’est parvenu au port d’Abidjan qu’à la fin du
mois après de rocambolesques transports terrestres entre le Nord et le Sud de
l’Europe de Rotterdam à Brindisi et retour. Le site central de l’Office
national d’identification, sis dans la commune d’Abidjan Plateau, a été rendu
opérationnel grâce à un engagement de plus d’un milliard de francs CFA de
l’Etat ivoirien, l’ONUCI, qui devait l’aménager, se contentant de financer 35
climatiseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces opérations d’identification et d’enrôlement, symboliquement lancées par
le chef de l’Etat à Yamoussoukro à la mi-septembre, doivent s’achever en
principe le 30 octobre, une période de quarante cinq jours étant techniquement
incompressible pour toutes les équipes déployées sur l’ensemble du territoire.
Des audiences foraines de rattrapage avaient été lancées pour deux semaines à
partir du 27 août. Onze mille lieux de vote environ ont été identifiés qui
accueilleront près de vingt-deux mille bureaux de vote contre moins de seize
mille cinq cents en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de rattraper le retard pris, un accord politique devait être conclu
entre l’ensemble des parties ivoiriennes pour réduire à quinze jours le délai
entre la publication des listes définitives et le vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.multipol.org/public/Articles/2008-09-27_G.LABERTIT_CI_epreuve_financiere.doc&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lire le texte dans sa version intégrale&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Copyright : © 2008 Guy LABERTIT. Tous droits
réservés.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mode officiel de citation : Guy LABERTIT, « Côte
d'Ivoire : l'épreuve financière avant les élections », &lt;em&gt;Multipol&lt;/em&gt;,
septembre 2008, &amp;lt;http://www.multipol.org&amp;gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ANALYSE : Et si la Mauritanie refusait la démocratie !</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/09/17/ANALYSE-%3A-Et-si-la-Mauritanie-refusait-la-democratie</link>
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    <pubDate>Fri, 19 Sep 2008 11:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Mohamed Saleck OULD BRAHIM</category>    
    <description>&lt;p&gt;Mohamed Saleck OULD BRAHIM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le début de sa longue marche, à partir d’Athènes en 507 avant J.C.,
jusqu’au putsch du 6 août 2008 à Nouakchott, la démocratie occidentale demeure
le système politique de gestion de la cité le moins mauvais de tous. Ne
serait-il pas étrange alors, de voir de nos jours des tyrans qui semblent si
préoccupés par son perfectionnement ? Comment donc, distinguer la vraie
foi de l’erreur des hérésies ? La junte militaire qui vient de porter un
coup de grâce contre la toute jeune démocratie mauritanienne semble bien en
avoir une autre idée.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Aux aguets, cette junte militaire et son cheval de Troie de parlementaires
&amp;quot;révisionnistes&amp;quot;, aux commandes d’un pouvoir acquis par la force depuis un
mois, se livrent inexorablement à un exercice fatidique de tentative de survie
au péril de la nation. Face à une opinion publique internationale, de plus en
plus intransigeante contre leur putsch, ils mettent les bouchées doubles pour
soustraire un maximum de soutien populaire tout-venant auprès d’une population
dépourvue. Désormais, tous les moyens sont bons pour susciter l’approbation
d’un coup d’État indigeste, perpétué contre la légalité constitutionnelle. Bien
concoctées et savamment peaufinées, les &amp;quot;bouffées&amp;quot; de soutien populaire sont
mises en scène par des médias publics insatiables, à travers d’interminables
tubes relayées par la télévision et la radio à plein temps. L’objectif tactique
primo de la junte est de présenter le coup d’État, non pas &amp;quot;tel quel&amp;quot;, comme
une action violente et illégitime visant à démolir la démocratie, mais plutôt
avec un charmant &amp;quot;new look&amp;quot; sournois. D’où, tout le vacarme médiatique pour
&amp;quot;vendre&amp;quot; ce coup d’État de trop au prix d’un acte de redressement
indispensable, une entreprise &amp;quot;salvatrice&amp;quot; pour soit disant perfectionner une
démocratie qui était fatalement en panne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.multipol.org/public/Articles/2008-09-19_M.S.OULD_BRAHIM_Mauritanie_democratie.rtf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lire le texte dans sa version intégrale&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Copyright : © 2008 Mohamed Saleck OULD BRAHIM. Tous droits
réservés.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mode officiel de citation : Mohamed Saleck OULD BRAHIM, «Et si
la Mauritanie refusait la démocratie !», &lt;em&gt;Multipol&lt;/em&gt;, septembre 2008,
&amp;lt;http://www.multipol.org&amp;gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Tchad : Habré et onze chef rebelles condamnés à mort par contumace</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/08/17/ACTU-%3A-Tchad-%3A-Habre-et-onze-chef-rebelles-condamnes-a-mort-par-contumace</link>
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    <pubDate>Sun, 17 Aug 2008 14:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ex-président tchadien Hissène Habré (1982-1990), en exil à Dakar et
poursuivi pour crimes contre l'humanité, et onze chefs rebelles tchadiens ont
été condamnés à mort par contumace le 15 août par la Cour criminelle à l'issue
d'une audience expresse pour &amp;quot;atteinte à la sécurité de l'Etat&amp;quot;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les douze condamnés ont été tous déclarés &amp;quot;coupables d'atteinte à l'ordre
constitutionnel, à l'intégrité et à la sécurité du territoire&amp;quot;, selon une
source judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trente et un autres membres de la rébellion ont été condamnés à des travaux
forcés à perpétuité après avoir été reconnus coupables &amp;quot;d'attentats dans le but
de détruire ou de changer le régime&amp;quot; du président tchadien Idriss Deby
Itno.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les condamnés à mort de la rébellion figure son principal leader, le
général Mahamat Nouri, un proche de l'ex-président Habré renversé en 1990 par
M. Deby, mais aussi ex-ministre de la Défense de ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour a également ordonné &amp;quot;la confiscation&amp;quot; des biens des condamnés qui
devront verser un franc CFA symbolique à titre de dommages et intérêts à
l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces condamnations ont été prononcées à la suite d'&amp;quot;une plainte de l'Etat&amp;quot;
contre les différents condamnés, a-t-on indiqué de source officielle, qui a
précisé qu'elle avait été déposée &amp;quot;en bonne et due forme&amp;quot; et avait &amp;quot;suivi son
cours normal&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;On est surpris par cette décision de la Cour&amp;quot;, a déclaré à l'AFP un avocat,
ayant requis l'anonymat, soulignant que l'examen de la plainte et la
délibération avaient pris &amp;quot;environ une heure à la Cour&amp;quot; pour se prononcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;On s'interroge aussi sur la condamnation commune d'Habré et des rebelles.
Faut-il y voir une lecture du pouvoir qui pense que la rébellion et Habré sont
de concert dans la préparation des attaques de la rébellion contre le régime?&amp;quot;,
s'est interrogée cette source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 2 et 3 février, après avoir traversé le Tchad d'Est en Ouest en
provenance de leurs bases arrières soudanaises en moins d'une semaine, les
rebelles avaient attaqué N'Djamena, acculant le président Deby dans son
palais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier les avait repoussés &lt;em&gt;in extremis&lt;/em&gt;, notamment avec un
soutien militaire de la France qui avait acheminé des munitions aux forces
régulières. Depuis, la rébellion s'était manifestée par des raids notamment en
avril et en juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des incursions de juin dans l'Est du pays, de violents combats avaient
opposé les forces gouvernementales à celles de la rébellion, en particulier à
Am Zoer où des affrontements avaient fait au moins 162 morts, selon une source
militaire tchadienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Je pense que s'il y a quelqu'un à condamner pour des crimes qu'il a commis
c'est bien Idriss Deby notamment à l'époque d'Hissène Habré et lors de son
avènement au pouvoir&amp;quot;, a déclaré à l'AFP M. Nouri, joint par téléphone depuis
Libreville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Nouri a aussi observé qu'après les 2 et 3 février, il y avait eu de
&amp;quot;nombreux morts parmi les populations civiles&amp;quot; et que l'opposant Ibni Oumar
Mahamat Saleh est porté disparu depuis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Réfugié au Sénégal depuis 1991, Hissène Habré est poursuivi pour crimes
contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &amp;quot;commission d'enquête sur les crimes et détournements&amp;quot; commis durant les
années Habré, créée après sa chute, a estimé à plus de 40.000, dont 4.000
identifiées nommément, le nombre de personnes mortes en détention ou exécutées
au cours de sa présidence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Sénégal a récemment modifié sa Constitution pour pouvoir le traduire
devant la justice. Ce pays a été mandaté en juillet 2006 par l'Union africaine
(UA) pour juger M. Habré &amp;quot;au nom de l'Afrique&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho), ONG
basée à Dakar et partie civile pour le procès au Sénégal de M. Habré, a
&amp;quot;désapprouvé totalement&amp;quot; cette condamnation, l'estimant &amp;quot;inique&amp;quot;, &amp;quot;politique&amp;quot;
et violant &amp;quot;un droit humain fondamental, le droit à la vie&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© AFP&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ANALYSE : Cambodge, réélection de Hun Sen sur fond de nationalisme et de justice internationale</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/08/08/ANALYSE-%3A-Cambodge-reelection-de-Hun-Sen-sur-fond-de-nationalisme-et-de-justice-internationale</link>
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    <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 00:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Alexis BACONNET</category>    
    <description>&lt;p&gt;Alexis BACONNET&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un climat marqué par les tensions nationalistes avec la Thaïlande
autour de la question du temple frontalier de Preah Vihear, ainsi que par la
fin de l’instruction du procès des Khmers rouges (procès devant débuter en
septembre 2008), le Cambodge vient de réélire, le 27 juillet 2008, Hun Sen,
chef de l’État en exercice depuis 1985.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le 8 juillet 2008, le temple de Preah Vihear (Nord du Cambodge), situé dans
la province éponyme, a été inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondial de
l’humanité. Ce temple, avait été déclaré propriété cambodgienne par un arrêt de
1962 de la Cour internationale de justice (CIJ). Depuis quelques années, avec
la décision du Cambodge de demander l’inscription de ce temple au patrimoine
mondial de l’humanité, un contentieux frontalier sous-jacent avec la Thaïlande
avait refait surface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S’il n’est plus question pour la Thaïlande de directement invoquer la
propriété du temple, celle-ci argue de la décision de la CIJ de 1962, qui ne
parle que du temple et non de la frontière naturelle que constituent le temple
et le territoire sur lequel il se trouve (un espace de 4,2 km2). En effet, pour
Bangkok, le site du temple contient une partie de la frontière thaïlandaise et,
par conséquent, un morceau d’un parc national thaïlandais. Paradoxalement, ce
temple bâti au XIe siècle par le roi khmer Suryavarman I se trouve
difficilement accessible sur le versant cambodgien (côté falaise), mais
beaucoup plus facilement sur son versant thaïlandais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce conflit frontalier renvoie à l’histoire de la péninsule. Pendant six
siècles (IXe-XVe), l’Empire Khmer a dominé la péninsule sud-est asiatique,
s’étalant sur le Cambodge, le Vietnam, le Laos et la Thaïlande. Les restes de
cet héritage se manifestent notamment par l’existence de vestiges
architecturaux datant de l’époque angkorienne aux limites du territoire
cambodgien. Plus tard, l’Empire s’effondrera sous les coups de boutoirs de
l’Empire Siamois (Ouest), de l’Empire de Champa (Est) et de l’Empire du Dai
Viêt (Nord), menacé d’absorption essentiellement par le Siam et plus
secondairement par le Champa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est paradoxalement la colonisation française (1863-1953) qui sauvera le
Cambodge de l’absorption totale par ses puissants voisins. Un traité
franco-siamois de 1867 (1) fera renoncer le Siam (Thaïlande) à sa souveraineté
sur le Cambodge en échange du contrôle des provinces de Battambang et de Siem
Reap avant qu’un autre traité en 1907, portant sur le tracé de la frontière
entre le Cambodge et le Siam, établisse le temple de Preah Vihear côté
cambodgien. Le contentieux entre la Thaïlande et le Cambodge reprendra une fois
l’indépendance cambodgienne proclamée, avant d’être tranché par la CIJ en
1962.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans avoir provoqué l’incident entre les deux pays, il semble que le
gouvernement cambodgien ait instrumentalisé cette question (comme lors des
élections de 2003), afin de susciter un réflexe nationaliste favorable à la
campagne pour la réélection du Premier ministre Hun Sen. De son côté, la
Thaïlande joue elle aussi sur le patriotisme tancé par la question des
frontières qui trouve une répercussion dans les conflits politiques
intérieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce point, les élections législatives qui devaient désigner la majorité
dont le Premier ministre émergerait dans ce régime parlementaire furent
absolument sans surprise, le Parti du Peuple Cambodgien (PPC, parti de Hun Sen)
gagnant les deux tiers de l’Assemblée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Né en 1952, Hun Sen dirige le Cambodge depuis 1985. Ancien cadre khmer rouge
ayant fui les purges intestines de l’Angkar Padevat (pour « organisation
révolutionnaire », l’expression Khmers rouges ayant été forgée par Norodom
Sihanouk et abondamment reprise par l’Occident) en se réfugiant au Vietnam
(1977), Hun Sen est revenu au Cambodge au bénéfice de l’invasion vietnamienne
de décembre 1978. Par cette invasion, le régime Khmer rouge du Kampuchéa
démocratique (nom donné au Cambodge par les Khmers rouges) prit fin, laissant
le pays en proie à une guerre civilo-internationale mêlant cambodgiens contre
vietnamiens et communistes contre anti-communistes. En janvier 1979, fut
proclamée la République Populaire du Kampuchéa, au sein de laquelle Hun Sen
devint d’abord Ministre des affaires étrangères en 1981, Président du Conseil
des ministres de 1985 à 1991, puis second Premier ministre (en raison de la
création d’un gouvernement de coalition) de 1993 à 1998 et, enfin, Premier
ministre depuis 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’objectif du PPC est d’acquérir une majorité solide à l’Assemblée lui
permettant de ne plus recourir, comme par le passé, à des gouvernements de
coalition. De son côté, le Funcinpec (Front Uni pour un Cambodge Indépendant
Neutre Pacifique et Coopératif, parti royaliste), très sérieusement mis en
difficulté par les dernières élections, s’est résigné à proposer, une fois de
plus, de rejoindre une coalition gouvernementale avec le PPC de Hun Sen. Le 5
août, le PPC n’avait toujours pas répondu à cette offre. Hun Sen a triomphé
d’une opposition morcelée, en bénéficiant notamment du sentiment national
développé autour de la question de Preah Vihear (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps, Hun Sen a gouverné en s’appuyant sur les institutions que
sont l’armée et l’administration, au sein desquelles il était majoritairement
représenté, ce pour compenser son déficit de soutien démographique à l’échelle
du pays. À défaut d’être soutenu par la population cambodgienne, il contrôlait
les rouages de l’État. Progressivement qualifié de « démocratie de
transition », reposant sur un système monarchique parlementaire, le Cambodge de
Hun Sen s’est petit à petit politiquement stabilisé, mais au prix de méthodes
parfois brutales. Au sujet du résultat des présentes élections sensées refléter
le vote de la population, le parti d’opposition de Sam Rainsy (PSR, Parti Sam
Rainsy), ancien ministre des finances (1993-1995) prétend que certains de ses
partisans ont disparu des listes (3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste le problème d’une corruption (pots de vin, frais cachés, évasion
fiscale, vol de biens nationaux) qui est aussi bien le fait de fonctionnaires
de tout grade que de dirigeants. Cette corruption qui absorbe un tiers des
ressources de l’État (4) et biaise la concurrence (achats à prix variable de
droits d’entrées sur le marché) se conjugue aux difficultés économiques
(concurrence chinoise, inflation…) et entretient une instabilité économique
pouvant remettre en cause la fragile stabilisation politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au procès des dirigeants Khmers rouges, il doit débuter fin août-début
septembre 2008 afin d’éviter de gêner le processus électoral en cours. Les
accusés comptent quatre hauts dirigeants du Kampuchéa démocratique (Khieu
Samphan, Nuon Chea, Ieng Sary, Ieng Thirith) et un dirigeant
« subalterne » (Kang Kech l alias « Duch ») ayant néanmoins été
le directeur du centre d’interrogation S-21 de Tuol Sleng. Khieu Samphan (né en
1931) était Président du Kampuchéa démocratique, Nuon Chea (né en 1927) était
Premier ministre, Ieng Sary (né en 1929) était Ministre des affaires étrangères
et Ieng Thirith (née en 1932), épouse du précédent était Ministre des affaires
sociales. Quant à Duch (né en 1943), il dirigeait le centre de sécurité du
parti communiste du Kampuchéa ou S-21. Au sein de cet ancien lycée de Phnom
Penh devenu centre de la police politique (Santebal), entre 14 000 et 17 000
personnes furent tuées après torture et interrogatoire. Ces dirigeants sont
responsables des 1,7 à 2,2 millions de personnes tuées durant le régime des
Khmers rouges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les raisons ayant retardé la concrétisation d’un procès sont nombreuses.
D’abord, l’invasion vietnamienne ayant renversé le régime du Kampuchéa se
trouvait préoccupée par des problèmes plus impérieux comme la guérilla des
Khmers rouges (un tribunal populaire révolutionnaire sous occupation
vietnamienne jugera et condamnera néanmoins en août 1979 Pol Pot et Ieng Sary à
mort par contumace, bien que ce jugement ne sera pas reconnu par la communauté
internationale en raison de sa non-conformité aux normes internationales).
D’autre part, l’ONU ne reconnaissait pas la République Populaire du Kampuchéa
en raison du fait qu’il s’agissait d’un régime institué par la guerre
d’agression menée par Hanoi. Plus tard, la perestroïka mettant fin à l’aide
soviétique au Vietnam, celui-ci se retira progressivement du Cambodge, laissant
place à l’installation de l’Autorité Provisoire des Nations Unies au Cambodge
(APRONUC), puis à la naissance d’une nouvelle Constitution démocratique en
1993. L’objectif premier était avant tout de consolider politiquement,
socialement et économiquement un pays sortant de vingt années de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, des ex-dirigeants comme Khieu Samphan ou Nuon Chea sont
demeurés longtemps influents à la tête de troupes dans la région autonome de
Païlin, à la frontière Thaïlandaise. Cette région, poche de résistance que les
Vietnamiens se sont jamais parvenus à réduire, jouissait notamment des
facilités frontalières ainsi que du commerce des pierres précieuses, de la
drogue et du bois pour se financer. Ensuite seulement est venue la question de
savoir qui serait jugé, Hun Sen étant un ancien cadre khmer rouge et de
nombreux anciens Khmers rouges ayant été intégrés dans l’armée nationale en
échange du dépôt de leurs armes et de l’amnistie. Puis s’est posée la question
du financement du procès (quelle proportion à la charge de l’ONU et quelle
proportion à la charge du Cambodge ?) et enfin celle de la composition du
tribunal spécial Khmers rouges (un tribunal mixte ONU-Cambodge,
mi-international mi-national sera retenu). Tous ces éléments additionnés
expliquent en grande partie le retard du procès qui a dû attendre l’année 2006
pour être mis en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains déplorent que le procès ne concerne que les dirigeants impliqués
dans les crimes commis sous le Kampuchéa démocratique, mais il ne faut pas
oublier à quel point il peut être polémogène de vouloir traduire en justice la
totalité des responsables des crimes commis durant cette période au sein de
l’ensemble de la population. Le régime des Khmers rouges a généré durant trois
ans et demi une profonde polarisation du corps social cambodgien. Vouloir
sanctionner tous les criminels, quelles que soient leurs implication, peut
conduire à générer plus de conflits qu’à en régler (au lendemain de la Seconde
Guerre mondiale la France s’était gardée d’épurer et de poursuivre tous les
individus compromis avec l’occupant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble donc plus sage de ne se pencher que sur le cas des dirigeants. La
solution pour le corps social serait peut être dans une sorte de Commission
vérité et réconciliation cambodgienne, inspirée de l’expérience sud-africaine.
Cependant, dans ce dernier cas, si la société était profondément divisée, la
violence y ayant eu cours n’était sans doute pas du même ordre, ni de la même
intensité qu’au Cambodge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la justice se saisisse tardivement de la question des crimes commis
au Cambodge sous le Kampuchéa démocratique, alors que Pol Pot (ancien chef de
l’Angkar) et Ta Mok (ancien commandant militaire) sont morts (respectivement en
1998 et en 2006), il faut saluer cet événement qui vise à clore le chapitre le
plus abominable de l’histoire cambodgienne.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;(1) Khemara JATI, citant Adhémard LECLÈRE, &lt;em&gt;in Histoire du Cambodge&lt;/em&gt;,
Paris, Librairie Paul Geuthner, 1914, pp. 490-491,
http://khemarajati.blogspot.com/2008/08/franco-siamese-treaty-of-1867.html.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Francis DERON, « Les élections cambodgiennes confortent le pouvoir
de Hun Sen », &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, 29 juillet 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) &lt;em&gt;Idem&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) &lt;em&gt;Idem&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/08/08/ANALYSE-%3A-Cambodge-reelection-de-Hun-Sen-sur-fond-de-nationalisme-et-de-justice-internationale#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>NOTE : La résistance libanaise est de nouveau investie du droit de la libération des terres occupées</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/08/02/NOTE-%3A-La-resistance-libanaise-est-de-nouveau-investie-du-droit-de-la-liberation-des-terres-occupees</link>
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    <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 03:36:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Abbas JABER</category>    
    <description>&lt;p&gt;Abbas JABER&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, à l’issue de trois semaines de tractations et de quatorze séances
tenues par la Commission chargée de la rédaction de déclaration ministérielle,
un accord a été conclu sur l’intégralité de la teneur de la déclaration
ministérielle et seul l’emploi de « quelques » termes a suscité les
« réserves » de certaines parties.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Indépendamment des réserves émises, la Commission a mis au point une
déclaration politique reconnaissant le droit du Hezbollah à recourir à tous les
moyens possibles pour libérer le territoire occupé par Israël par la formule
suivante : « &lt;em&gt;le droit du Liban, de son peuple, de son armée et de
sa résistance à poursuivre la libération du territoire libanais occupé à
Chebaa, Kfarchouba, la partie nord de Ghager et à défendre le Liban contre
toute attaque israélienne éventuelle&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi rédigé, le document sera transmis au Cabinet qui doit l’approuver
avant de le présenter au Parlement pour le soumettre à un vote de confiance. Ce
vote serait une simple formalité compte tenu que les principaux partis
politiques formant le gouvernement d’Union nationale sont également représentés
au Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cet accord, la Commission est parvenue à mettre fin à un différend sur
le rôle du Hezbollah. Tout au long des trois semaines de tractations, les
Libanais ont assisté à un affrontement politique opposant d’une part, le
Premier ministre Fouad Siniora et sa coalition majoritaire, qui ne voulaient
pas mentionner le droit du Hezbollah à reprendre par la force le territoire
libanais occupé, d’autre part, le Hezbollah et ses alliés, qui voulaient faire
figurer ce droit dans la déclaration du gouvernement d’Union nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, la consécration du droit de la résistance ne peut pas mettre fin
à la polémique que suscite le sujet des armes de la résistance. Le sort de
celles-ci serait tranché grâce à un dialogue national qui doit élaborer une
« stratégie de défense nationale » dessinant le rôle de l’Etat, de la
résistance et du peuple dans la libération et la défense du Liban.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>ANALYSE : Quel avenir pour la médiation électorale en Afrique ?</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/08/04/NOTE-%3A-Quel-avenir-pour-la-mediation-electorale-en-Afrique</link>
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    <pubDate>Sun, 03 Aug 2008 09:08:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Komi TSAKADI</category>    
    <description>&lt;p&gt;Komi TSAKADI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le début des années 1990, la quasi-totalité des pays africains sont
contraints d’organiser des élections multipartistes pour légitimer leurs
régimes. Le bilan de ces processus électoraux reste mitigé, car ces élections
ne débouchent pas nécessairement sur la démocratisation de nos pays ni sur
l’alternance. Pire encore, ces élections sont bien souvent source de conflits
politiques et de répressions sanglantes. L’exemple zimbabwéen vient une
nouvelle fois apporter la preuve que les élections représentent des périodes de
tensions sociales et politiques qui peuvent conduire à des conflits internes ou
même régionaux.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans ce contexte, le recours à une médiation internationale post-électorale,
qui tend à se généraliser sur le continent, et qui vise à amener les acteurs
politiques concurrents à la suite de ces élections à former un gouvernement
d’union nationale (cohabitation à l’africaine), ne règle en rien la crise
politique, laissant subsister les germes de conflictualité qui se réveilleront
lors des élections suivantes, quatre ou cinq ans après, sans oublier qu’il est
difficile aux partis de l’opposition qui cohabitent à l’africaine de renaître
de leurs cendres. Et c’est à juste titre que le principal parti d’opposition
parlementaire au Togo (Union des Forces de Changement) qui vient de désigner
son candidat (Gilchrist Olympio) à l’élection présidentielle de 2010, réclame à
grands cris des discussions directes avec le parti au pouvoir sur des reformes
consensuelles en prélude à ces présidentielles de 2010 en sollicitant (sans
succès) le médiateur burkinabé (le président Blaise Compaoré). Pourtant,
plusieurs observateurs de la scène politique du Togo s’accordent à dire que,
sans ces reformes, les prochaines échéances présidentielles risquent d’être
particulièrement conflictuelles compte tenue de la tradition d’élections
violentes et contestées dans ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La médiation électorale est le recours à une tierce personne pour régler les
conflits relatifs au processus électoral. Il s’agira pour le médiateur de
servir d’intermédiaire entre les partis politiques d’opposition et le
gouvernement afin d’apaiser les tensions pré et post-électorales et formuler
des propositions relatives au bon déroulement des élections. Comme l’admet
Robert Pastor , son implication peut conduire à la réussite d’une élection en
aidant le gouvernement et l’opposition à s’accorder sur des points divergents
en vue de l’organisation d’élections libres et transparentes et de garantir la
sécurité des populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il importe donc de repenser la pratique de la médiation électorale dont les
fondements politiques et juridiques sont indéniables, afin de pallier l’échec
de l’observation internationale des élections qui s’est révélée inadéquate pour
prévenir ou gérer ces crises électorales , et surtout, pour éviter que les
résultats électoraux soient falsifiés avec pour corollaire des contestations et
des répressions sanglantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.multipol.org/public/Articles/2008-08-03_K.TSAKADI_Mediation_electorale_Afrique.doc&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lire le texte dans sa version intégrale&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Copyright : © 2008, Komi TSAKADI. Tous droits
réservés.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mode officiel de citation : Komi TSAKADI, « Quel avenir
pour la médiation électorale en Afrique ? », &lt;em&gt;Multipol&lt;/em&gt;, août 2008,
&amp;lt;http://www.multipol.org&amp;gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>NOTE : La Francophonie entre dans la Constitution française</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/07/23/NOTE-%3A-La-Francophonie-entre-dans-la-Constitution-francaise</link>
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    <pubDate>Sun, 27 Jul 2008 22:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Marion JULIA</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Marion JULIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de Francophonie est entrée dans la Constitution française suite à
la réforme adoptée lundi 21 juillet par le Congrès. L'article 87, dans le titre
XIV intitulé &amp;quot;De la Francophonie et des accords d'association&amp;quot;, stipule ainsi
que &amp;quot;la République participe au développement de la solidarité et de la
coopération entre les États et les peuples ayant le français en partage&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le Secrétaire d'Etat à la Francophonie, Alain Joyandet, ce nouvel
article &amp;quot;permet de consacrer dans la loi fondamentale la part désormais
prépondérante de la francophonie dans la diplomatie française&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lien : &lt;a href=&quot;http://www.francophonie.org/&quot;&gt;site de l'Organisation
internationale de la Francophonie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : AFP / &lt;a href=&quot;http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?idrub=4&amp;amp;xml=080722134309.ch39o4hr.xml&quot;&gt;
TV5Monde&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ANALYSE : La Côte d’Ivoire à moins de six mois de l’élection présidentielle</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/07/13/ANALYSE-%3A-La-Cote-dIvoire-a-moins-de-six-mois-de-lelection-presidentielle</link>
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    <pubDate>Wed, 16 Jul 2008 02:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Guy LABERTIT</category>    
    <description>&lt;p&gt;Guy LABERTIT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix-huit mois après la signature de l’accord de Ouagadougou entre le
Président Laurent Gbagbo et le chef de l’ancienne rébellion des Forces
nouvelles Guillaume Soro, actuel Premier ministre, la Côte d’Ivoire est toute à
la préparation de l’élection présidentielle dont le 1er tour a été fixé au 30
novembre 2008.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les dernières difficultés pour la tenue du scrutin à la date prévue sont en
passe d’être résolues. Il s’agit essentiellement du désarmement des rebelles,
de l’établissement des listes électorales après la bonne tenue des audiences
foraines. Les bailleurs de fonds semblent traîner des pieds pour participer au
financement du processus électoral, mettant l’Etat ivoirien dans une situation
délicate, d’autant qu’il a assuré au premier trimestre 2008 le paiement de tous
ses arriérés auprès des institutions financières internationales. Suspendue
depuis 2004, la coopération a repris normalement avec les institutions de
Bretton Woods depuis avril 2008. Le chef de l’Etat a lancé une forte offensive
pour assainir la gestion du pays, à l’image de la lutte contre le racket sur
les routes de pays et de la mise en ordre du secteur café-cacao qui a entraîné
en juin 2008 des dizaines d’arrestations des plus hauts responsables des
organismes de gestion de la filière, libéralisée au début des années 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la Côte d’Ivoire, de retour sur la scène diplomatique, a accueilli du
10 au 13 juin, à Yamoussoukro, la réunion du « groupe des 77 + la
Chine » dans la perspective de l’établissement d’une charte de coopération
Sud/Sud. La visite du ministre français des Affaires étrangères Bernard
Kouchner, le 14 juin, a marqué formellement la normalisation des relations
entre la France et la Côte d’Ivoire. Le Front populaire ivoirien (FPI), dirigé
de 1988 à 2000 par l’actuel chef de l’Etat, a été l’hôte, les 14 et 15 juin, de
la réunion du Comité Afrique de l’Internationale socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les derniers points de l’Accord de Ouagadougou&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engagé le 22 décembre 2007, le regroupement des forces loyalistes (12 000
hommes) a été achevé dès le 24 janvier 2008 et officialisé par une cérémonie
solennelle au camp Galliéni d’Abidjan le 13 avril. Celui des combattants
rebelles, seulement engagé à la mi-mars, a connu un grand retard. Il a été
effectivement relancé le 3 mai 2008 vers les sites de Ferkéssédougou, Kani,
Odienné, Bouaké, Korhogo et Man d’une capacité d’accueil de 4500 hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre Guillaume Soro a fait preuve de sa volonté de voir se
réaliser au plus vite le désarmement des Forces nouvelles car il a dû affronter
de sérieuses résistances de la part de certains commandants de zones militaires
rebelles. Cela a été le cas de Koné Zacharia qui régnait en maître dans la
région 5 de Vavoua et de Séguéla. Il a été destitué de son poste de
commandement le 18 mai et séjourne actuellement au Burkina Faso sous le
contrôle des autorités de ce pays. Certains de ses hommes, réclamant son
retour, se sont mutinés à Séguéla le 28 juin. Ils ont finalement été regroupés
à Kani et désarmés. Auparavant les 16 et18 juin, à Bouaké dont le
« com’zone » est Chérif Ousmane, d’anciens combattants rebelles,
prétextant le non paiement de trois mois de solde, ont tiré dans les rues. La
population excédée s’est retournée contre eux faisant deux morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces graves incidents ont conduit le chef de l’Etat à se rendre à Séguéla et
à Vavoua le 14 juillet prochain pour appuyer l’action du Premier ministre dans
la perspective d’un désarmement rapide et effectif. « Celui qui ne désarme
pas est en dehors de la République et nous le traiterons comme un ennemi de la
paix » a-t-il souligné avec fermeté lors de l’annonce de son futur
déplacement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un groupe de travail sur la restructuration de l’armée, regroupant ex-forces
belligérantes, forces impartiales et société civile, a été installé le 19 mars
2008, conformément à l’accord de Ouagadougou. Toutefois, le décret relatif à la
réinsertion des éléments armés des Forces nouvelles dans la nouvelle armée est
toujours attendu. Le porte-parole du Premier ministre a proposé que 5000
éléments des Forces nouvelles rejoignent cette nouvelle armée, 5000 autres
étant intégrés dans la police, la gendarmerie, les douanes et les services des
eaux et forêts. Cette proposition de 10 000 éléments semble fortement
surévaluée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tenue des audiences foraines engagée en septembre 2007 a été prolongée
jusqu’au 15 mai 2008. Sur 617 420 requêtes reçues sur toute l’étendue du
territoire, 586 755 jugements supplétifs ont été délivrés. Ces résultats,
acceptés par tous, montrent que le nombre de « sans papiers » a été
très largement surestimé par l’opposition, notamment par Alassane Dramane
Ouattara président du Rassemblement des républicains (RDR), qui avançait une
évaluation, reprise par la presse internationale, se situant autour de trois
millions. La Commission électorale indépendante (CEI) a annoncé la publication
le 31 août 2008 des nouvelles listes électorales qui vont aussi prendre en
compte les nouveaux citoyens ayant atteint l’âge de dix-huit ans. Par ailleurs,
le représentant du secrétaire général de l’ONU, M. Choi Young-Jin,
certificateur du processus, a remis le fichier électoral de base officiel à la
CEI prenant en compte 10 190 lieux de vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès le début du mois de mai, le processus d’installation des commissions
électorales indépendantes (CEI) départementales, sous-préfectorales et
communales a été engagé. Il en ira de même pour les Ivoiriens de l’extérieur.
Depuis la mi-mai, la Sagem et l’Institut national de la statistique, sous
l’autorité de la CEI, travaillent aux opérations d’enrôlement et
d’identification des citoyens ivoiriens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le financement de la période électorale n’est pas encore assuré. Un point a
été effectué le 3 juillet autour du représentant du facilitateur Blaise
Compaoré, en présence du ministre ivoirien des Finances et des partenaires
extérieurs. Outre l’organisation des élections avec le coûteux système
d’identification, il faut financer le service civique qui a démarré le 26 mai,
le Programme national de réinsertion et de réhabilitation, et les programmes
d’urgence. Sur un budget global de l’ordre de 220 milliards de francs CFA (335
millions d’euros), l’Etat ivoirien, dont la trésorerie est très tendue à
l’heure actuelle, en prend 145 à sa charge. Au 30 juin 2008, il a décaissé 59
milliards, le reliquat devant être étalé sur les cinq mois à venir. A la même
date, les bailleurs de fonds n’ont mobilisé que 7 % des ressources auxquelles
ils se sont engagés. L’Union européenne devrait s’engager plus avant, à hauteur
de 16 milliards de francs CFA, dans le cadre du 10 ème FED. Un coup
d’accélérateur est nécessaire, mais il semble excessif de penser que l’échéance
du 30 novembre soit reconsidérée pour des raisons financières.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est dans ce contexte que se tient le 10 juillet à Ouagadougou, capitale du
Burkina Faso, la cinquième réunion du Comité d’évaluation et d’accompagnement
(CEA) de l’accord de Ouagadougou. La troisième réunion du Cadre permanent de
concertation, intégrant les présidents du PDCI et du RDR, s’était tenue le 9
mai à Yamoussoukro, accordant un satisfecit à l’ensemble des actions conduites
depuis l’accord de Ouagadougou et des accords complémentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le climat politique, économique et social à l’intérieur de la Côte
d’Ivoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan politique, les principaux partis ont signé « un code de bonne
conduite », le 24 avril, en présence du secrétaire général des Nations Unies
Ban Ki Moon qui a effectué une visite exceptionnelle de 48 heures en Côte
d’ivoire. La campagne est lancée depuis plusieurs mois sur le terrain. Pour le
Front populaire ivoirien (FPI), elle est conduite par son Président P. Affi
N’Guessan (Nord du pays) et deux vice-présidents Simone Gbagbo (Centre) et
Mamadou Koulibaly (Sud). Henri Konan Bédié a tenu quelques meetings pour le
Parti démocratique de Cîte d’Ivoire (PDCI), à Abidjan et à l’intérieur du pays.
Pour le Rassemblement des républicains (RDR), A.D. Ouattara a désigné le
ministre de l’Agriculture Amadou Gon Coulibaly directeur de sa campagne, mais
laisse surtout à son bras droit, Henriette Diabaté, le soin de mobiliser ses
partisans. Dans le cadre de cette action politique classique, on discerne mal
l’engagement spécifique des Forces nouvelles dont le premier responsable
Guillaume Soro est totalement accaparé par ses fonctions d’Etat. Lors du
congrès du RDR en février, son président, A.D. Ouattara, a reçu mandat de nouer
une alliance politique avec les Forces nouvelles qui tarde à se
concrétiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter que l’ancien Président intérimaire du PDCI, Laurent Dona-Fologo,
président du Conseil économique et social, soutient la candidature de Laurent
Gbagbo à la présidentielle à travers le Rassemblement pour la paix (RPP),
mouvement de soutien aux institutions de la République, créé le 30 avril 2003
et qui s’est officiellement constitué en parti politique le 29 mai 2008.
Dénommé désormais Rassemblement pour la paix, le progrès et le partage, Le RPPP
va présenter ses propres candidats aux élections législatives et locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix
(RHDP) réunissant le PDCI, le RDR et quelques partis plus modestes, le
Président Gbagbo est soutenu par le Conseil national pour la résistance et la
démocratie (CNDR). Le CNDR regroupe des partis politiques dont le plus
important est le FPI, mais aussi des ONG, des syndicats et mouvements divers
ainsi que des personnalités à l’image de l’écrivain Bernard Dadié, ancien
ministre d’Houphouët-Boigny, qui en assure la présidence depuis sa création en
2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son côté, l’ancien chef rebelle ivoirien Ibrahim Coulibaly, dit IB, s’est
déclaré candidat au prochain scrutin présidentiel au nom du parti UNIR qu’il a
constitué en 2007. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis
janvier 2008 pour un nouveau projet de coup d’Etat et a été condamné, le 4
juin, à Paris, à quatre ans de prison ferme dans une affaire de mercenariat
déjouée en août 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la campagne électorale est d’ores et déjà engagée, le climat politique a
été profondément marqué par l’arrestation en juin des principaux responsables
des organismes de gestion de la filière café-cacao, libéralisée au début des
années 2000. Suite à la saisine par le chef de l’Etat du procureur de la
République, le 11 octobre 2007, pour éclairer l’opinion nationale sur
« les graves accusations de détournements de fonds dans la filière
café-cacao », une information judiciaire a été ouverte dans un premier temps
contre vingt-trois personnes qui ont été mises en examen et incarcérées. La
liste initiale a été élargie puisque 36 personnes avaient été arrêtées à la
date du 1er juillet. Nombre d’entre elles sont proches aussi bien du PDCI que
du FPI. Le FPI a cependant soutenu officiellement cette opération voulue par le
chef de l’Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier a confié à son conseiller Aubert Zohoré la mission de réfléchir à
une réorganisation de la filière café cacao qui repose aujourd’hui sur cinq
organismes : le Fonds de développement et de promotion des activités des
producteurs de café et de cacao (FDPCC), la Bourse du café cacao (BCC), le
Fonds de régulation et de contrôle café cacao (FRC), le Fonds de garantie de
coopératives café cacao (FGCCC) et l’Autorité de régulation du café et du cacao
(ARCC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le même temps, la lutte contre le racket organisé par l’armée et la
police sur les routes du pays a réellement été engagée. Le chef d’Etat-major,
le général Philippe Mangou, a rendu effectives, à partir du 2 juin, de
nouvelles mesures pour mettre un terme à ce fléau dont l’impact économique et
social est considérable. Selon un récent rapport de la Banque mondiale, rendu
public à Abidjan le 9 juillet, le racket sur les routes coûte entre 90 et 150
milliards de francs CFA par an (150 à 230 millions d’euros), soit l’équivalent
de 35% à 55% des dépenses d’investissement inscrites au budget 2007 de l’Etat
ivoirien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces opérations de moralisation, qui pourraient atteindre certains membres du
gouvernement et provoquer un remaniement ministériel, sont d’autant plus
appréciées que des mouvements de protestation contre la vie chère sont apparus
au tout début du mois d’avril. Rapidement maîtrisés par une baisse sensible des
taxes sur les produits de première nécessité, ils pourraient renaître avec
l’augmentation spectaculaire (29% à 44%), depuis le 7 juillet, des prix des
carburants, artificiellement bloqués depuis trois ans, et du coût des
transports que le gouvernement veut limiter à 20 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre de l’Economie Charles Diby Koffi vise un taux de croissance de
l’ordre de 3% en 2008 pour l’économie du pays où 38 % de la population vivent
avec moins d’un dollar par jour. Malgré une trésorerie tendue, l’Etat ivoirien
essaie d’honorer le paiement au secteur privé de sa dette intérieure. Près de
38 milliards de francs CFA ont été versés aux opérateurs économiques pendant
les cinq premiers mois de l’année, ce qui ne représente cependant que 16 % de
cette dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’extension du Port d’Abidjan vers l’île Boulay qui s’inscrit dans une
ambitieuse dynamique économique régionale a été symboliquement engagée, le 11
juin, avec la pose de la première pierre du futur pont reliant Yopougon à l’île
Boulay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Côte d’Ivoire a signé le 30 juin un accord d’étape avec l’Union
européenne dans le cadre des négociations d’un nouveau partenariat économique
(APE), lui permettant notamment d’éviter de lourdes pénalités sur ses
exportations de cacao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le domaine des médias, le Premier ministre a pris l’initiative d’une
rencontre, le 28 mai, avec les professionnels de ce secteur, dans le but de
sceller un partenariat responsable dans la perspective des prochaines
élections. C’était à l’occasion de l’ouverture du « Forum national sur la
mission des médias en période électorale ». Il y a quelques mois, le 3 décembre
2007 exactement, le chef de l’Etat devant l’Union internationale de la presse
francophone avait exprimé son souci de voir se professionnaliser tous les
acteurs de ce secteur. Le 9 juin, le Conseil national de la presse a accordé un
délai de 45 jours à l’ensemble des journaux du pays, dont certains avaient été
suspendus le 2 juin, pour se mettre en conformité avec la loi qui régit la
profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Côte d’Ivoire de retour au plan diplomatique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La visite de travail de 48 heures, les 23 et 24 avril derniers, du
secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à Abidjan a symboliquement consacré le
retour à la paix en Côte d’Ivoire. Quelques jours auparavant, le Président
ivoirien était intervenu à New York devant le Conseil de sécurité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite au passage de son chef d’Etat à New York, la Côte d’Ivoire a accueilli
dans sa capitale Yamoussoukro, du 10 au 13 juin, une réunion du « groupe
des 77 plus la Chine ». C’était une première en Afrique subsaharienne. Cette
réunion a préparé la Conférence des Nations Unies sur la coopération Sud/Sud
dont l’organisation est prévue pour le premier trimestre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 juin, le Président ivoirien a assisté à la séance d’ouverture de la
réunion du Comité Afrique de l’Internationale socialiste qui a rassemblé une
trentaine de délégations d’Afrique et d’Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Xème sommet de la CEN SAD à Cotonou, les 17 et 18 juin, traitant de la
crise alimentaire mondiale, la 34ème session de la CEDEAO à Abuja le 23,
consacrée aux liaisons intracommunautaires, et le XIème sommet de l’Union
africaine réuni à partir du 30 juin en Égypte à Charm el Cheikh, ont rythmé une
activité diplomatique intense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La visite à Abidjan, le 14 juin, du ministre français des Affaires
étrangères, Bernard Kouchner, s’est inscrite dans le cadre de la normalisation
formelle des rapports entre la France et la Côte d’Ivoire, après le passage en
décembre dernier du ministre de la Défense Hervé Morin. Se saisissant des
propositions du président français Nicolas Sarkozy dans son discours du Cap, le
28 février, le Président ivoirien n’a pas fait mystère dans de récentes
interviews, notamment sur France 24 le 6 juin, de sa volonté de rediscuter des
liens entre les deux pays en matière de défense et de sécurité. Cela devrait
déboucher sur la fermeture de la base militaire française de Port-Bouet où
stationne le 43ème BIMA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l’heure, la Force Licorne maintient toujours 1800 hommes en Côte
d’Ivoire. Ils étaient 3 300 au moment de la signature des accords de
Ouagadougou en mars 2007. C’est le général Philippe Houbron qui succède à
partir du 11 juillet au général Bruno Clément-Bollée à la tête de cette force.
En quittant ses fonctions, ce dernier a établi un bilan plutôt optimiste de
l’évolution de la situation en matière de sécurité au cours de l’année
écoulée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme prévu, le lycée français d’Abidjan Blaise Pascal rouvrira ses portes
le 2 septembre 2008, ce qui devrait faciliter le retour en Côte d’Ivoire de PME
françaises, dont 150 ont fermé après les événements de novembre 2004. Cela
devrait aussi accélérer celui de la Banque africaine de développement (BAD)
délocalisée à Tunis depuis 2003. Une nouvelle délégation du MEDEF conduite par
son responsable Afrique Patrick Lucas était présente à Abidjan le 9 juin. Selon
l’AFP, les 600 entreprises françaises implantées en Côte d’Ivoire représentent
en chiffre d’affaires 30 % du PIB du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le Président Gbagbo a reçu, le 25 juin, l’ancien ministre
français de la Coopération Charles Josselin, venu à Abidjan au titre de
Président de Cités Unies France à l’invitation de l’Union des villes et
communes de Côte d’ivoire (UVICOCI). Cette visite de travail avait pour objet
de préparer des rencontres Europe/Afrique autour de la coopération
décentralisée, dont l’organisation est prévue à Abidjan en septembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En guise de conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S’il faut se garder de toute euphorie au regard des dernières difficultés à
résoudre, la Côte d’Ivoire a confirmé son retour dans l’arène internationale à
moins de six mois du scrutin présidentiel. Malgré les derniers soubresauts
d’anciens chefs rebelles que la fin de la guerre et le redéploiement des
autorités de l’Etat privent définitivement de leur rente exceptionnelle, le
processus de paix est inéluctable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce climat pré-électoral, les opérations spectaculaires de moralisation
de la gestion économique du pays ne peuvent que contribuer à apaiser un climat
social fragile en raison de la vie chère et de la permanence d’une grande
pauvreté pour plus d’un tiers de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après cinq ans de crise et un terrible isolement au plan régional, la Côte
d’Ivoire a renoué de façon volontariste avec une dynamique économique tournée
vers les pays du Sahel. L’invitation à une visite officielle, lancée le 8
juillet au Président Laurent Gbagbo par son homologue burkinabé Blaise
Compaoré, est le symbole de cette unité ouest-africaine retrouvée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, de nouveaux rapports, plus empreints de respect mutuel, sont en train
de se dessiner entre la France et la Côte d’Ivoire.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/07/13/ANALYSE-%3A-La-Cote-dIvoire-a-moins-de-six-mois-de-lelection-presidentielle#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>ACTU : La dernière tournée européenne de George Bush</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/06/12/ACTU-%3A-La-derniere-tournee-europeenne-de-George-Bush</link>
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    <pubDate>Fri, 13 Jun 2008 04:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Philippe BOULANGER</category>    
    <description>&lt;p&gt;Philippe BOULANGER&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;George W. Bush poursuit cette semaine sa dernière tournée en Europe. A cette
occasion, il rend visite aux dirigeants de trois alliés majeurs des
Etats-Unis : l’Italie, la France et l’Allemagne. Avant de quitter la
Maison Blanche en janvier 2009, le président Bush tente de relancer le lien
transatlantique quelque peu érodé ces derniers mois.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le directeur de la CIA, Michael Hayden, ne cache pas que les turbulences
euro-atlantiques sont davantage devant nous que derrière nous. L’enjeu réside
déjà dans la stratégie à adopter face aux menaces que représente le terrorisme,
souvent réticulaire mais bien organisé et parfois appuyé par des Etats hostiles
à l’Occident, pour la sécurité des démocraties. Les Américains abordent le
terrorisme sous l’angle d’une guerre totale, qu’ils entendent mener de manière
unilatérale si nécessaire, tandis que les Européens préconisent un renforcement
du multilatéralisme et du droit international dans le cadre des Nations unies.
Les tensions apparues lors de la guerre en Irak n’ont diminué qu’en surface,
mais le problème de fond demeure. Nul étonnement, donc, à voir Bush insister
auprès des Européens pour que ceux-ci durcissent leur politique à l’encontre de
l’Iran et de son ambition nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question énergétique est également au cœur de la relation stratégique
transatlantique, bien qu’elle soit souvent passée sous silence. Avec l’envolée
des prix du pétrole, des voix s’élèvent outre-Atlantique pour qu’une réelle
coopération énergétique soit mise en œuvre entre Européens et Américains.
Ceux-ci doivent se montrer plus ouverts à cette coopération, ceux-là doivent
pouvoir parler d’une seule voix. Rien ne dit que les deux parties sauront
s’entendre sur ce sujet-là également. Ces conceptions opposées des relations
internationales pourraient, à travers ces deux enjeux – lutte contre le
terrorisme et question énergétique –, jeter une ombre sur la commémoration,
l’année prochaine, des soixante ans de l’OTAN.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : L'état d'urgence prorogé de deux ans en Egypte</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/05/27/ACTU-%3A-Letat-durgence-proroge-de-deux-ans-en-Egypte</link>
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    <pubDate>Tue, 27 May 2008 12:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement égyptien a approuvé, lundi 26 mai, la prorogation de l'état
d'urgence, en vigueur depuis près de 27 ans, de deux ans à partir du 1er juin,
à la demande du gouvernement, une décision vivement critiquée par l'opposition
islamiste et des ONG.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Une source parlementaire a indiqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat que
le Parlement, dominé par le Parti national démocrate du chef de l'Etat, avait
approuvé la décision du président Hosni Moubarak, transmise par son Premier
ministre Ahmad Nazif au président du Parlement Ahmed Fathi Sorour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imposée depuis l'assassinat du président Anouar al-Sadate par des islamistes
en octobre 1981, cette loi d'exception, dont la levée est l'une des principales
revendications de l'opposition, a été systématiquement reconduite depuis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La décision consiste à &amp;quot;proroger l'état d'urgence (...) de deux ans à partir
du 1er juin, pour une période s'achevant avec l'adoption d'une loi
antiterroriste&amp;quot;, avait affirmé l'agence officielle Mena.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Nazif a renouvelé la promesse du gouvernement &amp;quot;de n'utiliser la loi
d'urgence que dans la lutte contre le terrorisme (...) et pour protéger la
sécurité de la patrie et des citoyens&amp;quot;, d'après Mena.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Le gouvernement (...) n'a utilisé les articles de la loi d'urgence avec
dureté que pour l'objectif qu'il s'est fixé, à savoir la lutte contre
terrorisme&amp;quot;, a-t-il ajouté devant le Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des ONG accusent les autorités, qui démentent, d'utiliser l'état d'urgence
pour affaiblir l'opposition, et craignent que la loi antiterroriste censée le
remplacer ne serve les mêmes objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'état d'urgence accorde notamment au ministre de l'Intérieur le droit
discrétionnaire de maintenir en prison tout individu représentant un &amp;quot;danger
pour la sécurité publique&amp;quot;, même lorqu'il a purgé sa peine, et autorise les
autorités à renvoyer des civils devant la justice militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le président Moubarak avait promis, pendant la campagne électorale pour la
présidentielle de septembre 2005, d'abolir l'état d'urgence, avant de déclarer
qu'il ne serait levé que lorsqu'une loi antiterroriste serait adoptée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre des Affaires juridiques, Moufid Chehab, avait assuré à l'été
2007 que l'état d'urgence serait aboli en 2008, même si la loi antiterroriste
n'était pas prête d'ici là.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Frères musulmans, principal groupe d'opposition du pays qui contrôle un
cinquième des sièges du Parlement, a dit son &amp;quot;rejet&amp;quot; de la prorogation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Il n'y aucune justification constitutionnelle (à cette décision). Nous
vivons sous état d'urgence depuis que Moubarak est au pouvoir (1981) (...),
cela fait partie de notre vie quotidienne alors que c'est une loi d'exception&amp;quot;,
a affirmé à l'AFP Essam al-Aryane, un porte-parole de la confrérie islamiste,
interdite mais relativement tolérée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;La loi antiterroriste n'ajoutera rien. Les lois existantes sont amplement
suffisantes pour assurer la sécurité&amp;quot; de l'Egypte, a-t-il estimé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Hafez Abou Saada, de l'Organisation égyptienne pour les droits de
l'Homme, la décision est &amp;quot;anticonstitutionnelle&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;L'état d'urgence est l'une des premières causes des violations des droits
de l'Homme en Egypte depuis des décennies. Par définition, il mis en place
quand un pays traverse une période de danger comme une guerre ou une
catastrophe naturelle, ce qui n'est pas le cas&amp;quot;, a-t-il déclaré à l'AFP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hossam Bahgat, de l'Initiative égyptienne pour les droits de la personne, a
fait part de sa déception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Nous sommes extrêmement déçus. L'Egypte n'a pas besoin d'état d'urgence. Le
président Moubarak avait fait un certain nombre de promesses pendant sa
campagne de 2005 et il n'en a honoré aucune&amp;quot;, a-t-il dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a environ une semaine, le Conseil national des droits de l'homme
(CNDH), une instance gouvernementale, avait estimé que l'état d'urgence n'avait
plus lieu d'être. Et début mai, une vingtaine d'ONG ont appelé à son
abrogation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© AFP&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/05/27/ACTU-%3A-Letat-durgence-proroge-de-deux-ans-en-Egypte#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Michel Sleimane, élu président du Liban après 18 mois de crise, appelle à l'unité</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/05/26/ACTU-%3A-Michel-Sleimane-elu-president-du-Liban-apres-18-mois-de-crise-appelle-a-lunite</link>
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    <pubDate>Mon, 26 May 2008 10:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau président du Liban Michel Sleimane a lancé un appel à l'unité
dimanche 25 mai, en prêtant serment après son élection par le Parlement,
premier pas vers la remise en marche du pays miné par 18 mois de crise et des
violences meurtrières.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le général Sleimane, commandant en chef de l'armée depuis 1998, aura pour
lourde tâche d'amorcer la réconciliation entre deux camps profondément
divisés : la majorité antisyrienne, soutenue par les Occidentaux et
l'Arabie saoudite, et l'opposition menée par le Hezbollah chiite, alliée de
l'Iran et de la Syrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a été élu par 118 députés, sur un total de 127.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau président, dont l'élection a été accueillie par des tirs de joie
dans les rues de Beyrouth et des feux d'artifice à travers le pays, a ensuite
prêté serment devant les députés, appelant les Libanais à l'unité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Unissons-nous, et travaillons en vue d'une solide réconciliation, a dit
Michel Sleimane. Nous avons payé cher notre unité nationale. Préservons la, la
main dans la main&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a souhaité l'établissement de relations diplomatiques avec la Syrie,
ancienne puissance de tutelle du Liban, et la mise en place d'une stratégie de
défense contre les violations par Israël du territoire libanais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'est aussi engagé à appuyer la mise en place du tribunal international
chargé de juger les assassins de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, tué le 14
février 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau président a ajouté que les armes présentes au Liban ne devaient
être pointées que sur les ennemis du pays, en référence au coup de force armé
mené début mai à Beyrouth par l'opposition chiite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'élection de Michel Sleimane, alors que le Liban était sans président
depuis novembre 2007, fait suite à la signature, le 21 mai à Doha, d'un accord
négocié &lt;em&gt;in extremis&lt;/em&gt; par le Qatar pour sortir le pays de la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour saluer cette élection, deux semaines après une flambée de violence qui
a fait 65 morts, le pays était pavoisé hier de drapeaux libanais et de
portraits du général Sleimane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un parterre de personnalités étrangères assistait à l'élection, dont l'émir
du Qatar Hamad ben Khalifa al-Thani.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des représentants de pays soutenant chacun des deux camps libanais étaient
présents, notamment d'un côté le ministre saoudien des Affaires étrangères
Saoud al-Fayçal, de l'autre ses homologues iranien Manouchehr Mottaki et syrien
Walid Mouallem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'élection a été saluée par le président américain George W. Bush, suivi par
de nombreuses capitales étrangères dont Londres et Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux camps, majorité et opposition, étaient d'accord depuis plusieurs
mois sur le nom du général Sleimane, 59 ans, resté à l'écart des rivalités
politiques et confessionnelles. Mais les luttes autour de la formation d'un
gouvernement d'union, réclamé par l'opposition, empêchaient l'élection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette élection amorce la relance des institutions du pays, miné par la
crise, par les violences et par la série d'attentats qui a visé depuis 2004 le
bloc antisyrien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le nouveau président a prévenu qu'il ne pourrait assurer seul la
sécurité du Liban. &amp;quot;La sécurité ne peut être gagnée par la force, mais à
travers une volonté politique. Un seul parti ne peut seul construire le pays&amp;quot;,
a-t-il averti avant son élection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord de Doha a soulevé un vent d'optimisme au Liban. Mais, s'il
désamorce les tensions, il laisse en suspens des questions de fond, comme celle
de l'armement du Hezbollah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les violences du début mai à Beyrouth, où des militants chiites de
l'opposition et des partisans sunnites du gouvernement se sont affrontés,
laissent présager d'une réconciliation difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par les armes, l'opposition a eu gain de cause sur sa principale
revendication, une minorité de blocage dans le futur gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Hezbollah, seule milice libanaise encore officiellement armée, sort même
doublement gagnant, puisque la question de son désarmement n'a pas été mise sur
la table.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sitôt le président élu, l'actuel gouvernement, dirigé par le Premier
ministre Fouad Siniora, est devenu démissionnaire de facto. Les consultations
doivent commencer rapidement pour former le gouvernement qui mènera le pays
vers les élections générales du printemps 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© AFP&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/05/26/ACTU-%3A-Michel-Sleimane-elu-president-du-Liban-apres-18-mois-de-crise-appelle-a-lunite#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>REVUE : &quot;Le multiculturalisme&quot;, L'observateur des Nations Unies (2007-II)</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/05/07/REVUE-%3A-Le-multiculturalisme-Lobservateur-des-Nations-Unies-2007-II</link>
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    <pubDate>Fri, 09 May 2008 01:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier numéro de la revue de l’Association française pour les Nations
Unies (&lt;a href=&quot;http://afnuaix.free.fr/obs/observateur.HTM&quot;&gt;AFNU&lt;/a&gt;, Section
Aix-en-Provence) vient de sortir avec un dossier spécial consacré au
multiculturalisme.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;ins&gt;SOMMAIRE&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Première partie - Penser le multiculturalisme en droit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment penser le multiculturalisme en droit ?&lt;br /&gt;
Roger Cotterrell et André-Jean Arnaud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Multiculturalisme et fractionnements des référents culturels : la
dérive vers la question de &amp;quot;l'origine&amp;quot;&lt;br /&gt;
Geneviève Koubi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rhétorique du multiculturalisme&lt;br /&gt;
Guy Haarscher&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxième partie - Le droit international dans un monde
multiculturel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Multiculturalism and International Law&lt;br /&gt;
Nisuke Ando&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The recognition and protection of cultural diversity in International
law&lt;br /&gt;
Georg Nolte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rules of natural and positive (International) law in multicultural
world&lt;br /&gt;
Vladimir-Djuro Degan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisième partie - Droits des peuples, droits de l’homme et
multiculturalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autonomie culturelle des nations et des peuples&lt;br /&gt;
Stéphane Pierré-Caps&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Multiculturalisme et droits de l'homme : aspects juridiques&lt;br /&gt;
Emmanuel Decaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Multiculturalisme et discrimination positive dans l'ordre juridique
international&lt;br /&gt;
Fernand de Varennes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La participation à la vie publique dans les sociétés multiculturelles&lt;br /&gt;
Romélien Colavitti&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le multiculturalisme aux miroirs de la jurisprudence de la Cour EDH&lt;br /&gt;
Julie Ringelheim&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quatrième partie - Droits des minorités et
multiculturalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Multiculturalisme et droits des minorités en Europe&lt;br /&gt;
Péter Kovács&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The cultural and political autonomy of minorities&lt;br /&gt;
Geoff Gilbert&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cinquième partie - Expérimenter le multiculturalisme en
droit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le multiculturalisme en droit : l'expérience canadienne&lt;br /&gt;
François Crépeau et Idil Atak&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le multiculturalisme dans le Pacifique&lt;br /&gt;
Paul de Deckker&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diversités culturelle et biologique pour un développement durable ?
Eléments de réflexion&lt;br /&gt;
Sophie Clément&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/05/07/REVUE-%3A-Le-multiculturalisme-Lobservateur-des-Nations-Unies-2007-II#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Dimitri Medvedev, novo presidente da Rússia sob a sombra de Putin</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/05/07/ACTU-%3A-Dimitri-Medvedev-novo-presidente-da-Russia-sob-a-sombra-de-Putin</link>
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    <pubDate>Wed, 07 May 2008 21:31:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O novo presidente da Rússia, Dmitri Medvedev, que tomou posse neste 7 de
maio, rompe com o estilo de seu predecessor - é jovem, mais moderno, mais
afável - mas é um puro produto da era Putin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aos 42 anos, foi impulsionado à chefia do maior país do mundo pela única
vontade de seu mentor, Vladimir Putin, 13 anos mais velho, que se tornará seu
primeiro-ministro - um cenário inédito na história da Rússia.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;É descrito muitas vezes como um &amp;quot;tecnocrata&amp;quot; pragmático, formado à sombra do
presidente e partidário do rígido controle político exercido por seu
mentor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De rosto juvenil, Medvedev também deve sua ascensão política dentro da elite
russa a Putin, que contratou o então jovem e brilhante advogado no início dos
anos 90 para ajudar no departamento de Relações Exteriores do governo de São
Petersburgo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Em cinco anos de trabalho, destacou-se por dar soluções jurídicas em casos
de malversações que poderiam ter respingado em Vladimir Putin, segundo a
imprensa russa e antigas autoridades políticas locais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Após coordenar a campanha presidencial de Putin em 2000, Medvedev foi
nomeado chefe de gabinete no Kremlin e, em seguida, presidente da Gazprom, a
jóia da coroa do setor energético russo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Em suas diferentes funções, assistiu à tomada de controle dos meios de
comunicação e ao sufocamento da oposição, sem que ficasse claro seu papel em
tudo isso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No entanto, foi a decisão de Putin de nomeá-lo primeiro vice-ministro em
novembro de 2005, encarregado de projetos nacionais na área sanitária,
educacional e de moradia, que iniciou os rumores de sua provável eleição como
sucessor de Putin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Desde então, o candidato Medvedev só tem um programa: a fidelidade a
Vladimir Putin e a continuação de sua obra. Discreto, ele oferece uma imagem
tranqüilizadora, melhor do que a do atual presidente, alvo de muitas críticas
antiocidentais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Com Medvedev, a Rússia parece seguir para o bom caminho, o da modernização.
A eleição de Medvedev é um sinal para os russos e para o Ocidente&amp;quot;, considera
um diplomata europeu em Moscou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mas o Ocidente se equivocaria se der como certa uma grande abertura por
parte da Rússia ou se subestimar suas ambições, adverte Alexander Rahr,
especialista sobre a Rússia na Sociedade Alemã para a Política Exterior, com
sede em Berlim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Se quisermos voltar a fazer da Rússia um 'sócio júnior', como nos anos 90,
chegaremos rapidamente a um conflito. Medvedev oferece talvez um rosto
simpático, mas quer que o respeitem&amp;quot;, diz Rahr.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O candidato do Kremlin já advertiu em janeiro que a Rússia não será &amp;quot;o aluno
bonzinho ou o figurante&amp;quot; que os ocidentais viam em Moscou nos anos 90.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As relações com o Ocidente dependerão também do futuro presidente americano,
quer se trate do republicano anti-russo John MacCain, ou de algum dos
democratas, tradicionalmente pouco inclinados a Moscou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Estados Unidos e Rússia terão que cooperar, sejam quais forem seus
dirigentes. É inevitável&amp;quot;, afirmou Medvedev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nascido em 14 de setembro de 1965, Medvedev é filho único de Anatoly
Medvedev, um professor do Instituto Tecnológico de Leningrado e de Yulia,
professora de filologia no instituto Gertsen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cresceu em um subúrbio humilde de Leningrado, e foi estudar Direito na
Universidade Estatal da cidade, onde se destacou como um dos alunos mais
brilhantes de sua turma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Com um dom para a administração e a logística, Medvedev se descreve também
como um pragmático.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;A ideologia é algo perigoso&amp;quot;, disse uma vez aos jornalistas, ainda que
também tenha se definido como um &amp;quot;europeu&amp;quot; na política exterior, próximo aos
valores da democracia e dos direitos humanos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ao contrário de Putin, Medvedev não possui vínculos conhecidos com a KGB,
mas tem ligações dentro do clã político proveniente de São Petersburgo, que
domina os mais altos escalões do poder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apoiado em seu profundo conhecimento da burocracia do Kremlin, Medvdevev é
considerado o principal funcionário da pirâmide política que ajudou Putin a
permanecer sem grandes solavancos na presidência.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Um de seus maiores feitos foi ter reorganizado as relações com alguns dos
oligarcas multimilionários que dominaram a cena política russa durante a
presidência do predecessor de Putin, Boris Yeltsin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© AFP&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/05/07/ACTU-%3A-Dimitri-Medvedev-novo-presidente-da-Russia-sob-a-sombra-de-Putin#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Tollé après les propos de Nicolas Sarkozy sur les libertés en Tunisie</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/04/30/ACTU-%3A-Tolle-apres-les-propos-de-Nicolas-Sarkozy-sur-les-libertes-en-Tunisie</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Apr 2008 21:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propos du président français Nicolas Sarkozy affirmant que &amp;quot;l'espace des
libertés progresse&amp;quot; en Tunisie où il effectue depuis lundi 28 avril une visite
d'Etat de deux jours, ont soulevé dès le lendemain un tollé de la part des
défenseurs des droits de l'Homme.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&amp;quot;Aujourd'hui, l'espace des libertés progresse. Ce sont des signaux
encourageants que je veux saluer&amp;quot;, a déclaré lundi 28 au soir Nicolas Sarkozy,
à Tunis, en préambule à un dîner offert par son homologue tunisien Zine El
Abidine Ben Ali.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Ces signaux, ces réformes s'inscrivent sur un chemin étroit et difficile,
mais essentiel, celui de la liberté et du respect des individus. Ce chemin,
aucun pays ne peut prétendre l'avoir entièrement parcouru et personne ne peut
se poser en censeur&amp;quot;, a insisté le président français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi, des défenseurs tunisiens des droits de l'Homme se sont dit &amp;quot;déçus&amp;quot;
par les déclarations du président français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Je suis déçue. Il ne s'agit pas de donner des leçons mais de reconnaître la
réalité. Je vois que le président Sarkozy ne s'intéresse pas à la réalité de ce
pays&amp;quot;, a déclaré à l'AFP Khadija Cherif, militante des droits de l'Homme et
présidente d'une ONG féministe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Sa priorité c'est le commerce, mais il devrait savoir que le développement
ne peut être seulement économique&amp;quot;, a-t-elle ajouté, jugeant les déclarations
de M. Sarkozy comme &amp;quot;une marque de mépris pour la société civile
tunisienne&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Si des garanties ont été données à M. Sarkozy pour que les libertés
progressent, tant mieux! C'est notre demande&amp;quot;, s'est étonné de son côté Mokhtar
Trifi, président de la Ligue de défense des droits de l'Homme (LTDH). Et
d'ajouter que &amp;quot;malheureusement sur le terrain nous n'avons pas remarqué de
progrès notables, c'est peut-être même le contraire qui se passe en réalité
aujourd'hui&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, le Parti socialiste a accusé M. Sarkozy d'avoir &amp;quot;légitimé la
politique de répression&amp;quot; en Tunisie et d'avoir &amp;quot;envoyé un signal aux
conséquences gravissimes et dramatiques&amp;quot; pour tous les combattants des droits
de l'Homme dans ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Les déclarations de Nicolas Sarkozy laissent le sentiment d'une scandaleuse
hypocrisie&amp;quot;, a jugé dans un communiqué Razzy Hammadi, secrétaire national du
PS. &amp;quot;Ses déclarations inacceptables l'ont amené à légitimer la politique de
répression du régime tunisien&amp;quot;, a-t-il ajouté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à l'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières
(RSF), elle a jugé &amp;quot;inadmissibles&amp;quot; les propos de M. Sarkozy. Pour elle, &amp;quot;la
liberté d'expression reste une utopie en Tunisie. La presse n'y fait que
glorifier le bilan du président Zine el-Abidine Ben Ali et les journalistes
indépendants et leurs familles sont victimes d'un harcèlement continu&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Les défenseurs des droits de l'homme et les syndicalistes n'échappent pas
non plus à ce traitement&amp;quot;, a souligné RSF pour qui la déclaration
présidentielle &amp;quot;est un coup de poignard dans le dos des militants tunisiens qui
attendaient beaucoup de la visite du président français&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade, qui accompagnait M.
Sarkozy, a reçu mardi 29 avril à Tunis Mokhtar Trifi, au deuxième jour de la
visite d'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Toutes les questions ont été abordées. Je lui ai dit ce que je pense de la
situation des droits de l'Homme en Tunisie, qui ne s'est pas améliorée, et que
nous espérons que les engagements pris par les autorités tunisiennes devant les
instances internationales à New York ou à Genève seront tenus&amp;quot;, a déclaré Me
Trifi à la presse à l'issue de l'entretien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Je lui ai également dit que l'on comptait sur la France pour que cette
situation s'améliore et que ce ne soit pas que des effets d'annonce, comme
c'est le cas actuellement&amp;quot;, a-t-il poursuivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Mme Yade m'a informé qu'elle avait évoqué les questions des droits de
l'Homme avec tous ses interlocuteurs (officiels) dans un esprit positif et en
détails&amp;quot;, a également indiqué Mokhtar Trifi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La secrétaire d'Etat a fait savoir par son cabinet à Paris qu'elle ne
s'exprimerait pas publiquement pendant la visite de M. Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mme Yade a par ailleurs annulé un rendez-vous prévu mardi avec l'Association
tunisienne des femmes démocrates (ATFD), selon sa présidente Khadija
Cherif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;L'explication qui m'a été donnée, c'est que Mme Yade avait un programme
chargé (...) et qu'elle avait pris du retard&amp;quot;, a expliqué Mme Cherif à la
presse. &amp;quot;A mon avis, l'explication est politique. On ne veut pas froisser le
gouvernement tunisien. Notre association, malgré notre indépendance et notre
ton modéré, n'est pas acceptée par les autorités&amp;quot;, a-t-elle rappelé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Me Trifi a de son côté indiqué que Rama Yade lui avait promis qu'elle
recevrait la responsable de l'ATDF mercredi 30 avril avec d'autres
associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© AFP&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/04/30/ACTU-%3A-Tolle-apres-les-propos-de-Nicolas-Sarkozy-sur-les-libertes-en-Tunisie#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ANALYSE : Côte d’Ivoire : 1er  tour de la présidentielle le 30 novembre 2008</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/04/26/ANALYSE-%3A-Cote-dIvoire-%3A-1er-tour-de-la-presidentielle-le-30-novembre-2008</link>
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    <pubDate>Sat, 26 Apr 2008 12:39:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Politique étrangère / Interculturel</category>
        <category>Guy LABERTIT</category>    
    <description>&lt;p&gt;Guy LABERTIT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est le 14 avril qu’a été fixé au 30 novembre 2008 le 1er tour de
l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Les élections générales vont
consacrer la fin de six ans de crise dans un pays où tous les partis, forces et
groupements politiques, ont repris leurs activités dans l’ensemble du pays. En
témoignent la longue tournée du président du Front populaire ivoirien (FPI)
dans le Nord du pays ou le récent meeting du président du Parti démocratique de
Côte d’Ivoire (PDCI) à Yopougon, commune populaire d’Abidjan dirigé par un
maire du FPI.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La Côte d’Ivoire a connu, les 31 mars et 1er avril, deux jours de
manifestations contre la vie chère, rapidement maîtrisées par l’annonce par le
chef de l’État Laurent Gbagbo de mesures fortes pour juguler la hausse des
prix. Dans le même temps, elle a totalement normalisé ses relations avec les
institutions financières internationales (Banque mondiale et FMI). Si les
petites et moyennes entreprises souffrent du poids de la dette intérieure en
voie de règlement, la relance économique se poursuit sur la base de grands
projets en matière d’énergie et de transports, à vocation régionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la suppression de la carte de séjour pour les étrangers à la fin 2007,
la discussion d’une loi contre la xénophobie et le tribalisme – mesures peu
médiatisées, notamment en Europe – l’ambiance est à l’apaisement, tant à
l’intérieur de la Côte d’Ivoire qu’avec les pays voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Côte d’Ivoire est de retour dans l’arène diplomatique, à l’image de la
présence à New York, les 16 et 17 avril, du Président ivoirien dans des débats
du Conseil de sécurité largement consacrés à l’avenir du continent
africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.multipol.org/public/Articles/2008-04-26_G._LABERTIT_Presidentielle_CI.doc&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lire le texte dans sa version intégrale&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Copyright : © 2008 Guy LABERTIT. Tous droits
réservés.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mode officiel de citation : Guy LABERTIT, « Côte
d’Ivoire : 1er tour de la présidentielle le 30 novembre 2008 »,
&lt;em&gt;Multipol&lt;/em&gt;, avril 2008, &amp;lt;http://www.multipol.org&amp;gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
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