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  <title>Réseau d'analyse et d'information sur l'actualité internationale - Droit international</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 20 Nov 2008 12:56:34 +0100</pubDate>
  <copyright>Droits de reproduction Multipol ©</copyright>
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  <item>
    <title>ACTU : Présentation du rapport de la CIJ devant l'AG pour la période du 1er août 2007 au 31 juillet 2008</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/11/03/ACTU-%3A-Presentation-du-rapport-de-la-CIJ-devant-l-AG-pour-la-periode-du-1er-aout-2007-au-31-juillet-2008</link>
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    <pubDate>Wed, 12 Nov 2008 08:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le président de la Cour internationale de justice, Mme Rosalyn Higgins, a
présenté le rapport de la Cour pour la période du 1er août 2007 au 31 juillet
2008 à l’Assemblée générale des Nations Unies le 30 octobre 2008. A cette
occasion, le juge Rosalyn Higgins, a déclaré que cette année a été «la plus
productive» de l'histoire de la Cour : au cours de cette «période
d’activité judiciaire intense», la Cour a «été en mesure de répondre rapidement
à des demandes en indication de mesures conservatoires, lesquelles ne sont par
définition pas prévisibles», et a aussi réussi à éviter un «arriéré des
affaires en état pour la procédure orale».&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Elle a ensuite annoncé à l’Assemblée générale que la Cour entamera les
audiences en l’affaire du &lt;em&gt;Différend relatif à des droits de navigation et
des droits connexes&lt;/em&gt; (Costa Rica c. Nicaragua) au début mars 2009 et que le
calendrier des audiences sera établi plus tard dans l’année dans l’affaire
relative à des &lt;em&gt;Usines de pâte à papier sur le fleuve Uruguay&lt;/em&gt;
(Argentine c. Uruguay). Elle a ajouté que la Cour «ne manquer&lt;a href=&quot;http://blog.multipol.org/post/2008/11/03/a&quot; title=&quot;a&quot;&gt;a&lt;/a&gt; pas de traiter avec toute l’attention requise» la récente demande de
l’Assemblée générale tendant à recueillir l’avis consultatif de la Cour sur la
question de savoir si la déclaration unilatérale d’indépendance des
institutions provisoires d’administration autonome du Kosovo est conforme au
droit international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revue de l’année judiciaire écoulée&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le président Higgins a noté que, depuis le 1er août 2007, la Cour a tenu des
audiences dans quatre affaires, elle a rendu quatre «arrêts au fond» (dans les
affaires du &lt;em&gt;Différend territorial et maritime entre le Nicaragua et le
Honduras dans la mer des Caraïbes&lt;/em&gt; (Nicaragua c. Honduras), du
&lt;em&gt;Différend territorial et maritime&lt;/em&gt; (Nicaragua c. Colombie), dans les
affaires relatives à la &lt;em&gt;Souveraineté sur Pedra Branca/Pulau Batu Puteh,
Middle Rocks et South Ledge&lt;/em&gt; (Malaisie/Singapour) et à &lt;em&gt;Certaines
questions concernant l’entraide judiciaire en matière pénale&lt;/em&gt; (Djibouti c.
France) et elle a rendu deux ordonnances relatives à deux demandes en
indication de mesures conservatoires (dans les affaires concernant la
&lt;em&gt;Demande en interprétation de l’arrêt du 31 mars 2004 en l’affaire Avena et
autres ressortissants mexicains&lt;/em&gt; (Mexique c. Etats-Unis d’Amérique)
(Mexique c. Etats-Unis d’Amérique) et en l’affaire relative à l’&lt;em&gt;Application
de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de
discrimination raciale&lt;/em&gt; (Géorgie c. Fédération de Russie)). Deux autres
arrêts sont en cours de préparation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a rappelé que, au cours de l’année judiciaire écoulée, la Cour a été
saisie de trois nouvelles affaires (&lt;em&gt;Différend maritime&lt;/em&gt; (Pérou c.
Chili), &lt;em&gt;Epandages aériens d’herbicides&lt;/em&gt; (Equateur c. Colombie),
&lt;em&gt;Demande en interprétation de l’arrêt du 31 mars 2004 en l’affaire Avena et
autres ressortissants mexicains&lt;/em&gt; (Mexique c. Etats-Unis d’Amérique)
(Mexique c. Etats-Unis d’Amérique)) et que deux autres affaires, celle de
l’&lt;em&gt;Application de la Convention internationale sur l’élimination de toutes
les formes de discrimination raciale&lt;/em&gt; (Géorgie c. Fédération de Russie) et
la demande de l’Assemblée générale tendant à recueillir l’avis consultatif de
la Cour sur la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo ont été
soumises à la Cour après la période couverte par le rapport annuel ; le
nombre d’affaires pendantes à l’heure actuelle est donc de quatorze.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Cour veut une modernisation de la salle d’audience et des
installations électroniques destinées aux juges et aux parties&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le président Higgins a informé l’Assemblée que la Cour demandera des
«crédits pour le remplacement et la modernisation des systèmes de conférence et
du matériel audiovisuel dans sa salle d’audience historique, la grande salle de
justice». Comme elle l’a expliqué, «le montant demandé couvrira aussi
l’intégration au banc des juges et aux tables de travail destinées aux parties
d’équipements informatiques de pointe», nécessaire si l’on veut faire de la
grande salle de justice «une salle d’audience répondant aux besoins
professionnels de ceux qui l’utilisent, qu’il s’agisse des juges ou des
conseils des parties». «Aucune juridiction ne peut fonctionner aujourd’hui sans
ces installations électroniques», et elle a insisté sur le fait que l’organe
judiciaire principal des Nations Unies ne fait pas exception ; elle a
ajouté que toutes ces mesures de modernisation «contribuer&lt;a href=&quot;http://blog.multipol.org/post/2008/11/03/ont&quot; title=&quot;ont&quot;&gt;ont&lt;/a&gt; à accroître notre efficacité». Le président a noté qu’il sera
aussi demandé la création de postes supplémentaires pour le prochain exercice
biennal, dont le nombre sera modeste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;Le texte intégral du discours du président de la Cour à l’Assemblée générale
des Nations Unies est disponible sur le site Internet de la &lt;a href=&quot;http://blog.multipol.org/post/2008/11/03/www.icj-cij.org&quot;&gt;CIJ&lt;/a&gt;. Le rapport de la Cour pour l’année judiciaire
2007-2008 peut également être consulté sur le site.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/11/03/ACTU-%3A-Presentation-du-rapport-de-la-CIJ-devant-l-AG-pour-la-periode-du-1er-aout-2007-au-31-juillet-2008#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : 4e rapport annuel (2007/2008) de la CPI à l'Assemblée générale de l'ONU</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/10/11/ACTU-%3A-4e-rapport-annuel-2007/2008-de-la-CPI-a-l-Assemblee-generale-de-l-ONU</link>
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    <pubDate>Sat, 18 Oct 2008 06:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la quatrième fois, la Cour pénale internationale a soumis à l'Assemblée
générale des Nations unies un rapport sur les activités de la Cour et sur ses
projets à venir pour la période allant du 1er août 2007 au 31 juillet 2008.
L'Assemblée générale examinera le rapport lors de sa 63ème session. Le
Président de la Cour pénale internationale, le juge Philippe Kirsch, pourrait
présenter le rapport à l'Assemblée générale le 30 octobre 2008.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;
**********************************************&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rapport de la Cour pénale internationale pour 2007/2008 a
l'Assemblée Générale de l'ONU&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Résumé&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le présent rapport, qui couvre la période du 1er août 2007 au 31 juillet
2008, est le quatrième rapport annuel que la Cour pénale internationale
(ci-après « la Cour ») soumet à l'Organisation des Nations Unies. Il rend
compte dans les grandes lignes des travaux de la Cour et des principaux faits
intéressant les relations entre la Cour et l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la période considérée, la Cour a connu quatre situations. Le
Procureur a continué d'enquêter sur les situations en République démocratique
du Congo, en Ouganda, au Darfour (Soudan) et en République centrafricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'affaire Le Procureur c. Thomas Lubanga Dyilo, la Chambre de première
instance I a suspendu la procédure et ordonné la libération sans condition de
l'accusé au motif que le ministère public n'avait pas communiqué à la défense
des éléments de preuve potentiellement à décharge obtenus sous le sceau de la
confidentialité. Le ministère public a depuis fait appel de ces décisions et
demandé à la Chambre de lever la suspension de la procédure. M. Lubanga reste
en détention en attendant l'issue de la procédure d'appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour a émis ou rendu public quatre nouveaux mandats d'arrêt : trois
concernant la situation en République démocratique du Congo et un concernant la
situation en République centrafricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui ont été transférés à la Cour le 17
octobre 2007 et le 7 février 2008, respectivement. Ils sont inculpés pour neuf
chefs d'accusation de crimes de guerre et pour quatre chefs de crimes contre
l'humanité dans la situation en République démocratique du Congo. Une audience
de confirmation des charges portées contre eux a eu lieu du 27 juin au 16
juillet 2008. Une décision concernant la confirmation des charges devrait être
rendue au plus tard le 26 septembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la situation en République centrafricaine, M. Jean-Pierre Bemba Gombo a
été arrêté en Belgique et déféré à la Cour le 3 juillet 2008. Il est soupçonné
d'avoir commis trois chefs de crimes contre l'humanité et cinq chefs de crimes
de guerre. Une audience de confirmation des charges portées contre M. Bemba est
prévue pour le 4 novembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 juillet, le Procureur a soumis une demande de mandat d'arrêt à
l'encontre de M. Omar Hassan Ahmad Al-Bashir, Président du Soudan, pour
génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. La demande est examinée
par les juges de la Chambre préliminaire I.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sept mandats d'arrêt sont en attente d'exécution : quatre concernant la
situation en Ouganda, deux concernant la situation au Darfour (Soudan) et un
concernant la situation en République démocratique du Congo. Tous ces mandats
remontent à plus d'un an, dont quatre à plus de trois ans. La Cour n'a pas le
pouvoir de procéder à des arrestations : c'est aux États et, par
extension, aux organisations internationales, qu'il appartient de le faire. La
Cour a continué de resserrer sa coopération avec les États, l'Organisation des
Nations Unies et d'autres acteurs en vue d'obtenir l'appui dont elle a besoin
dans tous les domaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour a acquis plus de trois années d'expérience grâce à ces opérations
sur le terrain et continue d'adapter ses activités en fonction à son évolution
judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
**********************************************&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de la CPI est disponible dans les six langues officielles des
Nations Unies sur le site internet de la CCPI : &lt;a href=&quot;http://www.iccnow.org/?mod=ga63&quot;&gt;http://www.iccnow.org/?mod=ga63&lt;/a&gt; ; ou
directement sur : &lt;a href=&quot;http://www.iccnow.org/documents/2008_ICC_Report_French.pdf&quot;&gt;http://www.iccnow.org/documents/2008_ICC_Report_French.pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/10/11/ACTU-%3A-4e-rapport-annuel-2007/2008-de-la-CPI-a-l-Assemblee-generale-de-l-ONU#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : La CIJ donnera un avis juridique sur l'indépendance du Kosovo</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/10/09/ACTU-%3A-La-CIJ-donnera-un-avis-juridique-sur-l-independance-du-Kosovo</link>
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    <pubDate>Fri, 10 Oct 2008 01:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Assemblée générale de l'ONU a &lt;a href=&quot;http://www.un.org/News/fr-press/docs/2008/AG10764.doc.htm&quot;&gt;voté&lt;/a&gt; mercredi 8
octobre une résolution sollicitant un avis juridique de la part de la Cour
internationale de justice (CIJ), sur la déclaration d'indépendance unilatérale
prononcée par le Kosovo en février 2008.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le Kovoso, province de la Serbie sous administration des Nations Unies
depuis 1999, a déclaré unilatéralement son indépendance le 17 février 2008 et
l'Assemblée du Kosovo a adopté le 9 avril une « Constitution de la
république du Kosovo », qui est entrée en vigueur le 15 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette déclaration a été reconnue par plusieurs pays, dont les Etats-Unis et
la France, mais catégoriquement rejetée, comme contraire au droit
international, par la Serbie et la Fédération de Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CIJ, qui est le plus haut tribunal des Nations Unies, chargé de trancher
des conflits et différends juridiques entre Etats, devra donc se pencher sur la
question de savoir « si la déclaration unilatérale d'indépendance du
Kosovo est conforme au droit international » et rendre un avis, qui n'est
pas juridiquement contraignant pour les Etats Membres des Nations Unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du vote d'aujourd'hui, 77 Etats ont voté pour la soumission de cet
avis, 6 ont voté contre et 74 se sont abstenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs pays ayant reconnu l'indépendance du Kosovo ont choisi
l'abstention, tout en se disant préoccupés de la &amp;quot;nature politique&amp;quot; de la
question posée à la CIJ, de nature à empêcher le Kosovo de devenir un pays à
part entière en maintenant l'incertitude sur son statut.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/10/09/ACTU-%3A-La-CIJ-donnera-un-avis-juridique-sur-l-independance-du-Kosovo#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Kadi v. Council of the European Union and Commission of the European Communities (ECJ, September 3, 2008)</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/10/01/ACTU-%3A-Kadi-v-Council-of-the-European-Union-and-Commission-of-the-European-Communities-ECJ-September-3-2008</link>
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    <pubDate>Wed, 01 Oct 2008 17:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tamilnet.com/img/publish/2008/09/ecj-judgment0904.pdf&quot;&gt;The European
Court of Justice&lt;/a&gt; (ECJ), in an unprecedented move, set aside the judgment by
the Court of First Instance, holding that the court has jurisdiction to review
measures adopted by the Community giving effect to resolutions of the Security
Council of the United Nations (SC) dealing with the international terrorism
sanctions regime. The ECJ found that the freezing of assets imposed on the
claimants’ accounts infringed on their fundamental rights under Community
law.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;According to the facts of the case, Yassin Abdullah Kadi, a resident of
Saudi Arabia, and Al Barakaat International Foundation, established in Sweden,
(Claimants) were both designated by the Sanctions Committee of the United
Nations (Committee) as being associated with Osama bin Laden, Al-Qaeda or the
Taliban. As a result of being placed on the list of suspects developed by the
Committee, their accounts had been ordered frozen in 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In response to a number of SC resolutions, the Council of the European Union
(Council) had adopted a regulation that ordered the freezing of the funds and
other economic resources of the persons and entities whose names appear in a
list annexed to the regulation. The claimants brought an action before the
Court of First Instance demanding that the regulation be annulled, claiming
that the Council lacked competence to adopt such a measure, and that the
measure in question infringed several of their fundamental rights, including
the right to property and the right to have a hearing. The Court of First
Instance (CFI) rejected the claimants’ arguments and found the regulation in
question valid. In its holding, the CFI held that Community courts lacked
jurisdiction to review the validity of the regulation because all Member States
are bound to comply with the resolutions of the Security Council according to
the terms of the Charter of the United Nations, which as an international
treaty prevails over Community law. The CFI also added that one exception to
this general rule exists with respect to &lt;em&gt;jus cogens&lt;/em&gt; rights.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The claimants appealed the judgment. The ECJ agreed with the CFI with
respect to the competency of the Council to adopt a regulation on the basis of
the EC Treaty. But the ECJ disagreed with the finding of the lower court that
Community courts lacked jurisdiction to review such regulations. The ECJ
reasoned that “&lt;a href=&quot;http://blog.multipol.org/post/2008/10/01/t&quot; title=&quot;t&quot;&gt;t&lt;/a&gt;he review by the Court of the
validity of any Community measure in the light of fundamental rights must be
considered to be the expression, in a community based on the rule of law, of a
constitutional guarantee stemming from the EC Treaty as an autonomous legal
system which may not be prejudiced by an international agreement.” This
authority to review extended to the measures by the Community, even if the
“Community act intended to give effect to the international agreement at
issue.” The Court added that “&lt;a href=&quot;http://blog.multipol.org/post/2008/10/01/a&quot; title=&quot;a&quot;&gt;a&lt;/a&gt; judgment given by the
Community courts deciding that a Community measure intended to give effect to a
resolution of the Security Council is contrary to a higher rule of law in the
Community legal order would not entail any challenge to the primacy of that
resolution in international law.”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In conclusion, the ECJ held that Community courts’ are obligated to review
the “lawfulness” of all measures by the Community, even if such measures give
effect to UN SC resolutions. The ECJ found in favor of the claimants, in
particular, the court held that the regulation violated their 1) “rights of the
defence” and 2) the “right to property.”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What is exceptional about this judgment are the potential consequences that
go beyond the rights of the claimants. What the ECJ does, some will argue, is
to subordinate the international obligations under the UN Charter, especially
SC resolutions, to Community law. It will be interesting to see how other
countries and the UN will react to this judgment.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/10/01/ACTU-%3A-Kadi-v-Council-of-the-European-Union-and-Commission-of-the-European-Communities-ECJ-September-3-2008#comment-form</comments>
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      <wfw:commentRss>http://blog.multipol.org/feed/rss2/comments/282549</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>OUVRAGE : &quot;Introduction au droit des Nations Unies&quot;</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/09/05/OUVRAGE-%3A-Introduction-au-droit-des-Nations-Unies</link>
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    <pubDate>Mon, 29 Sep 2008 01:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cet ouvrage, Robert Kolb a écrit l'une des rares introductions au droit
des Nations Unies qui soit à la fois courte, accessible et substantielle. Il y
aborde toutes les questions centrales du droit des Nations Unies. Doivent être
mentionnés en particulier les thèmes suivants : la signification de
l'organisation internationale mondiale, le passage de la Société des Nations à
l'Organisation des Nations Unies, les buts et principes de la Charte, les
organes et leurs fonctions, les membres, le non-recours à la force, la sécurité
collective et le règlement des différends, ainsi que les amendements à la
Charte. Les relations de la Suisse avec les Nations Unies sont traitées dans un
article séparé.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;SOMMAIRE&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Esquisses sur l'évolution de l'idée d'une organisation internationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De la Société des Nations aux Nations Unies&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- L'établissement de l'organisation des Nations Unies&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- L'agencement général de la Charte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le manifeste idéologique de la Charte : paix, coopération, droits de
la personne humaine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les principes fondamentaux de la Charte et les principales fonctions qui
en découlent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les membres des Nations Unies&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les organes des Nations Unies : fonctions et pouvoirs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La &amp;quot;famille&amp;quot; des Nations Unies : les organisations spécialisées
affiliées&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- L'amendement de la révision et la Charte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robert KOLB, &lt;em&gt;Introduction au droit des Nations Unies&lt;/em&gt;.
Préface de Micheline CALMY-REY&lt;/strong&gt;. Parution aux éditions Bruylant/Helbing
&amp;amp; Lichtenhahn, août 2008 (366 pages).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>NOTE : Le principe de la compétence universelle vu par l'Union africaine</title>
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    <pubDate>Sun, 14 Sep 2008 01:13:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Freddy NZE EKEKANG</category>    
    <description>&lt;p&gt;Freddy NZE EKEKANG&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe de la compétence universelle, qui se définit comme la compétence
exercée par un État qui poursuit les auteurs de certains crimes, quel que soit
le lieu où le crime a été commis, et sans égard à la nationalité des auteurs ou
des victimes, découle du postulat que certains crimes sont tellement graves
qu'ils affectent la communauté internationale en son ensemble et que, par voie
de conséquence, tous les Etats ont le droit, si ce n'est l'obligation,
d'entamer des poursuites judiciaires contre leurs auteurs indifféremment du
lieu où le crime a été commis et de la nationalité de l'auteur ou des victimes.
Ces crimes incluent, entre autres, le génocide, les crimes contre l'humanité,
certains crimes de guerre, la torture, l'apartheid et l'esclavage.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans un rapport soumis au Conseil exécutif des ministres des Affaires
étrangères (COREP) lors du Sommet panafricain du 1er juillet 2008 en Egypte, le
Comité des représentants permanents de l'Union africaine a recommandé aux Etats
membres de « &lt;em&gt;condamner sans équivoque les arrestations arbitraires de
dignitaires africains par certains Etats non africains&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ambassadeurs membres du COREP dénoncent le fait que ce principe de
compétence universelle ne s'applique qu'aux responsables africains (1). Ils
estiment que l'adoption de leur rapport par le Conseil exécutif devrait mettre
fin à « &lt;em&gt;l'utilisation abusive du principe de la compétence universelle
à l'encontre des fonctionnaires de l'Etat, y compris des chefs d'Etat et autres
hauts fonctionnaires&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en cause par la Cour pénale internationale du président soudanais
Omar el-Béchir inquiète l'Union africaine, déjà contrariée par le cas rwandais.
Elle est décidée à ne pas laisser les régimes du continent être déstabilisés
par la justice internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qui d'autre peut inquiéter les pouvoirs illégitimes en Afrique ?
La Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples n'est toujours pas
opérationnelle. Et le jour où elle le sera, on ne l'imagine pas capable
d'inquiéter les baronnies africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici déjà deux ans que l'Union africaine a donné mandat au Sénégal de
« poursuivre et de faire juger » Monsieur Hissein Habré. La même
année, le Comité des Nations Unies contre la torture avait rendu son rapport,
invitant le Sénégal à juger ou extrader l'ancien président du Tchad.
L'Association des victimes des crimes et de la répression politique au Tchad
est très préoccupée de constater que le Sénégal n'a pris aucune mesure
significative pour appliquer l'une ou l'autre de ces décisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 2006, le Comité contre la torture a conclu que le Sénégal a commis
une double violation en refusant de juger M. Habré en 2000, puis de l'extrader
en 2005 et a demandé aux autorités sénégalaises d'indiquer les mesures prises
pour que M. Habré réponde de ses crimes devant les juridictions sénégalaises,
belges (2) ou devant toute autre juridiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est symptomatique de la justice en Afrique. Si elle est déposée aux
Nations Unies, la requête de l'Union africaine sur l'abus du principe de la
compétence universelle au nom du non respect des droits souverains des Etas
africains est, à mon sens, un leurre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la violation des droits de l'Homme, la violence étatique, les
purifications ethniques sont des crimes majeurs qui ne trouvent aucune réponse
auprès de la justice africaine. Bien entendu, la compétence universelle pose de
véritables problèmes en matière juridique. Néanmoins, les exactions des
pouvoirs illégitimes en Afrique nécessitent une approche pragmatique et
efficace pour en réprimer les effets et espérer les prévenir.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;(1) Rappelons toutefois que le général Pinochet n'est pas originaire du
continent africain et que ce dictateur chilien a été arrêté à Londres en 1998
pour des crimes commis au Chili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) La Belgique disposait d'une législation datant de 1993 marquée par une
application extensive du principe, c'est-à-dire qu'elle autorisait les
poursuites en l'absence des auteurs présumés sur son territoire. Elle a
aujourd'hui restreint la portée de sa compétence universelle.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>NOTE : 10e anniversaire du Traité de Rome instituant la Cour pénale internationale</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/09/03/NOTE-%3A-10e-anniversaire-du-traite-de-Rome-instituant-la-Cour-penale-internationale</link>
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    <pubDate>Sat, 06 Sep 2008 03:39:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Au moment où la politique pénale du procureur s’engage délibérément vers
la mise en accusation du chef d’Etat du Soudan, ne convient-il pas de se
demander si cette cour, tant porteuse d’espoir, est en capacité de surmonter
les obstacles extérieurs et intérieurs qui la menacent ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Le 2 juillet à La Haye a été célébré le 10e anniversaire du traité de
Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI). Il a été fait bien sûr
état des succès diplomatiques, judiciaires et organisationnels qui ont marqué
cette dixième année : 107 Etats ayant ratifié le traité ; les
premières mises en accusation ; les premiers mandats d’arrêt et le premier
procès en vue. Bref, une institution en ordre de marche. Et pourtant, les
choses sont loin d’être aussi simples, malgré les atouts qui font de cette
institution un des remparts rêvés depuis longtemps par l’humanité pour lutter
contre les crimes de masse et l’impunité de ceux qui les ordonnent ou les
commettent.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Force est de constater qu’en l’espace de quelques mois, la cour a révélé
nombre de faiblesses dont certaines ne peuvent se réduire à l’antienne répétée
à l’envi : «L’institution n’a que six années d’exercice effectif». Il me
paraît plus que nécessaire et urgent de prendre conscience de ces faiblesses
structurelles, surtout à la veille de la première conférence de révision des
règles statutaires et procédurales, prévue pour 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’exemple du processus judiciaire entourant la mise en œuvre du premier
procès (Thomas Lubanga Dyilo, ressortissant de la République démocratique du
Congo) me paraît significatif de dysfonctionnements qui risquent de marquer
durablement le fonctionnement de la cour. Sans entrer dans les détails, force
est de constater que, pour des difficultés tenant, à mon sens, à la trop grande
complexité de la procédure, une décision de mise en liberté de l’accusé (arrêté
depuis plus de deux ans !) a dû être prise.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Si en soi cela n’a rien de choquant, quelques interrogations se posent à
travers cette affaire. Sur la procédure bien sûr. Mais aussi sur la politique
pénale, trop dépendante, des Etats parties au Statut de Rome, et qui n’a visé
que des situations en Afrique - certes humainement désastreuses - mais qui
risquent à terme de faire de la cour un instrument au service de dirigeants aux
intentions peut-être ambiguës. A quand, à cet égard, une saisine d’initiative
propre émanant du procureur ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Prenons garde à ne pas transformer la cour en une sorte de
«monument-alibi» à la bonne conscience universelle et sommeillant sur quelques
procès prétextes !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Que peut-on proposer pour améliorer l’image et l’efficience de la
cour ? Je suggérerai des réformes abordables dans le cadre de la
renégociation des règles statutaires et procédurales. Mais c’est dans une
vision à plus long terme que le rôle et le fonctionnement de la CPI devraient
être repensés. J’insisterai d’abord sur le processus judiciaire concernant les
enquêtes du procureur : fixation de délais stricts dans l’administration
de la preuve et leur communication à la défense par exemple ;
participation mieux organisée des témoins-victimes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ensuite, la politique pénale ne devrait viser que les grands leaders,
les autres suspects potentiels devant être jugés dans leur pays respectif, ce
qui est conforme d’ailleurs à l’esprit et à la lettre du statut. Les plus
récentes nouvelles en provenance de La Haye annonçant une mise en accusation de
génocide assortie d’une demande de délivrance d‘un mandat d’arrêt contre le
chef d’Etat du Soudan doit être saluée.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mais ne nous y trompons pas, cette saisine de la CPI sur le Darfour nous
vient du seul Conseil de sécurité, montrant à l’évidence la dépendance
politique de l’institution. N’évoque-t-on pas d’ailleurs la possible suspension
par le Conseil de sécurité de cette mise en accusation ? Ne pourrait-on
développer une action diplomatico-judiciaire tournée davantage vers les «pays
moteurs» ceux du Conseil de sécurité, au premier rang desquels pourrait figurer
les Etats-Unis, dont l’abstention audit Conseil a été justement déterminante
pour la saisine de la CPI sur le Darfour ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Au-delà de ces réflexions à portée immédiate, la CPI nous oblige à nous
interroger sur la justice internationale que nous voulons pour demain. Il ne
s’agit en aucune façon de renoncer à une organisation judiciaire internationale
et universelle mais n’est-ce pas conforme à l’esprit même du Statut de Rome que
de faire en sorte que le plus grand nombre d’Etats assument la répression du
crime international ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;- En amenant les Etats parties mais surtout non parties au statut à
inclure, au moins dans leurs législations pénales internes, la définition des
crimes internationaux et les modalités de leur poursuite telles que prévues au
Statut de Rome.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;- En développant en même temps le concept de compétence universelle
(déjà prévu dans les Conventions de Genève de 1949 pour la répression des
violations graves du droit humanitaire) permettant ainsi à chaque Etat de
rechercher les suspects, de les remettre à un autre Etat, voire de les juger
lui-même. Là réside, à mon sens, la véritable universalité de la justice pénale
internationale.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;- En séparant de façon nette justice du châtiment, et justice de la
réparation.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;- En envisageant (cela vient d’être décidé pour le tribunal pour le
Liban) une certaine forme de procès par contumace.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les pistes tracées ici ne sont que fragmentaires. Il y en a
d’autres.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Soyons modestes en ne mésestimant pas les difficultés : qu’elles
soient opérationnelles sur le terrain où les conflits sont toujours
actifs ; diplomatiques pour une institution sans moyen de coercition qui
lui soit propre et donc dépendante de la politique et de la coopération des
Etats peu partageurs de leur autorité ; judiciaires enfin pour faire
coexister des traditions et des systèmes juridiques différents.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ces défis sont immenses. Pourtant, malgré son jeune âge, le moment de
vérité n’est-il pas arrivé ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;« &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/rebonds/349659.FR.php&quot;&gt;La
CPI a 10 ans : tournant décisif ou non événement ?&lt;/a&gt; », Claude JORDA,
ancien président du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et
ancien juge à la Cour pénale internationale, &lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt;, 3 septembre
2008.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© Libération&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/09/03/NOTE-%3A-10e-anniversaire-du-traite-de-Rome-instituant-la-Cour-penale-internationale#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>OUVRAGE : &quot;«Nous, peuples des Nations Unies...». Le droit international à sortir du placard&quot;</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/08/19/OUVRAGE-%3A-Nous-peuples-des-Nations-Unies-Le-droit-international-a-sortir-du-placard</link>
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    <pubDate>Sat, 23 Aug 2008 02:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Sylvain ALUNNI</category>    
    <description>&lt;p&gt;Sylvain ALUNNI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Charte, à la base de la création de l'ONU en 1945, est un texte
éminemment novateur, fondateur du droit international contemporain. Or,
pratiquement aucune semaine ne se passe sans que les principes qui y ont été
solennellement et très sagement inscrits ne soient remis en cause dans la
presse quotidienne. Le plus souvent sans doute par omission ou par ignorance et
sous-évaluation du saut qualitatif que leur adoption a représenté dans
l'histoire des relations internationales et du condensé d'expérience qu'elle
recèle ; probablement parfois plus subrepticement, en jouant sur l'émotion
et une présentation biaisée d'événements, imprudemment coupés de leur
contexte.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Méconnus, souvent travestis et allégrement bafoués, ces principes sont
pourtant vitaux pour la préservation de la paix et une condition indispensable
à toute avancée dans la démocratisation des sociétés et des relations
internationales.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Militants et juristes chevronnés, juristes et militants de longue date,
Monique et Roland Weyl s'en alarment. Il est temps, il est urgent de
« sortir le droit international du placard », clament-ils. Selon eux,
l'Organisation des Nations Unies est fondamentalement l'instrument des peuples.
Encore faut-il que ces derniers se battent pour se la ré-approprier. Le droit
n'est pas uniquement affaire de juristes, pas plus que la politique celle de
politiciens et les relations internationales celle des Etats.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les auteurs appellent les citoyennes et citoyens à faire leurs les
engagements proclamés par le Préambule de la Charte : «Nous, Peuples des
Nations Unies...». Leur ouvrage, qui se veut didactique et adressé à chacune et
chacun, est solidement argumenté. Il allie enthousiasme, pour l'élan donné à
l'émancipation des peuples par l'adoption de la Charte et la création de l'ONU,
à la sagesse d'un regard long sur l'histoire.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Roland WEYL et Monique PICARD-WEYL, « &lt;em&gt;Nous, peuples des Nations
Unies... ». Le droit international à sortir du placard&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. A
paraître aux &lt;a href=&quot;http://www.cetim.ch/fr/publications_details.php?pid=162&quot;&gt;Editions du CETIM&lt;/a&gt;
(Genève) en octobre 2008 (144 pages).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Roland WEYL&lt;/strong&gt; est avocat à la Cour de Paris et a été
rédacteur en chef, puis directeur de la &lt;em&gt;Revue internatio­nale de droit
contemporain&lt;/em&gt;. Il est actuellement membre du Conseil national du mouvement
de la paix et Vice-Président de l'Association internationale des juristes
démocrates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monique PICARD-WEYL&lt;/strong&gt; est avocat honoraire à la Cour de
Paris. Elle a été professeur à l'Institut de droit appliqué, membre du Conseil
national du mouvement de la paix et du Comité directeur du Mouvement national
de lutte pour l'environnement.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/08/19/OUVRAGE-%3A-Nous-peuples-des-Nations-Unies-Le-droit-international-a-sortir-du-placard#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>NOTE : ¿La Corte mundial se arriesga? El difícil cumplimiento del orden de suspensión de la ejecución de Medellín</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/07/31/NOTE-%3A-La-corte-mundial-se-arriesga-El-dificil-cumplimiento-del-orden-de-suspension-de-la-ejecucion-de-medellin</link>
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    <pubDate>Fri, 01 Aug 2008 09:56:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>André Lipp PINTO BASTO LUPI</category>    
    <description>&lt;p&gt;André Lipp PINTO BASTO LUPI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El 16 de julio de este año, la Corte Internacional de Justicia (CIJ), órgano
judicial de la ONU, determinó medidas provisionales en el caso &lt;em&gt;Avena&lt;/em&gt;,
ordenando la suspensión de la ejecución de Jose Ernesto Medellín en el Estado
de Texas (EE.UU.) y de otros cuatro ciudadanos mexicanos. Con eso, los EE.UU. y
la ONU enfréntense una vez más. El tema de ahora es la pena de muerte,
decretada para ciudadanos extranjeros a los cuales les fuera negada la debida
asistencia consular, por fallas de procedimiento de las autoridades
estadounidenses. ¿Estará la Corte arriesgando su propia legitimidad al ordenar
medidas de difícil cumplimiento?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Lo histórico de este embate empieza en la reclamación del Paraguay sobre la
ejecución de Breard. El gobierno paraguayo, al saber que un nacional suyo iba a
morir en las manos del Estado norteamericano, intentó junto a la CIJ la
suspensión de la ejecución, justificada por la violación del articulo 36 de la
Convención de Viena sobre Relaciones Consulares de 1963. Esta disposición
asegura el derecho de protección y asistencia consular. La decisión, tomada sin
demora, atendió el pedido paraguayo. A pesar de que el gobierno central de los
EE.UU. tomó algunas providencias y notificó al gobernador del Estado de
Arizona, Breard fue ejecutado. El gobernador dijo que no reconocía autoridad ni
al gobierno federal, ni a la CIJ, para interrumpir el proceso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un par de años más tarde, fue Alemania quien ha recorrido el mismo camino en
el caso &lt;em&gt;La Grand&lt;/em&gt;, en el cual dos hermanos alemanes fueron condenados a
pena de muerte, pero sin que hubieran sido notificados de sus derechos
previstos en el artículo 36. Alemania pidió y la Corte ordenó la suspensión de
la ejecución del hermano que quedaba vivo. El gobernador de Arizona ignoró, la
Suprema Corte negó el pedido de revisión y Walter La Grand murió también. Al
contrario de Paraguay, Alemania insistió en el proceso ante la CIJ y obtuvo una
declaración de violación a la Convención por los EE.UU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Con una alta tasa de nacionales suyos entre los condenados a muerte en los
EE.UU., México intentó su acción en la CIJ para defender a 54 personas.
Conocedor de los varios obstáculos procesales encontrados en el sistema
estadounidense por Paraguay y Alemania, México alcanzó éxito en sus
reclamaciones. El resultado del caso Avena es una decisión muy detallada y
precisa por parte de la Corte, la que obliga a los EE.UU. a proceder, por sus
propios medios y a la revisión judicial de los procesos de los nacionales
mexicanos a la luz de las violaciones del artículo 36. La Corte aún alerta, que
la principal excusa disponible para las cortes superiores, como es la doctrina
de la preclusión procesal (&lt;em&gt;procedural default&lt;/em&gt;), no podría valer para
negar aplicación a la orden de revisión de los procesos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo, entre el fallo favorable y su efectiva ejecución, una nueva y
larga ruta se puso delante de los mexicanos. Mientras que uno o dos pudieron
beneficiarse del fallo de la CIJ, la mayoría no tuvo la misma suerte. El caso
emblemático es el de Jose Ernesto Medellín. Su defensa consiguió el writ of
certiorari de la Corte Suprema, pero este tribunal dijo que compete al Congreso
aprobar una ley que reglamente la aplicación de la orden de la CIJ. No
consideró válida la determinación del Presidente Bush, de que las autoridades
respetasen el fallo de la CIJ, por creer que no recae en las competencias
presidenciales ordenar revisiones a tribunales estaduales. El Congreso no hizo
la ley hasta ahora y, por consecuencia, Medellín tiene su ejecución por
inyección letal fijada para el 5 de agosto del 2008. Otros cuatro mexicanos
quedan en la misma situación.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En una estrategia jurídica osada, México demandó a la CIJ la interpretación
del fallo del 2004 sobre Avena y los otros nacionales mexicanos. Imbricado está
el nuevo pedido de medidas provisionales, para beneficiar a los connacionales
que están al borde de la ejecución. Los EE.UU. refutaron la jurisdicción de la
CIJ, porque ya denunciaron al Protocolo Adicional de la Convención de Viena que
atribuye a la CIJ resolver los litigios concernientes a la Convención.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situación de la CIJ es muy difícil en este caso. Si por un lado, podría
afirmar su autoridad y colaborar para que sus fallos fueran cumplidos, lo que
conferiría mayor seguridad jurídica a todo el sistema jurídico que ella tutela,
por otro, indudablemente, estaba en riesgo el que su orden fuese ignorada por
los EE.UU., lo que generaría efectos contrarios. La Corte prefirió arriesgarse
y ordenó a los EE.UU. que tomen todas las medidas para suspender de forma
provisional la ejecución de Medellín y de los otros cuatro mexicanos. El
Gobernador del Estado de Texas ya dijo que no va a cumplir la orden.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En los próximos días, hasta el 5 de agosto, serán muy importantes para el
futuro de la CIJ y su rol en el sistema de la ONU. Pero ya esta claro que la
Corte Mundial no tendrá mejor suerte mientras no se reformen los mecanismos de
la organización. La Corte necesita un mecanismo de supervisión del cumplimiento
de sus fallos y ganar mayor autonomía frente al Consejo de Seguridad. Sino nos
quedamos con la impresión de que se mata la Carta de poco en poco. Thomas
Franck anunció la muerte del artículo 2.4. ¿Asistiremos a la muerte del
artículo 94 también?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/07/31/NOTE-%3A-La-corte-mundial-se-arriesga-El-dificil-cumplimiento-del-orden-de-suspension-de-la-ejecucion-de-medellin#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Arrestation de Radovan Karadzic après 13 ans de fuite : le TPIY salue la coopération de Belgrade</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/07/23/ACTU-%3A-Arrestation-de-Radovan-Karadzic-apres-13-ans-de-fuite-%3A-Le-TPIY-salue-la-cooperation-de-Belgrade</link>
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    <pubDate>Wed, 23 Jul 2008 20:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Procureur du Tribunal pénal International pour l'ex-Yougoslavie (TPIY),
Serge Brammertz, a salué l'arrestation le 21 juillet de l'ex-président de la
« Republika Srpska » de Bosnie-Herzégovine en fuite depuis 13 ans,
Radovan Karadzic, responsable du massacre de Srebrenica.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;« J'ai été informé par nos collègues de Belgrade de l'opération qui a
permis d'arrêter Radovan Karadzic. Au nom du bureau du Procureur, je souhaite
féliciter les autorités serbes, en particulier le Conseil de sécurité nationale
et l'équipe d'action chargée de la traque des fugitifs et le Bureau du
Procureur chargé des crimes de guerre, pour cette étape fondamentale dans la
coopération avec le TPIY », a déclaré Serge Brammertz, cité dans un
communiqué.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Procureur a salué une « journée très importante pour les victimes
qui attendent cette arrestation depuis plus de dix ans ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« C'est aussi une journée importante pour la justice internationale
puisque cette arrestation montre clairement que personne n'est hors de portée
de la justice et que tôt ou tard tous les fugitifs seront traduits en justice
», a ajouté Serge Brammertz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Radovan Karadzic, ancien président de la Republika Srpska (République
serbe), une République pro-serbe sécessionniste de la Bosnie-Herzégovine au
cours de la guerre de 1992-1995, est accusé de génocide, complicité de
génocide, extermination, meurtre, persécutions, déportations, actes inhumains
et autres crimes à l'encontre des populations bosniaques musulmanes, bosniaques
croates et non serbes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est notamment recherché pour sa responsabilité dans le massacre de
Srebrenica en juillet 1995 au cours duquel 8.000 hommes et garçons bosniaques
musulmans ont été tués. Il était alors le chef du Parti démocrate serbe et
Commandant suprême de l'Armée bosniaque serbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette arrestation, il ne reste qu'un seul inculpé du TPIY de premier
plan toujours en fuite, Ratko Mladic, le chef d'Etat major de l'Armée bosniaque
serbe de la Republika Srpska.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a aussitôt salué l'arrestation
de l'ex-chef politique des Serbes de Bosnie, félicitant « les autorités
serbes pour cette étape décisive vers la fin de l'impunité pour ceux qui ont
été inculpés de graves violations du droit humanitaire international lors du
conflit dans l'ex-Yougoslavie », selon un communiqué publié le 21 juillet par
sa porte-parole, Michèle Montas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il s'agit d'un moment historique pour les victimes, qui ont attendu
13 ans que M. Karadzic soit amené devant la justice. Cette arrestation
importante permettra au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie de
progresser vers la fin de son mandat », ajoute le communiqué. « Mettre fin
à l'impunité est un élément essentiel pour atteindre la justice et une paix
durable dans la région. Même si cette arrestation est une étape importante, le
travail du Tribunal international ne sera pas terminé tant que tous les
fugitifs n';auront pas été arrêtés et jugés », poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l’arrestation de Radovan Karadzic, il ne reste qu'un seul inculpé du
TPIY de premier plan toujours en fuite, Ratko Mladic, le chef d'Etat major de
l'Armée bosniaque serbe de la Republika Srpska.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Source : ONU&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/07/23/ACTU-%3A-Arrestation-de-Radovan-Karadzic-apres-13-ans-de-fuite-%3A-Le-TPIY-salue-la-cooperation-de-Belgrade#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Le Procureur de la CPI accuse le président du Soudan de génocide</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/07/14/ACTU-%3A-Le-Procureur-de-la-CPI-accuse-le-president-du-Soudan-de-genocide</link>
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    <pubDate>Mon, 14 Jul 2008 19:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a
présenté aujourd'hui des éléments de preuve qui démontrent que le président du
Soudan, Omar Hassan Ahmad Al-Bachir, a commis des crimes de génocide, des
crimes contre l'humanité et des crimes de guerre au Darfour.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;« Trois ans après que le Conseil de sécurité lui a demandé de mener une
enquête au Darfour et en s'appuyant sur les éléments de preuve recueillis, le
Procureur a conclu qu'il y a des motifs raisonnables de croire qu'Omar Hassan
Ahmad Al-Bachir doit répondre pénalement de 10 chefs d'accusation pour
génocide, crime contre l'humanité et crime de guerre », a indiqué la CPI dans
un &lt;a href=&quot;http://www.icc-cpi.int/press/pressreleases/406.html&quot;&gt;communiqué&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le Procureur, le président soudanais a échafaudé et exécuté un plan
visant à détruire une grande partie des groupes Four, Masalit et Zaghawa en
raison de leur appartenance ethnique. Les membres de ces trois groupes, qui
ont, de tous temps, exercé une influence au Darfour, remettaient en cause la
mise à l'écart de cette province et sont entrés en rébellion. M. Al-Bachir
n'est pas parvenu à vaincre les mouvements armés, de sorte qu'il s'en est pris
à la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant cinq années, les forces armées et les milices/Janjaouid aux ordres
du président soudanais ont attaqué et détruit les villages. Leurs éléments
poursuivaient les survivants dans le désert. Quand ils arrivaient dans les
camps pour personnes déplacées, ces derniers étaient soumis intentionnellement
à des conditions d'existence qui devaient entraîner leur destruction. Pendant
cinq années, des millions de civils ont été déracinés des terres que leur
peuple occupait depuis des siècles. « Dans les camps, les forces de M.
Al-Bachir tuent les hommes et violent les femmes. Il veut mettre un point final
à l'histoire des peuples Four, Masalit et Zaghawa » a déclaré le
Procureur. « Je n'ai pas le luxe de pouvoir me voiler la face. J'ai des
preuves. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon M. Moreno-Ocampo, l'intention du président soudanais de commettre un
génocide est apparue de façon manifeste au travers des attaques bien
coordonnées menées contre les 2.450.000 civils qui avaient trouvé refuge dans
les camps. « M. Al-Bachir s'est arrangé pour que les survivants soient en
proie à la misère, à l'insécurité et au harcèlement. Il n'avait pas besoin de
cartouches. Il s'est servi d'autres armes : le viol, la faim et la peur.
Tout aussi efficace, mais silencieux », a ajouté le Procureur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ressort aujourd'hui des éléments de preuve que M. Al-Bachir, plutôt que
de venir en aide à la population du Darfour, a mobilisé l'ensemble de
l'appareil d'État, y compris les forces armées, les services de renseignement,
la diplomatie, les services publics d'information et le pouvoir judiciaire,
afin de soumettre intentionnellement les 2.450.000 personnes vivant dans des
camps pour personnes déplacées – pour la plupart membres des groupes ciblés – à
des conditions d'existence qui ne pouvaient qu'entraîner leur destruction
physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chambre préliminaire I de la CPI va désormais examiner les éléments de
preuve. Si les juges estiment qu'il y a des motifs raisonnables de croire que
la personne citée a commis les crimes qui lui sont reprochés, ils décideront du
meilleur moyen de garantir sa comparution devant la Cour. L'Accusation a
demandé la délivrance d'un mandat d'arrêt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Khartoum a immédiatement rejeté ces accusations et a menacé d'une
« réaction » si l'affaire est portée devant les Nations Unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son côté, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé
aujourd'hui que la CPI était une institution indépendante et que les Nations
Unies devaient respecter l'indépendance du processus judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le Secrétaire général souligne que la Cour est une institution
indépendante et que les Nations Unies doivent respecter l'indépendance du
processus judiciaire », a déclaré dans un communiqué la porte-parole de Ban
Ki-moon, Michèle Montas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Les opérations de maintien de la paix au Soudan poursuivront leur
travail important d'une manière impartiale en coopérant de bonne foi avec tous
les partenaires. Les Nations Unies continueront aussi leurs opérations
humanitaires et de développement qui sont cruciales », a ajouté Mme Montas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le Secrétaire général espère que le Gouvernement du Soudan continuera
à coopérer pleinement avec les Nations Unies au Soudan, tout en remplissant son
obligation d'assurer la sécurité du personnel et des biens des Nations Unies »,
a-t-elle dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luis Moreno-Ocampo a réclamé lundi à trois juges de la CPI la délivrance
d'un mandat d'arrêt à l'encontre d'Omar Al-Bachir. Une telle décision devrait
prendre plusieurs mois. M. Moreno-Ocampo affirme avoir des éléments de preuve
qui démontrent que le président du Soudan a commis des crimes de génocide,
crimes contre l'humanité et crimes de guerre au Darfour. Khartoum a
immédiatement rejeté ces accusations et a menacé d'une « réaction »
si l'affaire est portée devant les Nations Unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Source : ONU&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/07/14/ACTU-%3A-Le-Procureur-de-la-CPI-accuse-le-president-du-Soudan-de-genocide#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Russia and China veto UN sanctions on Zimbabwe</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/07/12/ACTU-%3A-Russia-and-China-veto-UN-sanctions-on-Zimbabwe</link>
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    <pubDate>Sun, 13 Jul 2008 08:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;China and Russia vetoed targeted UN sanctions on Zimbabwe's President Robert
Mugabe over his disputed re-election, prompting an angry reaction from the
United States which cast doubt on Moscow's reliability as a G8 partner.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;The Chinese and Russian envoys joined their colleagues from South Africa,
Libya and Vietnam in opposing a US draft resolution in the Security Council
Friday 11 July, which would have imposed an assets freeze and a travel ban on
Mugabe and 13 of his cronies, as well as an arms embargo. Indonesia
abstained.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was the first double veto by Russia and China since January 2007 when
they vetoed a draft resolution in the 15-member council that would have urged
Myanmar to ease repression and release political prisoners.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voting in favor in Friday's vote were the United States, Britain, France,
Burkina Faso, Belgium, Costa Rica, Italy, Panama and Croatia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;China and Russia have stood with Mugabe against the people of Zimbabwe,&amp;quot; US
Ambassador to the UN Zalmay Khalilzad fumed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But Zimbabwe's UN envoy Boniface Chidyausiku told the BBC that Mugabe was
&amp;quot;happy to know that the United Nations is still a body where there's equal
sovereignty of every member of the United Nations and there are checks and
balances within the system that protects the weak from the powerful.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sponsors of the draft said the sanctions were needed to pressure Mugabe into
stopping the violence against his political foes and agreeing to a genuine
power sharing deal with opposition leader Morgan Tsvangirai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Opponents countered that passage of the text would undermine ongoing South
African-mediated talks between Zimbabwe's ruling party and its opposition and
would have run counter to the wishes of African Union leaders at their summit
in Egypt earlier this month.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Britain's UN Ambassador John Sawers, whose country is Zimbabwe's former
colonial ruler, said the 15-member council &amp;quot;missed the opportunity to impose a
legal obligation on Mr Mugabe's government to end the violence and intimidation
which have scarred Zimbabwe.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He said the sponsors would have to look &amp;quot;for further opportunities both here
and elsewhere&amp;quot; to assist the struggle for democracy in Zimbabwe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Khalilzad singled out Moscow for special criticism. &amp;quot;The U-turn in the
Russian position is particularly surprising and disturbing,&amp;quot; he said, saying it
raised questions about Moscow's &amp;quot;reliability as a G8 partner.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Khalilzad noted that only a few days ago Russian President Dmitry Medvedev
backed a G8 statement at a summit in Japan that promised new actions, including
targeted &amp;quot;financial measures&amp;quot; against Mugabe and his cronies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The US envoy also had some harsh words for South African President Thabo
Mbeki.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;President Mbeki actions appear to be protecting Mr. Mugabe, and to be
working hand in glove with him at times while he, Mugabe, uses violent means to
fragment and weaken the opposition,&amp;quot; Khalilzad said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;I think he (Mbeki) is out of touch with the trends inside his own country
and that is a source of disappointment given the history of South Africa (a
reference to the struggle against apartheid),&amp;quot; he added.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;French Ambassador Jean-Maurice Ripert told reporters that Friday's vote was
&amp;quot;a failure for the Security Council.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;His Chinese counterpart Wang Guangya said adopting the sanctions would have
been &amp;quot;counterproductive&amp;quot; and would have undermined the South African-mediated
talks between the rival Zimbabwean parties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zimbabwe's UN Ambassador Boniface Chidyausiku expressed gratitude to those
council members which he said refused &amp;quot;to be intimidated&amp;quot; by the United States
and Britain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He blamed the rejection of the draft on the &amp;quot;arrogance of the Americans.&amp;quot;
&amp;quot;They think they can the world, but they can't,&amp;quot; he added.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The vote came as Zimbabwe's ZANU-PF ruling party and opposition Movement for
Democratic Change held a second day of talks in South Africa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The talks, aimed at laying the groundwork for fully fledged negotiations to
resolve Zimbabwe's political crisis, were the first since Mugabe won a new term
as president in a June 27 poll widely denounced as a sham.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The US draft would have demanded that the Harare government &amp;quot;begin without
delay a substantive dialogue between the parties with the aim of arriving at a
peaceful solution that reflects the will of the Zimbabwean people as expressed
by the March 29 (first-round presidential) elections.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Opposition leader Morgan Tsvangirai won that first round but fell short of a
majority. He pulled out of the run-off citing a campaign of violence and
intimidation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© AFP&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/07/12/ACTU-%3A-Russia-and-China-veto-UN-sanctions-on-Zimbabwe#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>OUVRAGE : &quot;La force et le droit. Jurisprudence de la Cour internationale de justice&quot;</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/06/20/OUVRAGE-%3A-La-force-et-le-droit-Jurisprudence-de-la-Cour-internationale-de-justice</link>
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    <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 09:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La force et le droit&lt;/em&gt; constitue à la fois un éloge et une critique
des décisions de la Cour internationale de justice relatives à l’usage ou à la
menace de la force entre Etats, notamment son interprétation des dispositions
de la Charte des Nations Unies consacrées à l’interdiction de cette activité et
à l’exception de la légitime défense.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Depuis le tout premier arrêt de ce tribunal, en 1948, concernant le passage
dans les détroits internationaux (&lt;em&gt;Royaume-Uni c. Albanie&lt;/em&gt;) jusqu’à la
décision de 2007 portant sur l’application de la Convention sur le génocide
(&lt;em&gt;Bosnie-Herzégovine c. Serbie-et-Monténégro&lt;/em&gt;), l’organe principal de
l’ONU a eu plusieurs occasions de prononcer sur diverses manifestations de
l’agression : violation du droit des peuples à l’autodétermination,
atteinte à l’intégrité territoriale et à l’indépendance politique de l’Etat,
attaques contre des navires marchands ou des avions civils, poursuite d’essais
nucléaires et déni des droits diplomatiques et consulaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, on peut s’interroger sur l’efficacité réelle et le rôle
véritable de la justice internationale. Incapable de décider sur le fond quand
la Cour se déclare incompétente, incapable de fournir toutes les réponses quand
elle est compétente, souvent divisée sur des questions cruciales quand elle a
des réponses, enfin, confrontée à l’applicabilité de notions nouvelles, telles
l’intervention humanitaire et la légitime défense préventive, la justice est en
effet limitée quand le recours judiciaire n’a pas l’appui ou n’agit pas de
concert avec les autres modes de règlement pacifique des conflits (négociation,
médiation, conciliation, enquête, arbitrage, recours aux organisations
régionales et à l’ONU) et dans la mesure où le droit, que la Cour a la mission
de dire, est un droit sans gendarme, lui-même limité par le champ de la
politique, enfin, parce que la justice internationale à été longtemps perçue, à
tort ou à raison, comme une justice européo-centriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la paix, faut-il le rappeler, constitue le souverain bien et la
valeur suprême de la société des Etats, la justice demeurant certes l’un des
instruments éminents pour en assurer les conditions et le maintien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bruylant.be/pdf/60275.pdf&quot;&gt;SOMMAIRE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 1 - &lt;em&gt;Royaume-Uni c. Albanie&lt;/em&gt; : Le détroit de
Corfou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 2 - &lt;em&gt;Australie et Nouvelle-zélande c. France&lt;/em&gt; : Les
essais nucléaires dans le Pacifique Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 3 - &lt;em&gt;Nicaragua c. États-Unis&lt;/em&gt; : Les activités
militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 4 - &lt;em&gt;Les avis consultatifs du 8 juillet 1996&lt;/em&gt; : Licéité
de l’utilisation des armes nucléaires par un État dans un conflit armé :
Licéité de la menace ou de l’emploi d’armes nucléaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 5 - &lt;em&gt;Pakistan c. Inde&lt;/em&gt; : L’OACI, les prisonniers de
guerre, l’incident aérien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 6 - &lt;em&gt;Cameroun c. Nigeria&lt;/em&gt; : La souveraineté
territoriale et la délimitation terrestre et maritime&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 7 - &lt;em&gt;Libye c. Royaume-Uni et États-Unis&lt;/em&gt; : L’incident
aérien au-dessus de Lockerbie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 8 - &lt;em&gt;Iran c. États-Unis&lt;/em&gt; : Les otages, l’Airbus, les
plates-formes pétrolières&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 9 - &lt;em&gt;L’avis consultatif du 9 juillet 2004&lt;/em&gt; : Le mur
d’Israël en territoire palestinien occupé&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 10 - &lt;em&gt;Serbie-et-Monténégro c. Belgique et autres&lt;/em&gt; : La
licéité de l’emploi de la force&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 11 - &lt;em&gt;Congo c. Ouganda&lt;/em&gt; : Les activités armées sur le
territoire du Congo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 12 - &lt;em&gt;Congo c. Rwanda&lt;/em&gt; : Les activités armées sur le
territoire du Congo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 13 - &lt;em&gt;Bosnie-Herzégouine c. Serbie-et-Monténégro&lt;/em&gt; : La
prévention et la répression du crime de génocide&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Georges LABRECQUE, &lt;em&gt;La force et le droit. Jurisprudence de la
Cour internationale de justice&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Parution aux éditions Bruylant,
juin 2008 (646 pages).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avocat au Barreau de Québec et docteur en géographie de l’Université Laval,
&lt;strong&gt;Georges LABRECQUE&lt;/strong&gt; est professeur titulaire de droit
international public et de géopolitique au Collège militaire royal du Canada,
où il dirige le programme interdépartemental d’Etudes stratégiques. Il a publié
récemment &lt;em&gt;Les frontière maritimes internationales&lt;/em&gt;, deuxième édition
(2004), &lt;em&gt;Les différends territoriaux en Afrique&lt;/em&gt; (2005) et &lt;em&gt;Les
différents internationaux en Asie&lt;/em&gt; (2007). Ses recherches actuelles portent
notamment sur la souveraineté territoriale et la délimitation maritime dans
l’océan Arctique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/06/20/OUVRAGE-%3A-La-force-et-le-droit-Jurisprudence-de-la-Cour-internationale-de-justice#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : La CPI ordonne la suspension de l'affaire Thomas Lubanga</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/06/16/ACTU-%3A-La-CPI-ordonne-la-suspension-de-laffaire-Thomas-Lubanga</link>
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    <pubDate>Mon, 16 Jun 2008 23:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chambre de première instance I de la Cour pénale internationale (CPI) a
ordonné, le 13 juin dernier, la suspension de l'affaire concernant Thomas
Lubanga Dyilo, le dirigeant de l'Union des Patriotes Congolais accusé de crimes
de guerre.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La tenue d'une audience consacrée à l'éventuelle mise en liberté de l'accusé
a été fixée au 24 juin, indique un &lt;a href=&quot;http://www.icc-cpi.int/press/pressreleases/381.html&quot;&gt;communiqué&lt;/a&gt; publié
aujourd'hui par la CPI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les juges ont estimé que le Procureur avait omis de transmettre plus de 200
documents qui auraient pu être utiles à la préparation de la défense de
Lubanga, entravant ainsi son droit à un procès équitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Accusation avait obtenu ces documents de sources exigeant qu'ils ne soient
pas divulgués.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Lubanga est accusé d'avoir commis des crimes de guerre en République
démocratique du Congo (RDC). Il aurait enrôlé des enfants de moins de 15 ans
dans les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), l'aile
militaire de l'Union des patriotes congolais (UPC), et les aurait fait
participer à des hostilités en Ituri, entre septembre 2002 et août 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Lubanga a été arrêté et transféré à la CPI en mars 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf ordonnance contraire de la Chambre, la procédure dans son ensemble
restera au point mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RAPPEL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 mars 2006, Thomas Lubanga Dyilo, fondateur et dirigeant de l’Union des
patriotes congolais (UPC), a été arrêté et remis à la Cour en application d’un
mandat d'arrêt délivré par la Chambre préliminaire I à la demande du
Procureur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 29 janvier 2007, la Chambre préliminaire I a confirmé les charges portées
par le Procureur contre Thomas Lubanga Dyilo, lequel aurait commis des crimes
de guerre en procédant à la conscription et à l’enrôlement d’enfants de moins
de 15 ans dans les FPLC, l’aile militaire de l’UPC, et en les faisant
participer activement à des hostilités en Ituri, de septembre 2002 au 13 août
2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’affaire &lt;em&gt;Le Procureur c. Thomas Lubanga Dyilo&lt;/em&gt; est la première qui
s’inscrit dans le cadre de la situation en RDC, la deuxième affaire est &lt;em&gt;Le
Procureur c. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui&lt;/em&gt;, et la troisième
affaire est &lt;em&gt;Le Procureur c. Bosco Ntaganda&lt;/em&gt;. Les enquêtes se
poursuivent en RDC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : CPI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ARTICLES DE PRESSE&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;«Le procès de Thomas Lubanga devant la CPI est suspendu», par Stéphanie
Maupas, &lt;a href=&quot;http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67503.asp&quot;&gt;RFI&lt;/a&gt;, 14 juin
2008.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;«La CPI se penchera mardi 24 sur la libération du Congolais Thomas
Lubanga», &lt;a href=&quot;http://www.monuc.org/news.aspx?newsID=17594&quot;&gt;AFP&lt;/a&gt;, 13
juin 2008.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/06/16/ACTU-%3A-La-CPI-ordonne-la-suspension-de-laffaire-Thomas-Lubanga#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>OUVRAGE : &quot;Regards d'une génération sur le droit international&quot;</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/06/04/OUVRAGE-%3A-Regards-dune-generation-sur-le-droit-international</link>
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    <pubDate>Sat, 07 Jun 2008 04:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Quelle est votre vision du droit international à l'aube du XXIe
siècle ? ». Telle est la question posée à près d'une trentaine de
spécialistes du droit international provenant des cinq continents mais qui ont
pour point commun d'être tous nés peu avant ou peu après 1960. Cet ouvrage
réunit ainsi les contributions de ce qu'on peut considérer comme une
génération, pour faire le point sur la manière dont elle « pense » le
droit international.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'idée à l'origine de cette réflexion collective est que chaque génération a
des repères événementiels qui jouent un rôle déterminant au moment de passer à
l'âge d'« adulte pensant » (Mai 1968, Chute du mur de Berlin, 11
septembre 2001, etc.) et que ces repères contribuent à structurer la
représentation du droit international. Mais quels sont ceux d'une génération
qui peut sembler, par bien des aspects, « intermédiaire » ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche est volontairement large et théorique, et offre des visions
surprenantes, souvent très personnalisées, qui nous aident àdéplacer notre
point devue. Exercice inusité cette sorte de bilan générationnel mondialisé
restitue, avec une liberté inhabituelle dans le ton et le propos, un regard sur
le droit international qui représente à son tour une base de réflexion sur ce
domaine vivant et en perpétuelle mutation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Emmanuelle JOUANNET, Hélène RUIZ FABRI, Jean-Marc SOREL (dir.),
&lt;em&gt;Regards d'une génération sur le droit international&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Parution
aux éditions Pedone, mai 2008 (464 pages).&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cerdin.univ-paris1.fr/IMG/pdf/Couv_G60.pdf&quot;&gt;http://cerdin.univ-paris1.fr/IMG/pdf/Couv_G60.pdf&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>NOTE : CIJ : Certaines questions concernant l’entraide judiciaire en matière pénale (Djibouti c. France)</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/06/04/NOTE-%3A-CIJ-%3A-Certaines-questions-concernant-lentraide-judiciaire-en-matiere-penale-Djibouti-c-France</link>
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    <pubDate>Thu, 05 Jun 2008 04:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour internationale de Justice (CIJ), organe judiciaire principal des
Nations Unies, a rendu le 4 juin 2008 son arrêt en l’affaire relative à
&lt;em&gt;Certaines questions concernant l’entraide judiciaire en matière pénale&lt;/em&gt;
(Djibouti c. France).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans son arrêt, qui est définitif, sans recours et obligatoire pour les
Parties, la Cour,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) S’agissant de sa compétence,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- dit, à l’unanimité, qu’elle a compétence pour statuer sur le différend
relatif à l’exécution de la commission rogatoire adressée par la République de
Djibouti à la République française le 3 novembre 2004 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- dit, par quinze voix contre une, qu’elle a compétence pour statuer sur le
différend relatif à la convocation en tant que témoin, adressée le 17 mai 2005
au président de la République de Djibouti, et aux convocations en tant que
témoins assistés, adressées les 3 et 4 novembre 2004 et 17 juin 2005 à deux
hauts fonctionnaires djiboutiens ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- dit, par douze voix contre quatre, qu’elle a compétence pour statuer sur
le différend relatif à la convocation en tant que témoin, adressée le 14
février 2007 au président de la République de Djibouti ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- dit, par treize voix contre trois, qu’elle n’a pas compétence pour statuer
sur le différend relatif aux mandats d’arrêt délivrés le 27 septembre 2006 à
l’encontre de deux hauts fonctionnaires djiboutiens ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2) S’agissant des conclusions finales présentées par la République
de Djibouti au fond,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- dit, à l’unanimité, que la République française, en ne motivant pas le
refus qu’elle a adressé à la République de Djibouti d’exécuter la commission
rogatoire présentée par celle-ci le 3 novembre 2004, a manqué à son obligation
internationale au titre de l’article 17 de la convention d’entraide judiciaire
en matière pénale entre les deux Parties, signée à Djibouti le 27 septembre
1986, et que la constatation de cette violation constitue une satisfaction
appropriée ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- rejette, par quinze voix contre une, le surplus des conclusions finales
présentées par la République de Djibouti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.icj-cij.org/docket/files/136/14569.pdf?PHPSESSID=8c77bb4ca31bfc3cfc1f8635b91af25e&quot;&gt;
Communiqué de presse de la CIJ&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/06/04/NOTE-%3A-CIJ-%3A-Certaines-questions-concernant-lentraide-judiciaire-en-matiere-penale-Djibouti-c-France#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Senegal : UN decision on Hissène Habré flouted</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/05/18/ACTU-%3A-Senegal-%3A-UN-Decision-on-Hissene-Habre-Flouted</link>
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    <pubDate>Sun, 18 May 2008 14:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Two years after a United Nations committee requested that Senegal prosecute
or extradite the former dictator of Chad, Hissène Habré, no action has been
taken, six human rights organizations said on May 17, 2008. Habré fled to
Senegal after he was deposed in 1990.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Senegal has an unambiguous legal obligation to prosecute or extradite the
former dictator to face charges of torture, said a joint statement by the
Chadian Association for the Promotion and Defense of Human Rights (ATPDH), the
Chadian Association of Victims of Political Repression and Crime (AVCRP), the
Chadian League for Human Rights (LTDH), the African Assembly for the Defense of
Human Rights (RADDHO), Human Rights Watch, and the International Federation of
Human Rights (FIDH).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Senegal indicted Habré in February 2000, but when it failed to prosecute
him, victims sought justice in a Belgian court. In September 2005, a Belgian
judge charged Habré with crimes against humanity, war crimes and torture during
his 1982-1990 rule, and sought his extradition. Senegal arrested Habré in
November 2005, before seeking the African Union’s advice. In July 2006, at the
request of the African Union, Senegal agreed to prosecute Habré in Senegalese
courts, but it has not yet done so.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On May 17, 2006, the UN Committee Against Torture ruled that Senegal, which
is a party to the UN Convention Against Torture, was in violation of its treaty
obligations by failing to bring Habré to justice. The UN committee called on
Dakar to prosecute or extradite the former dictator.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“We have been fighting for 18 years to bring Hissène Habré to justice, and
time is running out. Unless Senegal takes action soon, there won’t be any
victims left at the trial,” said Souleymane Guengueng, founder of the Chadian
Association of Victims of Political Repression and Crime (AVCRP), and the lead
petitioner in the case that led to the UN ruling. “Senegal has mocked us for
eight years and now it is mocking the United Nations.”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In November 2007, Senegal told the UN committee that it was prepared to try
Habré, but that it needed international funding. The rights groups noted that
the European Commission, France, Switzerland, Belgium and the Netherlands had
already agreed to help fund the trial. The European Union sent a mission to
Senegal in January to determine what is needed for the trial, and proposed that
Senegal define a prosecution strategy, work according to a precise calendar,
and name an administrative and financial coordinator for the trial, none of
which has been done.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“It’s not the money that is lacking, but Senegal’s political will,” said
Alioune Tine of the Dakar-based African Assembly for the Defense of Human
Rights (RADDHO). “Nothing prevents Senegal from opening an investigation right
away, which would be the best way to dispel the victims’ legitimate
concerns.”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Senegal is in the process of amending its constitution to make clear that
its courts can prosecute genocide, crimes against humanity and war crimes
committed in the past. But at the same time, it has appointed the former
coordinator of Habré’s legal team, Madické Niang, as minister of justice – the
government official heading the agency responsible for the organization of the
trial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In its May 2006 ruling in the case &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.unhchr.ch/tbs/doc.nsf/(Symbol)/aafdd8e81a424894c125718c004490f6?Opendocument&quot;&gt;
Guengueng v. Senegal&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, the UN committee found that Senegal had violated
the Convention against Torture twice, first by failing to prosecute Habré when
the victims first filed their case in 2000, and then by failing to prosecute or
extradite him when Belgium filed an extradition request in September 2005. The
committee ruled that Senegal was “obliged to submit the present case to its
competent authorities for the purpose of prosecution, or, failing that, since
Belgium has made an extradition request, to comply with that request, or,
should the case arise, with any other extradition request made by another
State, in accordance with the Convention.” It asked Senegal to report back in
90 days on the measures taken to implement its decision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;BACKGROUND&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hissène Habré ruled Chad from 1982 until he was deposed in 1990 by President
Idriss Déby Itno and fled to Senegal. His one-party regime was marked by
widespread atrocities, including waves of ethnic campaigns. Files of Habré’s
political police, the DDS (Direction de la Documentation et de la Sécurité),
which were discovered by &lt;a href=&quot;http://www.hrw.org/justice/habre/habre-police.htm&quot;&gt;Human Rights Watch&lt;/a&gt; in
2001, reveal the names of 1,208 persons who were killed or died in detention. A
total of 12,321 victims of human rights violations were mentioned in the
files.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habré was first indicted in Senegal in 2000 before courts ruled that he
could not be tried there. His victims then turned to Belgium and, after a
four-year investigation, a Belgian judge in September 2005 charged Habré with
crimes against humanity, war crimes and torture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pursuant to the Belgian extradition request, Senegalese authorities arrested
Habré in November 2005. The Senegalese government then asked the African Union
to recommend how to try Habré. On July 2, 2006, the African Union, following
the recommendation of a Committee of Eminent African Jurists, called on Senegal
to prosecute Habré “in the name of Africa,” and Senegalese President Abdoulaye
Wade declared that Dakar would do so.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;To view an April 2008 letter to the international and African communities
from the International Committee for the Fair Trial of Hissène Habré, please
visit: &lt;a href=&quot;http://www.hrw.org/english/docs/2008/04/29/africa18666.htm&quot;&gt;http://www.hrw.org&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/05/18/ACTU-%3A-Senegal-%3A-UN-Decision-on-Hissene-Habre-Flouted#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Le Sénat s’apprête-t-il à brader les responsabilités de la France vis-à-vis des victimes de crimes internationaux ?</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/05/17/ACTU-%3A-Le-Senat-sapprete-t-il-a-brader-les-responsabilites-de-la-France-vis-a-vis-des-victimes-de-crimes-internationaux</link>
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    <pubDate>Sat, 17 May 2008 11:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite à la publication, le 14 mai, du rapport de la Commission des lois du
Sénat, la &lt;a href=&quot;http://www.cfcpi.fr/&quot;&gt;CFCPI&lt;/a&gt; (Coalition française pour la
Cour pénale internationale) s’alarme du possible refus de la France d’assumer
ses responsabilités à l’égard des victimes de crimes internationaux (génocide,
crimes contre l’humanité et crimes de guerre).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;D'après la CFCPI, le &lt;a href=&quot;http://www.senat.fr/rap/l07-326/l07-3261.pdf&quot;&gt;rapport n°326&lt;/a&gt; de la
Commission des lois portant adaptation du droit pénal à l'institution de la
Cour pénale internationale commet une erreur fondamentale en considérant que ce
n’est pas aux États ayant ratifié le Statut de Rome, mais à la CPI elle-même de
se substituer à l’État défaillant qui aurait été normalement compétent pour
juger l’auteur d’un crime international :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« &lt;em&gt;En d’autres termes, parce qu’elles disposent d’une compétence de
principe, les juridictions nationales doivent poursuivre et juger les crimes
qui soit ont été commis sur leur territoire, soit impliquent leurs nationaux
(auteur ou victime). &lt;strong&gt;Le principe de complémentarité joue lorsque
l’auteur ne répond pas aux critères de compétence de droit commun&lt;/strong&gt;. Ce
n’est pas aux États parties mais à la CPI de se substituer à l’État défaillant
qui aurait été normalement compétent pour juger l’auteur d’un crime
international. Quelle juridiction plus légitime que la Cour pénale
internationale peut, sans blesser le principe d’égalité entre les États au sein
de la communauté internationale, assumer une telle mission ?&lt;/em&gt; » (page
25, souligné dans le rapport).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Toute l’architecture du système de justice pénale internationale créé par le
Statut de Rome est ainsi anéantie d’un trait de plume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’article 17 du Statut de Rome prévoit que la CPI, dont les moyens sont
limités, se réserve pour les affaires les plus graves : pour toutes les
autres - le plus grand nombre - le Statut rappelle « &lt;em&gt;qu’il est du
devoir de chaque État de soumettre à sa juridiction criminelle les auteurs de
crimes internationaux&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la justice d’un État dévasté par les conflits est défaillante, le
législateur français ne peut pas se défausser ainsi sur la CPI. La France a
pris des engagements à l’égard de la communauté internationale, elle doit les
assumer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas contraire, elle inciterait les criminels que la CPI ne peut pas
juger elle-même à trouver l’impunité sur le territoire français. Cela
marginaliserait la France par rapport au reste de l’Europe et décrédibiliserait
les leçons que notre pays donne volontiers au reste du monde (ainsi en incitant
le Sénégal à juger le dictateur tchadien Hissène Habré).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFCPI appelle le Sénat à amender le projet de loi en rendant les
tribunaux français compétents pour juger les criminels internationaux trouvés
en France, lorsqu’ils ne peuvent être jugés ni par la justice de leur pays, ni
par la Cour pénale internationale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/05/17/ACTU-%3A-Le-Senat-sapprete-t-il-a-brader-les-responsabilites-de-la-France-vis-a-vis-des-victimes-de-crimes-internationaux#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Nkunda refuse de livrer à la CPI son chef d’Etat-major Ntaganda accusé de crimes contre l’humanité</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/05/05/ACTU-%3A-Nkunda-refuse-de-livrer-a-la-CPI-son-chef-dEtat-major-Ntaganda-accuse-de-crimes-contre-lhumanite</link>
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    <pubDate>Sun, 04 May 2008 20:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour pénale internationale a lancé le 29 avril 2008 un nouveau mandat
d’arrêt à l’encontre de Bosco Ntaganda. Ce dernier est notamment accusé d’avoir
enrôlé des enfants durant les conflits en Ituri, dans la Province Orientale, au
Nord-est de la République Démocratique du Congo (RDC).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il aurait également participé à des violences et des meurtres contre une
centaine de lendus, l’une deux principales ethnies rivales, et d’opposants à
l’Union des patriotes congolais, branche politique des Forces patriotiques pour
la libération du Congo, proches de Lubanga, de l’ethnie Hema.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ntaganda, 35 ans, est le quatrième chef milicien congolais poursuivi par la
CPI, après Lubanga en mars 2006, Katanga en octobre 2007 et Ngundjolo en
février 2008. Ces trois derniers sont actuellement détenus à la Haye, siège de
la Cour pénale internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’exécution du mandat d'arrêt de la CPI s’annonce pourtant difficile. En
effet, alors que Bosco Ntaganda, citoyen rwandais ayant combattu dans l’Armée
patriotique rwandaise, dirige depuis 2006 la branche armée du Congrès national
pour la défense du peuple (CNDP) du chef rebelle Laurent Nkunda, ce dernier a
d’ores et déjà annoncé qu’il refusait d’obtempérer à l’injonction de livrer à
la CPI son chef d’État-major.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce transfert dépend directement du chef du CNDP. Or, pour Laurent Nkunda, il
n’est pas question de transférer Bosco Ntaganda, alias le « Terminator »,
à la CPI. En effet, non seulement il avance qu’il est improbable que Kigali
permette de livrer l’un de ses citoyens, mais Bosco Ntaganda ne pourrait être
livré sans provoquer une division au sein du mouvement du CNDP, dans la mesure
où certains soldats lui resteraient fidèles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le porte-parole du CNDP va dans le même sens avec une vaine prétention de
dire quelque chose de différent et de soutenable. Pour lui, la décision de
comparaître devant la CPI ne dépend pas de Nkunda, mais de Ntaganda lui-même.
Il ajoute que Ntaganda est libre d’accepter de répondre à la CPI ou de
refuser.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>ACTU : La Convention sur les droits des handicapées entrera en vigueur le 3 mai</title>
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    <pubDate>Fri, 02 May 2008 17:40:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Droit international</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;a href=&quot;http://www.un.org/french/disabilities/convention/&quot;&gt;Convention
relative aux droits des personnes handicapées&lt;/a&gt; et son Protocole facultatif
entreront en vigueur le 3 mai. Un texte particulièrement important pour les
survivants des accidents causés par des mines terrestres, souligne le Service
de la lutte anti-mines des Nations Unies.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;« La Convention ne crée pas de nouveaux droits pour les personnes
handicapées mais elle clarifie les obligations légales des États quant à la
promotion, la protection et la garantie de tous les droits fondamentaux pour
les personnes handicapées », explique un communiqué publié aujourd’hui à New
York. Le texte aborde en effet la question de l’accès, de l’inclusion, de la
participation et de la non-discrimination. Il crée aussi le Comité sur les
droits des personnes handicapées, un nouvel organe de contrôle du traité,
chargé de surveiller sa mise en oeuvre. Pour John Flanagan, du Service de la
lutte anti-mines des Nations Unies, la nouvelle Convention revêt une importante
particulière pour les survivants d’accidents causés par des mines terrestres et
des restes explosifs de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Trop souvent, les victimes de mines terrestres sont exclus de leur
communauté », explique-t-il, comme les enfants blessés qui doivent quitter leur
école. « Cette nouvelle Convention va permettre de niveler l’accès aux
services et aux opportunités », se félicite John Flanagan. L’entrée en vigueur
de la Convention intervient 30 jours après que le Secrétaire général a reçu les
vingt premières ratifications. L’Équateur a été le 20ème pays à ratifier le
texte, le 3 avril dernier. Les 25 États qui, à ce jour, ont ratifié la
Convention sont les seuls à être tenus de respecter ses dispositions.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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