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  <title>Réseau d'analyse et d'information sur l'actualité internationale - Crises et conflits</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 20 Nov 2008 12:56:34 +0100</pubDate>
  <copyright>Droits de reproduction Multipol ©</copyright>
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  <item>
    <title>POINT DE VUE : Turquie, PKK : la guerre des chiffres ou l’art de la propagande militaire</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/10/08/POINT-DE-VUE-%3A-Turquie-PKK-%3A-la-guerre-des-chiffres-ou-lart-de-la-propagande-militaire</link>
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    <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 09:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Guest</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Brian MENELET</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brian MENELET&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lundi 6 octobre à 19h33 heure de Paris, l’AFP a publié une dépêche
intitulée « La Turquie intensifie ses frappes contre le PKK après la mort
de 17 soldats ». Selon cette dépêche, l'armée turque aurait intensifié lundi
ses frappes aériennes contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du
Kurdistan (PKK), en riposte à une attaque qui avait coûté la vie à 17 soldats à
la fin de la semaine dernière. Cette frappe serait partiellement localisée en
territoire irakien. Par ailleurs, selon l’Etat-Major turc, la frappe de
vendredi dernier aurait fait 23 morts chez les « rebelles » du PKK.
Quant au PKK, il annonce, quant à lui, avoir tué, 62 soldats et officiers turcs
vendredi et la riposte turque n’aurait fait que 9 morts dans leur propre
camp.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Au-delà de ces informations absolument invérifiables, on se rend rapidement
compte de l’utilisation de ces dernières, en particulier en Turquie, pour
légitimer un certain nombre de mesures inquiétantes. Le ministre de la Justice,
Mehmet Ali Sahin, a déclaré que des discussions étaient en cours sur cinq
amendements réclamés par l'armée et par la police pour renforcer la lutte
contre le PKK, ce qui laisse prévoir de nouvelles menaces quant aux libertés et
droits fondamentaux de la population Kurde de Turquie, mais aussi des mesures
de surveillance poussées sur la population turque elle-même… Une réunion
extraordinaire des dirigeants civils et militaires membres du conseil de lutte
anti-terroriste est par d’ailleurs prévue pour jeudi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la population réagit bien évidemment à ces mesures de propagandes avant
tout destinées non pas à la communauté internationale susceptible de réagir
(une partie de conflit se passe sur la frontière irakienne) mais destinées à
usage interne : le nationalisme turc reprend évidement de la force,
au-delà de la démonstration de respect et de l’honneur naturellement aux
soldats tombés au front.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers de personnes ont en effet assisté aux obsèques organisées pour
les soldats. Les funérailles ont été ponctuées de démonstrations de colère
contre le PKK, mais aussi contre M. Erdogan et contre le chef de l'Etat
Abdullah Gül, selon les médias. Il faut donc au Gouvernement turc démontrer à
la fois la légitimité qu’il détient pour prendre des mesures liberticides, mais
aussi qu’il peut s’appuyer sur un bilan récent positif en mettant des chiffres
en avant. Réduire ses pertes et majorer celles de s’adversaire est une mesure
de propagande politique et militaire ancienne mais qui fait encore recette…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette flambée de chiffres « positifs » ne tombe-t-elle pas
d’ailleurs à point lorsque l’on sait que le Parlement turc doit renouveler,
probablement cette semaine, pour un an, le mandat autorisant l'armée à mener
des opérations militaires contre le PKK en Irak en cas de nécessité ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/10/08/POINT-DE-VUE-%3A-Turquie-PKK-%3A-la-guerre-des-chiffres-ou-lart-de-la-propagande-militaire#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>NOTE : Quel statut de l’opposition pour prévenir les conflits en Afrique ?</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/10/01/NOTE-%3A-Quel-statut-de-lopposition-pour-prevenir-les-conflits-en-Afrique</link>
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    <pubDate>Fri, 03 Oct 2008 17:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Komi TSAKADI</category>    
    <description>&lt;p&gt;Komi TSAKADI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La pratique de médiation internationale post-électorale pour amener les
acteurs politiques concurrents à la suite des élections conflictuelles et
sanglantes, à former un gouvernement d’union nationale met en péril l’avenir
politique des partis d’opposition en Afrique, étant obligés d’apporter leur
caution au régime en place. D’où la nécessité de reconnaître un statut à cette
opposition pour la rendre stable, d’une part, et pour assurer l’effectivité de
la démocratie et la prévention des conflits, d’autre part.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Généralisation des accords de partage de pouvoir à la suite
d’élections conflictuelles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après le Togo, à la suite des élections sanglantes d’avril 2005, le Kenya en
début d’année, c’est au Zimbabwe que vient d’avoir lieu un accord de partage de
pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette généralisation du système de gouvernement d'union nationale - ajoutée
à la dérive monarchique des régimes politiques se manifestant par la
suppression de la limitation des mandats présidentiels dans les Constitutions
(adoptée au Togo, au Congo Démocratique, envisagée au Sénégal, au Gabon, en
Egypte, au Cameroun, en Libye, en Guinée Equatoriale…) (1) et une présidence
devenue une affaire de famille -, conduira, si l'on ne prend garde, au retour à
un système à parti unique hybride.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’autant que, grande est la difficulté pour ces partis de l’opposition qui
cohabitent « à l’africaine » de renaître de leurs cendres. Ainsi au
Togo, au lendemain de la signature de l’Accord Politique Global du 20 août
2006, les deux partis d’opposition qui avaient participé au soi-disant
gouvernement d’union nationale ont laissé leur plume. Le Comité d’Action pour
le Renouveau (CAR) s’est retrouvé avec 4 députés et la Convention Démocratiques
des Peuples Africains (CDPA), avec zéro député à la suite des élections
législatives de 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui a fait dire à Noël Glissou que « les dirigeants de ces
formations politiques ou organisations se retrouvent fragilisés à deux niveaux.
Premièrement, ils sont en manque d’arguments par rapport aux dérives du pouvoir
et sont condamnés à cet effet, malgré eux, à servir de béquilles à un régime
chancelant (…). Deuxièmement (ils) deviennent à tort ou à raison, aux yeux des
populations, des traitres ou des “lâches” pour avoir choisi, au cours du combat
démocratique, de collaborer avec ceux que d’aucuns désignent au mépris des
principes démocratiques comme “ennemis du peuples” » (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne saurait passer sous silence le cas de l’UNITA en Angola, qui vient
d’être laminée lors des législatives du 5 septembre dernier après avoir
participé plusieurs années durant à un gouvernement d’union nationale avec le
MPLA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est primordial que les opposants en Afrique assument leur statut pour
faire de l’opposition, une institution stable. Ce faisant, son rôle dans nos
multipartismes se trouvera renforcé pour une démocratie faite de tolérance,
d’acceptation de l’autre et de débat, sur fond d’un pacte républicain
garantissant effectivement l’alternance démocratique au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Statut de l’opposition : état des lieux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Constitutions post-parti unique en Afrique, en se contentant de recopier
les constitutionnalistes français de 1958 n’ont pas institutionnalisé
l’opposition politique dotée d’un véritable statut juridique, comme on peut
l’observer dans les « meilleures » démocraties (en Angleterre, au
Japon, au Canada…).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, l’opposition est inscrite dans nos Constitution implicitement
(reconnaissance du multipartisme…). Mais il est unanimement admis qu’un tel
statut est à même de favoriser la démocratisation de nos pays et de prévenir
les conflits. La nomination d’un membre de l’opposition à la tête de la
commission des finances comme en France est insuffisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette institutionnalisation du statut de l’opposition revient, comme l’a
souligné El Hadji Mbodj, « à consigner dans un document unique, les droits
et sujétions, les moyens et responsabilités devant permettre à l’opposition
d’assumer sa fonction d’alerte, de critique et d’alternance à la majorité qui
exerce le pouvoir d’Etat » (3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est encore balbutiante sur le continent. Au Burkina Faso, la loi
n°007-2000/AN (JO n°30 2000) portant statut de l’opposition politique a codifié
le statut de l’opposition doté d’un chef de file de l’opposition qui « est
le premier responsable du parti de l’opposition ayant le plus grand nombre
d’élus à l’Assemblée nationale » (article 12).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Benin, la loi n°2001-31 portant statut de l’opposition, adoptée le 14
octobre 2002, et comprenant 22 articles prévoit plusieurs chefs de
l’opposition, étant entendu que ces derniers choisiront en leur sein un
porte-parole. Ainsi, l’article 7 de cette loi stipule qu'« est considéré
comme l’un des chefs de l’opposition, tout chef d’un parti politique de
l’opposition dont le nombre de députés à l’Assemblée nationale constitue de
façon autonome un groupe parlementaire. Est également considéré comme l’un des
chefs de l’opposition, tout chef d’un groupe de partis de l’opposition
constitué en groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Est également
considéré comme l’un des chefs de l’opposition, tout chef de parti, alliance de
partis ou groupe de partis de l’opposition représentés ou non à l’Assemblée
nationale mais ayant totalisé à l’issue des dernières élections législatives,
10% des suffrages exprimés ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Congo Démocratique, la loi n°07/008 du 4 décembre 2007 portant statut de
l’opposition prévoit l’élection du porte-parole de l’opposition qui représente
l’opposition au niveau national. L’article 19 organise sa désignation :
« sans qu’il ne soit nécessairement parlementaire, le porte-parole de
l’opposition politique est désigné par consensus, à défaut, par vote au scrutin
majoritaire à deux tours, dans le mois qui suit l’investiture du gouvernement,
par les députés nationaux et les sénateurs, membres de l’opposition politique,
déclarés conformément à l’article 3 de la présente loi. Les députés et les
sénateurs de l’opposition politique se réunissent, à cet effet, sous la
facilitation conjointe des bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat, à la
demande écrite de tout groupe parlementaire ou politique de l’opposition
politique, selon le cas ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Mauritanie, l’ex-junte militaire avait pris un décret portant statut de
l’opposition (ordonnance n° 2007-024) dont l’article 6 stipule que
« l’opposition a un chef de file qui porte le titre de « chef de file
de l’opposition démocratique ». De plus, « le chef de file de l’opposition
démocratique est le président du parti qui a obtenu le plus grand nombre de
siège à l’Assemblée nationale aux élections législatives les plus
récentes » (article 7).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, dans d’autres pays comme le Mali, l’institutionnalisation de
l’opposition politique s’est faite sans organiser son leadership. La loi
n°95-073 portant statut des partis de l’opposition, adoptée le 15 septembre
1995 et contenant 13 articles, se limite à reconnaître à tout parti politique,
le droit à l’opposition (article 5).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Institutionnalisation de l’opposition : moyen de prévenir les
conflits&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prévention des conflits est devenue une préoccupation majeure de la
communauté internationale. Rares sont les organisations internationales qui
n’ont pas de politique dans ce domaine avec la mise en place de mécanisme
d’alerte précoce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La littérature est abondante sur la notion de prévention des conflits. On
peut retenir la définition d’auteurs comme Carment et Schanabel qui
appréhendent cette notion comme « une stratégie à long terme, menée par
divers acteurs, et destinée à créer les conditions favorables à un
environnement sécuritaire stable et plus prévisible » (4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc indéniable que la reconnaissance juridique de l’opposition avec
l’instauration d’un chef de file ou d’un porte-parole de l’opposition jouissant
des droits, est à même de favoriser l’effectivité démocratique dans nos pays
avec la possibilité offerte à ce dernier d’accéder au pouvoir par le jeu
d’alternance ou bien de rétrograder et laisser la position à un autre leader en
cas de défaite électorale (5).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, les élections constituent l’occasion pour le peuple
d’arbitrer entre la majorité et l’opposition, en confiant le pouvoir d’État à
la majorité et en donnant une prime d’encouragement au second parti dont le
leader devient chef de l’opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour renforcer l’effectivité du statut de l’opposition, il faudrait une
institution tierce entre la majorité et l’opposition comme un médiateur d’État
(dont la fonction doit être défférente du médiateur de la République (6) chargé
de la médiation administrative) qui sera chargée de contrôler que des mesures
visant à promouvoir les droits de l’opposition sont bien appliquées et de faire
la médiation politique interne entre l’opposition et la majorité en cas de
besoin, surtout lors des élections qui sont source de conflits et de
répressions sanglantes sur le continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’institutionnalisation du statut de l’opposition est le meilleur facteur de
prévention des conflits en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Vincent HUGEUX, « Afrique Tu régneras, mon fils »,
&lt;em&gt;Express&lt;/em&gt;, http://www.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=521186
(consulté le 02/07/2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Noël GLISSOU, « En débauchant des responsables de l’opposition. Le
RPT recompose le paysage politique national ! », &lt;em&gt;Golfe Info&lt;/em&gt;,
n°448, 19 septembre 2008, p. 7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) El Hadji MBODJ, &lt;em&gt;Statut de l’opposition et financement des partis
politiques&lt;/em&gt;, Rapport au Président de la République, Dakar, 1999, p 28.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) David CARMENT et Albrecht SCHNABEL (eds), &lt;em&gt;Conflicts
Prevention : Path to Peace or Grand Illusion ?&lt;/em&gt;, Tokyo, United Nations
University Press., 2003, p. 11.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(5) En Afrique, rares sont les partis d’opposition qui ont connu une
alternance interne. Ainsi des opposants restent à la tête de leurs partis,
quinze à vingt ans, alors que le bon sens voudrait, à la suite d’un échec aux
élections, qu’ils démissionnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(6) Le médiateur de la République assume une médiation dans la vie
administrative. Mais en Afrique, tout comme l’administration, il est à la solde
du pouvoir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Communiqué de la 151ème Réunion du Conseil de paix et de sécurité sur la Mauritanie</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/09/25/ACTU-%3A-Communique-de-la-151eme-Reunion-du-Conseil-de-paix-et-de-securite-sur-la-Mauritanie</link>
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    <pubDate>Thu, 25 Sep 2008 11:36:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Mohamed Saleck OULD BRAHIM</category>    
    <description>&lt;p&gt;Mohamed Saleck OULD BRAHIM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 151ème
réunion tenue, au niveau ministériel, à New York, le 22 septembre 2008, a
examiné la situation en République islamique de Mauritanie à la suite du coup
d’Etat intervenu dans ce pays le 6 août 2008, et a pris la décision qui
suit :&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le Conseil,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Prend note de la communication de la Commission sur la situation en
République islamique de Mauritanie et sur les résultats des différentes
missions qui ont été effectuées dans ce pays depuis le 6 août 2008 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Exprime sa profonde appréciation au Président de la Commission et au
Commissaire à la paix et à la sécurité pour les efforts qu’ils déploient en vue
du retour à la légalité constitutionnelle, et leur réitère son ferme
appui ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Exprime sa grave préoccupation devant le fait que, malgré les efforts
déployés à ce jour, aucune avancée n’a été obtenue sur le voie d’un retour
rapide à la légalité constitutionnelle ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Rappelle les dispositions pertinentes de l’Acte constitutif de l’UA, de
la Décision AHG/142 (XXXV) d’Alger de juillet 1999, de la Déclaration de Lomé
de juillet 2000 et du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de
sécurité sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement, ainsi que
celles de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la
gouvernance que la Mauritanie a ratifiée le 7 juillet dernier, devenant ainsi
le premier Etat membre à être partie à cet instrument ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Réitère sa ferme condamnation du coup d’Etat et de toutes les mesures
prises par ses auteurs pour consolider la situation née de ce coup d’Etat et
réitère la légitimité de l’ordre constitutionnel représenté par les
institutions démocratiquement élues lors des élections législatives et
présidentielles organisées respectivement en novembre 2006 et mars
2007 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Exige le retour à l’ordre constitutionnel par le rétablissement
inconditionnel de M. Sidi Ould Cheikh Abdallahi, Président de la République
islamique de Mauritanie, dans ses fonctions, à la date du 6 octobre 2008 au
plus tard, et met en garde les auteurs du coup d’Etat et leurs soutiens civils
contre les risques de sanctions et d’isolement qu’ils encourent au cas où ils
ne répondraient pas positivement à cette exigence ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Déclare nulles et de nul effet toutes les mesures de nature
constitutionnelle, institutionnelle et législative prises par les autorités
militaires et découlant du coup d’Etat du 6 août 2008 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Demande instamment aux Etats membres de l’UA et à la communauté
internationale dans son ensemble de considérer comme illégitimes et illégales
toutes les actions et initiatives des auteurs du coup d’Etat destinées à faire
échec a la restauration de l’ordre constitutionnel :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Se félicite des résultats des réunions de consultations et de
coordination sur la situation en Mauritanie, organisées à l’initiative de la
Commission, entre l’Union africaine, la Ligue des Etats arabes, l’Organisation
des Nations unies, l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Union
européenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, le Conseil demande à l’ensemble des partenaires de l’UA, y
compris le Conseil de sécurité des Nations unies, l’Union européenne, la Ligue
des Etats arabes et la Francophonie, de continuer à apporter leur appui total
aux efforts qu’elle déploie en vue du retour à la légalité et d’une sortie de
crise conforme à la Constitution mauritanienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cet égard, le Conseil encourage le Président de la Commission à poursuivre
les consultations avec l’ensemble des partenaires concernés, pour examiner avec
eux les actions à entreprendre en vue du renforcement de la contribution de la
communauté internationale à une sortie de crise en Mauritanie bénéficiant du
soutien de toutes les parties et qui soit conforme à la Constitution du
pays ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Décide de rester saisi de la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AFRICAN UNION&lt;br /&gt;
UNION AFRICAINE&lt;br /&gt;
UNIÃO AFRICANA&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Site web : http://www.africa-union.org&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/09/25/ACTU-%3A-Communique-de-la-151eme-Reunion-du-Conseil-de-paix-et-de-securite-sur-la-Mauritanie#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>NOTE : Georgia, la punta del iceberg</title>
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    <pubDate>Wed, 17 Sep 2008 15:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Marielle BERNARD</category>    
    <description>&lt;p&gt;Marielle BERNARD&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situación actual en las relaciones entre Rusia y los paises occidentales
no estan a lo mejor. El reconocimiento de las dos regiones de Abjasia y de
Osetia del Sur por el gobierno ruso explica en parte la razón. Pero no es la
única. Otras razones pueden ser evocadas.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Una de la màs importante es la configuración que empieza de caracterizar la
seguridad y la defensia alrededor de Rusia. Hacen muchos años que la tendencia
de una &amp;quot;Otanisacion&amp;quot; de Europa se propaga. Numerosos paises aspiran a entrar en
la Organisación Norte Atlantica. Evidentemente, la Georgia forma parte de &amp;quot;
esos &amp;quot;candidatos. Ahora, es un interlocutor privilegiado. La hemorragia empieza
a ser grande por Rusia. Perdió muchos de sus aliados del antiguo bloque
comunista con la entrada en 2004 de los tres Países Bálticos la Estonia,
Letonia, Lituania y también de paises como Slovenia, Bulgaria, Romania,
Slovakia. Pero es la segunda vez que la hemorragia se manifesta. La primera fue
en 1999 con la entrada de la Polonia, la Hungría y la Républica Checa. Por fin,
es necesario de notar que muchos paises que forman parte del URSS, son ahora
partenarios privilegiados del OTAN. La necessitad de estar en la Organisación
se explica por el medio del espectro soviético. Los Estados piensan que ser
miembro del OTAN los protegerán de todas tentativas de influencia y de invasión
de la Rusia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eso explica porque la Rusia reaccionó con tan solicitud a la secesión de la
Abjasia e de la Osetia del Sur. No quiere ver su país. completamente
encarcelado sin possibilidad de establecer una verdadera política exterior.
Quiere pesar sobre la seguridad y la defensia de sus interéses fuera de sus
fronteras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No hay que olvidar que la Rusia tiene que vivir con dos países vecinos, que
estan ahora ocupados por las coaliciónes occidentales. En Irak, la presencia de
la coalición dirigida por los Estados Unidos desde 2003 parece deber quedarse
por los diez proximos años al menos. Es una condición indispensable si quieren
obtener el establicimiento de la democracia y de la paz. En Afganistán, la
Organización Norte Atlantica tiene dificultades para establecer una seguridad
minima, corolario indispensable para la estabilidad del país.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La inquietud de Rusia de la &amp;quot;Otanisación&amp;quot; de sus fronteras se explica en la
evolución importante de las misiónes de la Organización desde la fin de la
Guerra fría. Al principio, el Otan fue creado para proteger los países del
bloque occidental contra toda tentativa de invasión soviética. Pero, sus
actividades se extendían solo a sus miembros. Despues de 1990, el Otan actuó en
varios países que no forman parte de su Organización. Hay que pensar a su
intervención en Bosnia Herzegovina y en Kosovo a fin de los años 1990. Su
visión se ha extendido para actuar fuera de Europa, por ejemplo con sus
intervenciónes en Afghaistan y en el Sudán en el Darfur. No solo trabaja por la
seguridad del Europa pero también por más estabilidad y paz en el mundo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Rusia entonces se inquieta de volverse aislado de sus antiguos
partenarios, y de toda possibilidad de pesar sobre las grandes apuestas
actuales relativas a la seguridad en el mundo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Otra razón puede justificar la reacción de la Rusia. Es el síndrome del
Kosovo. La historia empieza en 1999 con la intervención del OTAN para parar el
masacre de los albanéses por los serbios. La fin de la guerra civil ha visto el
establicemiento de una fuerza de la ONU, la KFOR para mantener la paz en la
región. Diez años después el Kosovo gana su independancia provocando el
descontento de la Serbia. La independancia fue sostenida por la Unión
Europea.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Rusia rechazó de otorgar su reconocimiento del Kosovo como un Estado
independiente. Por la Rusia, la hora de tomar su revancha empiezo. Con su
reacción en frente de la secessión de la Abjasia e de la Osetia del Sur, Rusia
mostra a las otros poderes que puede pesar sobre la estabilidad de la región, y
que los occidentales no deben pensar que son los únicos poderes a actuar en el
mundo. Dmitri Medvedev quiere que los occidentales entienden que no son solos
ellos que deciden de quien puede estar independiente y de quien no lo puede. Es
decir que la Rusia, poder economico en auge, se prepara a jugar un papel de
primer plano en las relaciones internacionales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La última razon que puede explicar el comportamiento de la Rusia es la
importancia de los Estados del Cáucaso del Sur. Durante tres siglos, la Rusia
ha conquistado esta región. Entonces, se necessita para los dirigentes rusos de
mantener la Georgia en el regazo de la influencia rusia. Como lo escribe Gaïdz
Minassian en un articulo del mundo &amp;quot;El Cáucaso revuelto por la guerra&amp;quot; del 1 de
septiembre de 2008 : &amp;quot;Para los estrategas rusos, controlar Georgia, es
dominar la región ... Estratégicamente, controlar el Cáucaso del sur, es
abrirse sobre el Oriente Próximo y el Irán... Moscú rechaza toda emergencia del
Cáucaso del sur como polo de estabilidad cuyas perspectivas pueden oponer sus
relaciones con el Irán&amp;quot;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>ANALYSE : Opportunisme stratégique et nucléaire en Corée du Nord</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/09/06/ANALYSE-%3A-Opportunisme-strategique-et-nucleaire-en-Coree-du-nord</link>
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    <pubDate>Sun, 07 Sep 2008 01:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Alexis BACONNET</category>    
    <description>&lt;p&gt;Alexis BACONNET&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avancer de deux pas mais ne reculer que d’un seul. Tel est le credo
stratégique en matière d’acquisition et de développement de la technologie
nucléaire que la Corée du Nord semble une fois de plus avoir mis en
application. En effet, jusqu’alors en cours de désarmement nucléaire, Pyongyang
a fait savoir, le 26 août 2008, qu’il avait stoppé le démantèlement de ses
installations (1).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L’effondrement de la Corée du Nord est souvent en débat et les théories
quant aux origines qu’aurait un tel événement oscillent de l’effondrement de
l’économie à celui de l’Etat, en passant par celui du régime. Quoi qu’il en
soit, la position nord-coréenne se radicalise périodiquement autour de la
question du nucléaire au gré de la sismographie des relations
internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une première crise était née, le 10 janvier 2003, avec l’annonce par la
Corée du Nord de son retrait du Traité de Non Prolifération. Puis le 10 février
2005, cette crise s’était accentuée par la déclaration de la possession d’armes
nucléaires et le retrait des négociations multilatérales. Il fallut attendre le
19 septembre 2005 pour que la situation se dénoue avec la rentrée de Pyongyang
dans le cadre du traité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxième crise avait pris corps le 9 octobre 2006, lorsque Pyongyang
avait prétendu procéder à un essai nucléaire souterrain. Cependant, la véracité
de cet essai fut rapidement contestée, notamment par la France (il aurait
s’agit d’un essai nucléaire raté, voire d’une explosion non nucléaire).
Néanmoins, une telle menace fut prise au sérieux, car considérée comme
potentiellement crédible eu égard aux motivations nord-coréennes ainsi qu’à
l’ancienneté de son programme de recherche nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après s’être approché une fois de plus du bord du gouffre, Pyongyang avait
cédé aux pressions internationales en acceptant de signer, le 13 février 2007,
un accord monnayant la désactivation de son programme nucléaire en l’échange de
fioul, d’électricité et du retrait du pays de la liste des Etats terroristes
établie par Washington.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Née de la concurrence entre les deux supergrands au soir de la Seconde
Guerre mondiale, la Corée du Nord abrite le dernier régime à caractère
stalinien de la planète. Son identité politique et stratégique a été à la fois
façonnée par les impératifs de la Guerre froide, endurcie par la violence de la
guerre de Corée et pérennisée par l’exercice d’un totalitarisme d’obédience
communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant néanmoins survécu à la fin de la bipolarité en 1991 comme au décès de
son fondateur Kim Il Sung en 1994, il est aujourd’hui un rogue state (ou Etat
paria menaçant la paix mondiale selon la terminologie de Washington)
mondialement impliqué dans la criminalité et les menaces stratégiques
(prolifération nucléaire, trafic d’armes, blanchiment d’argent, aide aux
terrorismes…) et régionalement menaçant (vis-à-vis notamment de la Corée du Sud
et du Japon). A l’intérieur de ses frontières, un régime paranoïaque,
omniprésent et orwellien, broie les individus, abrite des camps de travaux
forcés et des installations militaires souterraines gigantesques, et détenait
encore il y a peu des prisonniers occidentaux de la guerre de Corée (terminée
en 1953) (2), ainsi que des citoyens japonais kidnappés il y a une trentaine
d’années afin de former des espions nord-coréens à la connaissance de la langue
et de la culture nippones (3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers ses tentatives de détenir un arsenal nucléaire, la Corée du Nord
cherche à acquérir une existence stratégique propre, hors de toute tutelle. A
l’image de l’Iran, elle a parfaitement saisi que la détention d’armes
nucléaires était le seul moyen de se préserver de toute ingérence militaire
dans ses affaires et sur son territoire. Pour ce faire, Pyongyang profite
habilement des fenêtres stratégiques offertes par les crises ayant cours sur
l’échiquier international, attendant que l’attention et les moyens de l’unique
superpuissance américaine soient fixés sur une question et un espace
donnés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2006, Pyongyang avait joué sur l’enlisement américain en Irak
afin de quitter la table des négociations et de resurgir en force dans la
course à l’investiture au titre de puissance nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort de leur expérience en matière de chantage, les Nord-coréens ont menacé,
le 26 août 2008, de relancer leur programme nucléaire si les Etats-Unis ne
retiraient pas leur pays de la liste des Etats soutenant le terrorisme. Avec
l’arrêt de son désarmement nucléaire, la Corée du Nord profite de la nouvelle
opportunité créée par la crise géorgienne opposant l’Occident à la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette décision répond, entre autres, à l’exigence américaine portant sur la
mise en place d’inspections surprises des sites – ce que Pyongyang refuse –,
ainsi que sur le fait que les Etats-Unis n’ont toujours pas retiré la Corée du
Nord de la liste des Etats soutenant le terrorisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme en 2006, le but est évidemment de tenter d’acquérir la puissance
nucléaire – et à défaut de faire progresser son savoir-faire technologique par
bond à chaque crise –, mais aussi peut-être d’opérer un chantage lui permettant
de monnayer des denrées énergétiques. En somme, sa pratique diplomatique
consiste à reprendre d’une main ce qu’elle a donné de l’autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, à l’ère des interventions militaires unilatérales des
grandes puissances, l’acquisition par la Corée du Nord d’un armement nucléaire
vise à sanctuariser son espace national en interdisant tout bombardement
stratégique ou intervention, et donc à pérenniser son régime.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;(1) Il semble que la décision de suspendre le démantèlement des
installations nucléaires ait été prise le 14 août, « La Corée du Nord
stoppe son désarmement nucléaire », Le Figaro, 27 août 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) « Trente soldats sud-coréens toujours prisonniers du régime de
Pyongyang », Le Monde, 13 octobre 1998 ; « Des occidentaux dans le
goulag de Pyongyang », Le Monde, 24 octobre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) Sur les 13 japonais que la Corée du Nord a reconnu avoir kidnappé, cinq
ont été libérés en 2002. Les autres seraient décédés. Mais le Japon affirme que
ce sont 17 de ces citoyens qui ont été kidnappé.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : La Russie reconnaît l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/08/31/ACTU-%3A-La-Russie-reconnait-lindependance-de-lOssetie-du-Sud-et-de-lAbkhazie</link>
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    <pubDate>Sun, 31 Aug 2008 09:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 août, la Russie a reconnu l'indépendance des deux républiques
séparatistes de Géorgie, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, dans un nouveau défi
aux Occidentaux qui ont dénoncé une mesure &amp;quot;irresponsable&amp;quot;, tandis que Tbilissi
accusait Moscou de vouloir &amp;quot;changer les frontières par la force&amp;quot;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&amp;quot;J'ai signé les décrets sur la reconnaissance par la Russie de
l'indépendance de l'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. La Russie appelle les autres
Etats à suivre son exemple&amp;quot;, a annoncé le président russe Dmitri Medvedev dans
une déclaration solennelle à la télévision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moscou trace ainsi ses nouvelles lignes face à un Occident qui n'a pas tenu
compte ces dernières années de ses critiques ni de ses désaccords sur la guerre
en Irak ou l'élargissement de l'alliance atlantique. La décision de Moscou
intervient en particulier six mois après l'indépendance du Kosovo, qui avait
été aussitôt reconnue par les Occidentaux au grand dam de la Russie, et moins
de 20 jours après l'offensive manquée des Géorgiens pour reprendre le contrôle
de l'Ossétie du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Tbilissi a fait son choix dans la nuit du 7 au 8 août (en lançant
l'offensive). Saakachvili a choisi le génocide pour atteindre ses objectifs
politiques. Il a ainsi fait une croix sur tous les espoirs de cohabitation
pacifique des Ossètes, Abkhazes et Géorgiens dans un même Etat&amp;quot;, a martelé M.
Medvedev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'unisson des Occidentaux, le président George W. Bush, allié numéro un de
Tbilissi face à Moscou, a &amp;quot;condamné&amp;quot; la décision russe et appelé le Kremlin à
&amp;quot;reconsidérer cette décision irresponsable&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, a fustigé la Russie, affirmant
que cette reconnaissance était &amp;quot;la première tentative depuis la Deuxième Guerre
mondiale de changer les frontières de l'Europe par la force&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Géorgie va lutter &amp;quot;pacifiquement&amp;quot; contre le &amp;quot;mal&amp;quot; pour rétablir son
intégrité territoriale, a-t-il assuré, tout en appelant à accélérer l'entrée de
son pays dans l'Otan et l'Union européenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Responsables européens et internationaux, dont le secrétaire général de
l'ONU, Ban Ki-moon, ont aussitôt exprimé des craintes que cette reconnaissance
n'ait des répercussions sur la sécurité et la stabilité dans le Caucase.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, M. Medvedev a déclaré &amp;quot;n'avoir peur de rien&amp;quot;, y compris d'une
nouvelle &amp;quot;guerre froide&amp;quot; avec l'Occident, tout en assurant ne pas la souhaiter
tandis que le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, écartait le risque
d'un isolement de la Russie. La Russie dame de la sorte le pion à une Géorgie
qui a été la première à quitter le giron soviétique et a initié le mouvement
d'une révolution démocratique qui s'est ensuite propagé en Ukraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette crise pose de sérieuses interrogations. Dans ce nouveau jeu de
pouvoir, jusqu’où ira Moscou et va-t-il vouloir pousser encore son
avantage ? Jusqu'à quel point les Russes sont-ils prêts à aller dans leur
confrontation avec les Américains ? L'Europe sera-t-elle reconnue à
l'occasion des négociations à venir comme un nouveau partenaire ou simplement
instrumentalisée ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ANALYSE : La Géorgie comme point d'impact de la tectonique géopolitique</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/08/24/ANALYSE-%3A-La-Georgie-comme-point-d-impact-de-la-tectonique-geopolitique</link>
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    <pubDate>Mon, 25 Aug 2008 01:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Alexis BACONNET</category>    
    <description>&lt;p&gt;Alexis BACONNET&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Géorgie est actuellement le théâtre d’un conflit armé opposant l’État
géorgien aux provinces séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, soutenues
directement par l’armée et la diplomatie russes. Dans ce petit État d’environ 5
millions d’habitants pour 70 000 km2, où les minorités représentent en tout 30%
de la population (dont 3% d’Ossètes et 7% d’Abkhazes), s’affrontent des forces
se réclamant de l’appartenance à l’espace russe post-soviétique d’une part ou
revendiquant l’indépendance nationale, peut-être au sein de l’ensemble
occidental, d’autre part.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Seule entité politique démocratique et pro-occidentale de la région, la
Géorgie se trouve située au cœur de la complexité caucasienne, et constitue un
nœud de contact entre les espaces slave, ottoman et perse. Signe de diversité,
les langues géorgienne et abkhaze appartiennent au monde caucasien et la langue
ossète appartient au monde indo-iranien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que certains prétendent que la sécession ossète a été fomentée par la
Russie afin de permettre une intervention militaire en Géorgie , dans le but de
contrer l’influence américaine au sein du pays ainsi que le projet
d’intégration dans l’OTAN, force est de reconnaître que cette intervention de
Moscou s’inscrit dans la logique du précédent créé par l’attaque américaine de
mars 2003 en Irak. Bien que la guerre soit hors la loi depuis 1945, l’ONU
demeure désarmée face aux actions d’une puissance, a fortiori lorsque celle-ci
appartient au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Quoi qu’il en soit, il
semble que Tbilissi ait péché par naïveté en envoyant son armée en Ossétie du
Sud, une situation qui n’est pas sans rappeler l’invasion argentine des
Malouines en 1982.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le choc militaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 7 août dernier, la Géorgie a en effet lancé une offensive en
Ossétie du Sud. Cette province géorgienne est accusée d’avoir rompu le
cessez-le-feu de 1992 et tenté de faire sécession. Parallèlement, Moscou a
envoyé ses troupes dans ce qu’il nomme une « opération de paix » afin
de faire respecter les accords de 1992. Cette intervention a pu être rapidement
exécutée en raison d’une forte présence militaire russe, depuis le 15 juillet,
dans le cadre de la programmation de manœuvres antiterroristes dans le Caucase
– l’armée russe dispose par ailleurs, de manière permanente, d’un QG à
Vladikavkaz (Ossétie du Nord), ainsi que d’une base à Gudauta (Abkhazie).
Cependant la responsabilité première dans l’ouverture des hostilités n’est pas
encore clairement établie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, la Russie est sommée de retirer ses troupes par la médiation
diplomatique française ainsi que par les Etats-Unis. Mais, pendant que l’armée
russe empêche le rétablissement de l’autorité géorgienne sur l’Ossétie, les
miliciens ossètes procèdent à une expulsion des civils géorgiens demeurés en
Ossétie du Sud, dans le but d’homogénéiser la population de ces territoires. Le
14 août, Moscou a reconnu qu’il soutiendrait les séparatismes ossète et
abkhaze.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’antagonisme géopolitique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moscou reproche à la Géorgie de tenter d’intégrer l’OTAN (réexamen du
dossier géorgien prévu en décembre 2008). En tant qu’organisation de sécurité,
l’OTAN constitue en effet la voie royale pour entrer au sein de l’ensemble
occidental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assiste donc à un choc entre les Etats-Unis (fer de lance de l’Occident)
et la Russie qui n’a pu se résoudre à faire le deuil de la puissance perdue
après 1991. Ces mouvements géopolitiques s’illustrent particulièrement en
Géorgie, au coeur de l’espace caucasien, véritable sas de communication entre
la Russie et le Moyen-Orient. Moscou ne peut se résoudre en effet à perdre cet
espace tombé sous son influence à la fin du XIXe siècle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l’opposé, à travers le régime géorgien de Mikheil Saakachvili, Washington
avait tenté de fixer un ancrage supplémentaire (avec Israël de manière avérée,
l’Arabie Saoudite de manière incertaine et l’Irak de manière ratée) à sa
tentative de contrôle d’un Grand Moyen-Orient. Se sont donc succédés en
Géorgie, à l’instigation des Etats-Unis, le Georgia Train and Equip Program
(2002-2004) ainsi que le Georgia Sustainment and Stability Operations Program
(2005-2007). Ces deux programmes d’entraînement, de mise à niveau et
d’ouverture aux standards militaires américains ont également pour but
d’asseoir la puissance des Etats-Unis dans la région et de sécuriser le transit
énergétique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En réponse, Moscou a développé sa stratégie sur l’échiquier caucasien
qu’elle refuse de voir sortir de sa sphère d’influence. Cette stratégie s’est
concrétisée par l’envoi « musclé » de troupes en Géorgie participant
à une certaine démonstration de puissance – l’usage de bombardiers stratégiques
Tupolev-22 , démesuré pour un tel conflit, est ici significatif. Mais pour
Condoleeza Rice, chef de la diplomatie américaine, l’intervention militaire de
la Russie en Géorgie n’a fait que renforcer la détermination de ses voisins à
chercher la protection des Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet d’intégration de la Géorgie au sein de l’Occident via l’OTAN a
sans doute été interprété par Moscou comme une menace sérieuse s’ajoutant aux
rapprochements des Etats-Unis avec l’Ukraine et la Pologne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant même le conflit de ce mois d’août 2008, les cercles conservateurs
américains envisageaient trois scénarios quant à l’avenir des pays cherchant à
s’émanciper de la tutelle géopolitique de Moscou : soit intégrer au plus
vite des pays de la zone OTAN, par exemple l’Ukraine et la Géorgie, soit
laisser l’initiative à l’Union Européenne, soit participer à des élargissements
conjoints de l’OTAN et de l’UE aux pays riverains de la mer Noire qui n’en sont
pas déjà membres. On voit nettement que, dans tous les cas, le projet américain
est d’intégrer la Géorgie à l’ensemble occidental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les enjeux territoriaux et nationaux russes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au temps de l’URSS, les nationalismes ethniques ont été instrumentalisés
dans la logique de diviser pour régner. L’Union avait élaboré une politique des
nationalités multiples derrière une citoyenneté unique, et encourageait la
stimulation des nationalismes propres à chaque contrée ainsi que la compétition
ethnique. De ce fait, ces nationalismes qui s’opposaient et divisaient les
peuples se maintenaient dans une impuissance mutuelle face à la tutelle
russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la fin de l’URSS, la Géorgie acquiert son indépendance, de facto en
avril 1991 et de jure en décembre 1991. Quant à l’Ossétie du Sud, elle proclame
son indépendance en septembre 1990. Une guerre civile entre Ossètes du Sud et
Géorgiens éclate en décembre 1990 et Tbilissi envoie ses troupes en janvier
1991 en Ossétie du Sud, afin d’empêcher tout séparatisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En réponse, débute en avril 1991 l’intervention soviétique, intervention qui
mettra fin à la guerre en 1992. Dans la foulée, en décembre 1991, l’Ossétie du
Sud réclame la réunification des deux Osséties (du Nord et du Sud) et leur
rattachement à la Russie, sans succès. L’accord de paix du 24 juin 1992
instaure un cessez-le-feu et réaffirme l’intégrité territoriale de la Russie et
de la Géorgie. En août 1992, les troupes géorgiennes entrent en Abkhazie pour
endiguer les velléités séparatistes. Un cessez-le-feu est conclu en juillet
1993. La situation se stabilisera jusqu’en 2004, sans pour autant trouver de
solution, puis les tensions militaires reprendront en Ossétie du Sud. En 2006,
la Russie n’hésitera pas à expulser des milliers de Géorgiens moscovites en
réponse à l’expulsion de cinq officiers russes accusés d’espionnage par la
Géorgie. En effet, en janvier 2004, Mikheil Saakachvili a accédé au pouvoir et
s’est lancé dans une politique de réunification du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces crises a répétition relatives à l’unité géorgienne traduisent un
problème de fond des politiques géorgiens : derrière la concession de
l’autonomie à l’Abkhazie, l’Ossétie du Sud et l’Adjarie, Tbilissi demeure
incapable de penser les particularismes des minorités ethniques (Abkhazes,
Ossètes) ou religieuses (Adjars) de son pays et de leur accorder des statuts
particuliers. Celles-ci se tournent donc vers la Russie. Mais peut-on croire
que Moscou puisse mieux les servir à long terme, lorsque l’on songe à l’exemple
tchétchène ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu’il en soit, maintenir sous influence l’Ossétie du Sud et la Géorgie
permet aux Russes de bénéficier d’une tenaille géographique sur les
séparatismes caucasiens comme celui de la Tchétchénie et d’éviter la naissance
d’un précédent (l’affranchissement de la tutelle moscovite), qui pourrait
générer une réaction en chaîne, tant vis-à-vis d’autres régions séparatistes
que d’Etats limitrophes sous influence. On assiste là à une forme de phobie
d’une décolonisation russe – bien que continentale, l’expansion russe du XIXe
siècle n’en demeure pas moins une colonisation – mue aussi bien par l’orgueil
identitaire que par l’intérêt national. Paradoxalement, c’est le même mobile
qui anime la Géorgie et la Russie vis-à-vis de l’Ossétie du Sud et de
l’Abkhazie : la crainte d’un rétrécissement du territoire national. La
Russie craint de perdre par réaction en chaîne le Caucase, et la Géorgie craint
de perdre deux provinces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’autre part, la tutelle de Moscou sur le Caucase s’inscrit dans la
continuité des politiques étrangères tsariste, soviétique et russe. 1991 ne
marqua pas la fin de l’histoire mais juste la fin d’une parenthèse dans la
conduite de la realpolitik russe. Presque 20 années plus tard, le monde
découvre le grand retour de la Russie sur son espace tutélaire (Europe de
l’Est, Caucase, Asie centrale) et dans la politique internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tentative géorgienne de démocratisation et d’intégration à l’Occident
fait alors tristement écho à la tentative tchécoslovaque de démocratisation de
1968. Dans les deux cas, bien que pour des raisons différentes, Moscou ne
tolère pas une perte de contrôle sur son espace tutélaire. Enfin, à ce refus
d’élargissement de l’Occident et de perte d’influence autour de la question de
l’émancipation géorgienne, s’ajoute la « vengeance » de Moscou suite
à l’accession du Kosovo à l’indépendance, soutenue par l’Occident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce jour, l’incursion militaire russe, effectuée en profondeur dans le
territoire géorgien, semble avoir pour but de détruire au maximum le potentiel
militaire de Tbilissi. L’ambition russe paraît résider dans un renversement,
sinon une déstabilisation, de la Géorgie pro-occidentale de Mikheil
Saakachvili. Cette dernière à déjà annoncé son retrait de la CEI et ne cesse
d’en appeler à l’Occident. Mais la Russie est à ménager, puisque l’on peut
craindre qu’elle joue la carte iranienne contre l’Occident, si ce dernier
s’oppose trop à son action en Géorgie. Par exemple Israël, l'un des principaux
fournisseurs d’armes de Tbilissi, a d’ores et déjà réduit ses ventes par
crainte de représailles russes à travers la vente de systèmes de défense
antiaériens S-300 à l’Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les enjeux énergétiques&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la Géorgie abrite sur son territoire les pipe-lines
Bakou-Tbilissi-Ceyhan et Bakou-Soupsa ainsi que le gazoduc Nabucco
(Bakou-Erzurum) traversant tous trois le pays de part en part. Elle possède
également plusieurs ports sur la mer Noire (Soukhoumi, Poti, Soupsa, Koulevi et
Batoumi) très impliqués dans l’exportation du pétrole vers l’Occident. Or, la
Russie ne contrôle pas ces voies d’approvisionnement contrairement à celles du
reste du Nord Caucase (Bakou-Novorossiysk), et semble vouloir en prendre le
contrôle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son côté, l’OTAN projette d’étendre ses missions à la sécurisation des
routes énergétiques approvisionnant l’UE, ce qui pourrait, en dépit des
tendances européennes à l’antiaméricanisme, être une ambition souhaitable pour
ne pas tomber un peu plus sous le joug des pressions de la politique
énergétique russe comme l’a récemment connu l’Union Européenne. A moins que
l’Europe ne se dote rapidement d’une diplomatie forte et unifiée ainsi que d’un
véritable instrument militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme durant la guerre froide, les avancées de pièces sur les échiquiers
régionaux par une grande puissance ne peuvent être contrées directement et
localement par une autre grande puissance du fait de l’existence d’impératifs
mondiaux stratégiquement supérieurs. Le monde reprend son cours historique qui
consiste malheureusement en l’affrontement d’entités politiques à visées
impériales, voire d’empires. L’hégémonie de l’unique superpuissance américaine
post guerre froide, dont l’existence fut permise par une Europe en
construction, une Russie affaiblie et une Chine à la puissance alors
balbutiante, se termine. A l’aube d’une telle ère, quelle sera l’attitude de
l’ensemble occidental ? Contraction ou dilatation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1918 déjà, le dirigeant menchevik géorgien Noé Jordania avait tenté de
rapprocher la Géorgie de l’Europe, mais en 1921, celle-ci était retombée dans
le giron soviétique suite à une reconquête militaire par les bolcheviks. La
récente « épopée » occidentale de la Géorgie de Mikheil Saakachvili
contrée par la Russie de Dimitri Medvedev et Vladimir Poutine rejoue donc un
acte dont la première représentation fut donnée au début du siècle dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Copyright : © 2008 Alexis BACONNET. Tous droits
réservés.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mode officiel de citation : Alexis BACONNET, « La Géorgie
comme point d’impact de la tectonique géopolitique », &lt;em&gt;Multipol&lt;/em&gt;, août
2008, http://www.multipol.org.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
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  <item>
    <title>ANALYSE : Guerre asymétrique en Afghanistan, 10 soldats français tués dans une embuscade des Talibans</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/08/20/ANALYSE-%3A-Guerre-asymetrique-en-Afghanistan-10-soldats-francais-tues-dans-une-embuscade-des-Talibans</link>
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    <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 01:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Alexis BACONNET</category>    
    <description>&lt;p&gt;Alexis BACONNET&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 19 août 2008, des soldats français étaient en opération pour tenter de
déloger les talibans dans la vallée de Saroubi, à environ 50 kilomètres à l’Est
de Kaboul, lorsque leur convoi de blindés est tombé dans une embuscade. Les
combats ont entraîné la mort de 10 soldats français, ainsi que 21 blessés (1).
L’embuscade, perpétrée dans une zone d’insécurité sérieuse à l’Est de Kaboul,
aurait été menée à l’aide de mines et de roquettes par une centaine d’insurgés
lors d’une patrouille de reconnaissance. Il s’agit de la plus grosse perte de
soldats en opération enregistrée par la France depuis l’attentat de l’immeuble
du Drakkar en 1983, au Liban.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les forces françaises, présentes en Afghanistan depuis 2002, comptent 3000
hommes. Au sein de ces troupes principalement basées à Kaboul – passée sous
commandement français depuis le 5 août 2008 – une minorité de soldats (forces
spéciales) sont affectés dans le Sud et l’Est du pays pour la traque des
éléments liés à Al Qaida et quelques autres sont détachés pour la formation de
l’Armée Nationale Afghane, tandis que la majorité des troupes sont affectées à
la mission de stabilisation de l’Afghanistan à travers l’International Security
Assistance Force (ISAF). L’ISAF regroupe quelques 70 000 hommes, en majorité
américains et britanniques. Au total, ce sont 24 militaires français qui ont
été tué en Afghanistan depuis le début de l’intervention française.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afghanistan, l’ISAF est confrontée à une guerre asymétrique, c’est-à-dire
un conflit armé opposant deux adversaires de taille et de puissance totalement
opposées. Ce grand différentiel de puissance conduit le faible à user de
méthodes de combats relevant de la guérilla en jouant sur la surprise, le
harcèlement et la démoralisation des troupes adverses. Face à de telles
tactiques et stratégies, le fort dispose de l’outil que constitue la
contre-insurrection. Cette dernière méthode consiste à saper l’appui que trouve
le faible au sein de la population par le démantèlement de l’organisation des
insurgés ainsi que par l’action économique et sociale, pour ensuite
s’approprier cet appui, ce tout en poursuivant des actions purement
militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’enjeu d’une telle forme de guerre réside dans la population, dont il faut
absolument gagner le soutien. Le risque est cependant de perdre le soutien de
cette même population par la lenteur du développement socio-économique, voire
de générer son hostilité par la perpétration de dommages collatéraux. Ces
dommages peuvent être le fait direct de l’ISAF (bombardements ratés), le fait
indirect de l’ISAF instrumentalisé par les insurgés (aiguillage contre la
population d’une riposte à une attaque par repli des insurgés au sein de cette
même population) ou encore le fait de dommages collatéraux ou d’exactions des
insurgés. Or, l’ennemi taliban, fondu dans la population et adoptant une
apparence civile est à la fois autonome et difficile à déceler. Son
« mordant », assuré par la relève d’une nouvelle génération de Talibans,
est intact. Dans tous les cas, le danger est que les civils risquent soit
d’être soumis aux Talibans par la terreur, soit d’arriver au raisonnement selon
lequel les morts sont le fait, direct ou indirect, de la présence des
étrangers, et par voie de conséquence qu’il est nécessaire de rejeter
l’ISAF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la guerre en Afghanistan soulève le problème de l’organisation
sociale belliqueuse des Pachtounes, principale ethnie composant les talibans
qui se nourrit de la guerre et au regard de laquelle il est difficile de croire
à une paix prochaine, même à long terme. Par ailleurs, l’Afghanistan reprend le
rôle jusqu’alors joué par l’Irak, à savoir celui de laboratoire d’essai et de
camp d’entraînement géant pour djihadistes internationaux. Vient alors la
question sur les possibilités de gagner cette guerre. Deux problèmes se
posent : la stabilisation de l’Afghanistan et la traque des cerveaux d’Al
Qaida. Or, les critiques soulignent qu’il est probable que les Pachtounes ne
cessent jamais la guerre et que Ben Laden demeure toujours insaisissable.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;(1) Lire notamment : « &lt;a href=&quot;http://www.leparisien.fr/international/10-soldats-francais-tues-en-afghanistan-19-08-2008-155087.php&quot;&gt;10
soldats français tués en Afghanistan&lt;/a&gt; », &lt;em&gt;Le Parisien&lt;/em&gt;, 19 août
2008.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/08/20/ANALYSE-%3A-Guerre-asymetrique-en-Afghanistan-10-soldats-francais-tues-dans-une-embuscade-des-Talibans#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>NOTE : 20 août 1968-20 août 2008, les 40 ans du deuxième coup de Prague</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/08/18/NOTE-%3A-20-aout-1968-20-aout-2008-les-40-ans-du-deuxieme-coup-de-Prague</link>
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    <pubDate>Wed, 20 Aug 2008 01:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Alexis BACONNET</category>    
    <description>&lt;p&gt;Alexis BACONNET&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a 40 ans, les 20 et 21 août 1968, avait lieu le deuxième coup de
Prague. L’année 1968, au sein du système international bipolaire, jouait le
dernier acte du passage de la coexistence pacifique (1955-1968) à la détente
(1969-1979). Un dialogue Est-Ouest était établi, le monde se décrispait, mais
les évènements en République Socialiste de Tchécoslovaquie allaient illustrer
les limites de cet assouplissement.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Par le premier coup de Prague, le parti communiste tchécoslovaque s’était
emparé du pouvoir le 25 février 1948. S’en étaient suivies 20 années d’une
« démocratie » populaire inféodée à Moscou au sein de l’URSS.
Cependant, l’année 1968 allait être marquée par une tentative d’ouverture du
régime lors du Printemps de Prague, le 15 avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet événement, à l’instigation des éléments réformistes de la direction
communiste de l’État – notamment le Premier secrétaire du PC tchécoslovaque
Alexandre Dubcek (1921-1992), élu en janvier 1968 – visait à une acquisition de
l’autonomie nationale (tout en demeurant fidèle à Moscou), une séparation du
parti et de l’État, une réforme de l’économie, une fédéralisation de la
Tchécoslovaquie, une généralisation du vote secret, la fin de l’emprisonnement
des intellectuels, l’assouplissement de la position du régime vis-à-vis de
l’Eglise, la fin de la censure… Dans cette action, les réformistes étaient
soutenus par les étudiants et les milieux intellectuels. Mais ces mesures
n’allaient pas manquer de contrarier Moscou, qui craignait que cela soit le
coup d’envoi d’une vague de réformes au sein de l’URSS, risquant d’affaiblir le
pouvoir des régimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès lors, dans la nuit du 20 au 21 août, 300 000 hommes des troupes du Pacte
de Varsovie – présentes dans le pays depuis juin en raison de la programmation
de manœuvres militaires – intervinrent en Tchécoslovaquie en application de la
doctrine Brejnev (coopération obligatoire en vue du maintien de l’ordre
communiste). Détail important, la Roumanie refusa d’y participer et reprocha
même à Moscou de s’y être engagé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement Dubcek renonça à la résistance militaire. Dubcek fut arrêté
et emprisonné. Mais le problème posé par la résistance passive de la population
(manifestations, escamotage des panneaux de signalisation, attaques par
dérision dans la presse…) à l’occupation soviétique contraignit l’URSS à
remettre au pouvoir, le 26 août, les dirigeants arrêtés. Dubcek fut démis de
son poste de Premier secrétaire en 1969. La « normalisation » forcée
sous l’égide de Moscou allait cependant mettre un terme à tous les projets de
réformes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Printemps de Prague suscita une grande vague d’espérance à l’Est, mais
aussi à l’Ouest. Cependant, le deuxième coup de Prague marqua les limites des
possibilités et des volontés de réformes à l’Est. Plus tard, la chute du mur de
Berlin, ainsi que les prémices de l’implosion de l’URSS, permirent la
Révolution de velours de 1989 à Prague, ouvrant le pays à la démocratie.
Aujourd’hui, la crise russo-géorgienne autour de la question de l’Ossétie du
Sud fait tristement écho au coup de Prague. Cette crise met en évidence la
constante géopolitique, par laquelle Moscou demeure adepte de l’ingérence
« musclée » dans ce qu’elle considère être son espace tutélaire.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/08/18/NOTE-%3A-20-aout-1968-20-aout-2008-les-40-ans-du-deuxieme-coup-de-Prague#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Géorgie : le ton monte au Conseil de sécurité entre Washington et Moscou</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/08/11/ACTU-%3A-Georgie-%3A-le-ton-monte-au-Conseil-de-securite-entre-Washington-et-Moscou</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 09:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tensions en Ossétie du Sud et dans une autre région séparatiste
géorgienne, l'Abkhazie, toutes deux soutenues par Moscou, se sont aggravées ces
derniers mois, sur fond de rivalités russo-géorgiennes pour le contrôle de la
région. Les Ossètes du Sud, qui ont proclamé leur indépendance en 1992 après la
chute de l'URSS, aspirent à rejoindre la Fédération de Russie dont fait partie
l'Ossétie du Nord. Dans la journée du 7 août, des affrontements de grande
envergure ont tué deux soldats géorgiens et en ont blessé grièvement trois
autres, selon le conseil national de sécurité géorgien.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Pourtant, à la nuit tombée, le calme semblait être revenu. Géorgie et
Ossétie du Sud s’étaient mises d'accord sur un cessez-le feu jusqu'à une
rencontre de leurs représentants, prévue le lendemain. Le cessez-le-feu n’est
pourtant observé que durant quelques heures des deux côtés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 8 août, l'armée géorgienne, qui accuse les séparatistes
ossètes d'avoir rompu le cessez-le-feu, lance une vaste offensive terrestre et
aérienne contre l'Ossétie du Sud, expliquant vouloir &amp;quot;établir l'ordre
constitutionnel dans l'ensemble de la région&amp;quot;. De violents combats ont lieu aux
abords de la capitale, Tskhinvali, ainsi que des bombardements et des tirs de
mortier en provenance de villages géorgiens. La Géorgie accuse la Russie
d'avoir largué des bombes sur son territoire, près de la frontière ossète. Dans
une allocution télévisée, le président Mikhaïl Saakachvili a affirmé que la
majorité du territoire de la province a été &amp;quot;libérée&amp;quot; et se trouve sous
contrôle géorgien, et a &amp;quot;exigé&amp;quot; de la Russie qu'elle &amp;quot;arrête les bombardements&amp;quot;
de villes géorgiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis Pékin, où il assiste à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques,
Vladimir Poutine a promis des &amp;quot;mesures de rétorsion&amp;quot; contre les Géorgiens, qui
&amp;quot;ont de facto lancé les hostilités en utilisant des chars et de l'artillerie&amp;quot;.
Le président russe Dmitri Medvedev a averti que son pays ne laissera pas
&amp;quot;impunie&amp;quot; la mort de ses &amp;quot;compatriotes&amp;quot; en Ossétie du Sud, la plupart des 700
000 Ossètes ayant en effet des passeports russes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des blindés russes, ainsi que des &amp;quot;volontaires&amp;quot; en provenance de la
république russe d'Ossétie du Nord, sont entrés à la mi-journée du 8 août en
Ossétie du Sud, et ont gagné Tskhinvali, qui a été &amp;quot;presque entièrement
détruite&amp;quot; par les bombardements géorgiens, selon un commandant des forces de
paix russes sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le président ossète a affirmé que des centaines d'habitants de
Tskhinvali ont été tués, avant de parler de 1 400 morts, le ministre des
affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a dénoncé pour sa part des &amp;quot;scènes
de nettoyage ethnique&amp;quot; en Ossétie du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En visite surprise en Ossétie du Nord le 9 août, le premier ministre
Vladimir Poutine a déclaré &amp;quot;légitimes&amp;quot; les opérations de Moscou en Ossétie du
Sud, et sommé Tbilissi de cesser son &amp;quot;agression&amp;quot; et son &amp;quot;génocide&amp;quot;. Moscou
accuse l'Ukraine d'avoir encouragé la Géorgie à opérer un nettoyage ethnique en
Ossétie, dénonçant une entente entre les deux ex-républiques soviétiques qui
souhaitent rejoindre l'OTAN. L'ambassadeur de Russie en Ossétie a toutefois
refusé de parler &amp;quot;de guerre entre la Russie et la Géorgie&amp;quot;, mais a déconseillé
à Tbilissi d'en débuter une.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Réuni en urgence le 9 août à la demande de Moscou peu après le début de
l'offensive géorgienne, et tandis que Tbilissi lançait un appel à la communauté
internationale lui demandant de stopper &amp;quot;une agression militaire directe&amp;quot; de la
Russie sur son territoire, le Conseil de sécurité de l'ONU, n’est pas parvenu à
un accord. Un texte de trois phrases dont une, appelant toutes les parties à
renoncer à l'usage de la force, a été jugé &amp;quot;inacceptable par la Géorgie&amp;quot;,
soutenue par les États-Unis et les Européens. Lors d’une nouvelle réunion du
Conseil de sécurité hier, l'ambassadeur de Géorgie à l'ONU, Irakli Alasania, a
de son côté plaidé pour une &amp;quot;intervention diplomatique et humanitaire
immédiate&amp;quot; des Nations unies afin de protéger son pays de &amp;quot;l'agression
russe&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Le problème, c'est qu'ils (les Géorgiens) disent toutes sortes de choses,
mais ce n'est pas ce qu'on constate sur le terrain&amp;quot;, a répliqué l'ambassadeur
russe, qui a réitéré les conditions pour que Moscou accepte un cessez-le-feu:
un retrait géorgien complet d'Ossétie du Sud et l'engagement de Tbilissi à
signer un accord indiquant qu'il &amp;quot;renonce à l'usage de la force&amp;quot;. L'Union
européenne, l'OTAN, le Conseil de l'Europe et l'OSCE, ainsi que la Turquie,
notamment, ont appelé la Russie et la Géorgie à un cessez-le-feu. Le président
polonais, Lech Kaczynski, a condamné toute ingérence dans les affaires internes
de la Géorgie, sans nommer la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont les États-Unis qui sont les plus virulents à critiquer Moscou.
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a ainsi appelé la Russie à
&amp;quot;respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie et à retirer ses troupes de
combat du sol géorgien&amp;quot;. Pour George Bush, les attaques russes &amp;quot;dans des
régions de Géorgie éloignées de la zone de conflit de l'Ossétie du Sud&amp;quot;,
constituent &amp;quot;une dangereuse escalade&amp;quot;. Il exhorte Moscou à &amp;quot;cesser
immédiatement ses bombardements&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sollicitée par la Pologne, la présidence française de l'UE a d’ores et déjà
annoncé qu'elle organisera en ce début de semaine un sommet extraordinaire des
ministres des affaires étrangères de l'UE sur la Géorgie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait à nouveau se réunir pour tenter de
se mettre d'accord sur un texte appelant à la fin du conflit. Un projet de
résolution, qui pourrait être présenté aux autres membres du Conseil
aujourd’hui ou demain, devrait reprendre les trois points du plan de sortie de
crise proposé par le ministre français des Affaires étrangères Bernard
Kouchner : l'arrêt immédiat des hostilités, le respect de l'intégrité
territoriale de la Géorgie et le rétablissement de la situation qui prévalait
antérieurement sur le terrain.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/08/11/ACTU-%3A-Georgie-%3A-le-ton-monte-au-Conseil-de-securite-entre-Washington-et-Moscou#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>NOTE : Le Darfour est-il trahi par la communauté internationale ?</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/08/08/Le-Darfour-est-il-trahi-par-la-communaute-internationale</link>
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    <pubDate>Sat, 09 Aug 2008 04:48:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Guest</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>William ASSANVO</category>    
    <description>&lt;p&gt;William ASSANVO&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de ces derniers jours qui ont notamment coïncidé avec le premier
anniversaire de la résolution 1769 du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant
le déploiement de la Mission conjointe ONU-UA au Darfour (UNAMID) et le
&lt;a href=&quot;http://unamid.unmissions.org/Default.aspx?tabid=36&amp;amp;ctl=Details&amp;amp;mid=376&amp;amp;ItemID=190&quot;&gt;
renouvellement&lt;/a&gt; de son mandat pour une année supplémentaire, avec la volonté
du Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) de poursuivre le Président
soudanais, Omar El-Bashir, pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de
guerre, et dans la perspective du début, le 8 août, des Jeux Olympiques de
Pékin (Chine) avec la volonté de profiter du fait que le pays organisateur,
réputé être l’un des principaux soutien du Soudan, au sein du Conseil de
sécurité de l'ONU notamment, soit au centre de l'actualité mondiale, le Darfour
est revenue en première place sur l’agenda international.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La mobilisation internationale que le drame humanitaire qui se déroule au
Darfour depuis 2003, avec la création de coalitions, d’organisations et de
mouvements citoyens dans plusieurs pays du monde (1), l’organisation de
campagnes de sensibilisation qui ont vu l’implication de stars internationales,
de nombreuses initiatives diplomatiques avec notamment la tenue de conférences
et rencontres internationales (en France et en Libye notamment) et la
nomination de deux médiateurs conjoints, l’un pour le compte de l’ONU, Jan
Eliasson, et l’autre pour celui de l’Union Africaine (UA), Salim Ahmed Salim, à
qui s’est récemment joint &lt;a href=&quot;http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=27219&amp;amp;Cr=darfur&amp;amp;Cr1=&quot;&gt;Djibril
Yipènè Bassolé&lt;/a&gt;, en qualité de médiateur conjoint ONU-UA, et l’établissement
de la Mission conjointe, ONU-UA, de maintien de la paix au Darfour, l’&lt;a href=&quot;http://www.un.org/depts/dpko/missions/unamid/&quot;&gt;UNAMID&lt;/a&gt;, attestait
semble-t-il d’un engagement sérieux et durable de la communauté
internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l’UNAMID, après de nombreuses difficultés (principalement techniques
et politiques), causées notamment par les obstacles posés par les autorités
Soudanaises et la nécessité de marchander sur les termes et les conditions de
son établissement, a pris le relai de la Mission de l’UA au Soudan (AMIS) en
janvier de cette année. Toutefois, il était clair dès le début qu’à elle seule,
l’établissement de cette mission de maintien de la paix ne pouvait stabiliser
la situation et qu'une solution politique entre les différents protagonistes
devant passer par des négociations de paix inclusives étaient plus que
nécessaire; domaine dans lequel peu d'avancées sont à noter jusqu’à
présent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en revenir à l’UNAMID, il semble que sa mise en œuvre traîne le pas,
rendant la situation sur le terrain, et pour la force et pour les populations
qu’elle est supposée protéger, encore plus incertaine et précaire. L’UNAMID
n’en est qu’à environ 40% de son déploiement avec, sur les 26.000 soldats,
policiers et personnels qui sont sensés la constituer, moins de 10.000
actuellement sur le terrain. Aussi, la force ne semble pas disposer des
équipements de transports devant lui assurer tout le soutien logistique et la
mobilité nécessaires. C’est notamment le cas de camions pour transporter le
matériel de la force de Port Soudan (sur les bords de la Mer Rouge, à l’Est du
soudan) à la région du Darfour (à l’Ouest du Soudan), d’ingénieurs et d’unités
logistiques spécialisées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, alors que l’UNAMID manque encore de moyens aériens et notamment
d’hélicoptères (18 hélicoptères de transport et 4 hélicoptères tactiques) et
que les principaux pays qui pourraient en mettre à la disposition de la force
semblent pour le moment traîné les pieds, affirmant notamment pour certains ne
pas en disposer ou alors pour des raisons politiques que le rapport d'une
coalition d’ONGs récemment publié et intitulé &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://darfur.3cdn.net/b5b2056f1398299ffe_x9m6bt7cu.pdf&quot;&gt;Grounded. The
International Community’s Betrayal of UNAMID&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; évoque en mettant en
lumière ce qui peut s'assimiler à un manque de volonté politique de la part de
la communauté internationale et plus particulièrement de certains de ses
membres. Le rapport procède ainsi à un état des lieux de la disponibilité en
hélicoptères des pays de l’OTAN (organisation qui a déjà dans le passé apporté
un soutien logistique dans le cadre du déploiement des troupes de l’AMIS et une
assistance technique par le biais de formations apportées à certains personnels
de cette mission) et des principaux pays contributeurs en troupes et matériels
de l’ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On apprend ainsi qu'à la différence de la Belgique, du Canada, de l’Estonie,
de l’Islande et du Luxembourg qui ne disposent actuellement pas d’hélicoptères
répondant aux besoins et spécificités techniques exprimés par l’ONU (en termes
de capacité d’emport et de champ d’action), et de l’Allemagne, de la Norvège,
et du Royaume Uni qui ne disposent pas du tout d’appareils en surplus, la
Bulgarie, le Danemark, l’Espagne, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Inde,
l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, le Pakistan, la Pologne, le
Portugal, la République Tchèque, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et la
Turquie possèdent bien des appareils qui pourraient être mis à la disposition
de l’UNAMID. Et de conclure qu’actuellement l’Espagne, l’Inde, l’Italie, la
République Tchèque, la Roumanie et l’Ukraine étaient en position de fournir a
priori quatre fois le nombre des hélicoptères nécessaires à l'UNAMID.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le même ordre d’idées, dans un rapport publié le 28 juillet dernier et
intitulé &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.darfurconsortium.org/darfur_consortium_actions/reports/2008/Putting_People_First_UNAMID_report.pdf&quot;&gt;
Putting People First: The Protection Challenge Facing UNAMID in
Darfur&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, la coalition d’ONGs Darfur Consortium revient sur ce qu’elle
assimile a une faillite des leaders mondiaux à tenir les promesses et
engagements pris vis-à-vis des populations du Darfour à travers l'établissement
de l’UNAMID. Pour se faire, elle évalue l’efficacité de la force UNAMID au
cours des six mois qui ont suivi son déploiement en donnant la parole à des
Darfouriens, experts et travailleurs humanitaires. Il en ressort de son travail
un constat déjà évoqué et connu de tous: une force sous-équipée, mal formée,
manquant de personnel, avec pour résultat le fait que beaucoup de Darfouriens
ne se sentent pas plus en sécurité qu'avant l'arrivée de la force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela étant dit, il faut toutefois souligner que si la force de l’UNAMID peut
jouer un rôle certain dans la stabilisation et la sécurisation du Darfour, la
paix dans cette région ne proviendra pas de l'extérieur et encore moins de la
constitution de la meilleure force de maintien de la paix, fut-elle dotée des
meilleurs soldats et équipements; ceux-ci ne sauraient être que des moyens et
facilitateurs pour y parvenir; c’est là d’ailleurs, faut-il le rappeler, la
logique sous-tendant les opérations de paix. Le règlement de la crise du
Darfour ne proviendra que de la volonté des différentes parties de réellement
vouloir arriver à un règlement négocié; volonté qu’on a de la peine à percevoir
et à identifier de part et d’autre de l’échiquier Soudanais.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;(1) Americans Against Darfur Genocide, Collectif Urgence Darfour, Darfur
Action Group of South Carolina, Darfur Australia Network, Darfur Call, Darfur
Hilfe e.V., Darfur Relief and Documentation Centre, Darfur Union, ENOUGH
Project, Italians for Darfur, Japanese for Darfur, Olympic Dream for Darfur,
San Francisco Bay Area Darfur Coalition, Save Darfur Coalition, Save Darfur
Canada, Sudan Advocacy Action Forum, Team Darfur, etc.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/08/08/Le-Darfour-est-il-trahi-par-la-communaute-internationale#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>ACTU : Coup d'Etat en Mauritanie, le premier président démocratiquement élu arrêté</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/08/06/ACTU-%3A-Coup-d-Etat-en-Mauritanie-le-premier-president-democratiquement-elu-arrete</link>
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    <pubDate>Wed, 06 Aug 2008 23:33:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef de l'Etat mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président
démocratiquement élu du pays, a été arrêté mercredi à Nouakchott au cours d'un
coup d'Etat sans effusion de sang mené par le chef de la garde présidentielle
qu'il venait de limoger.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les putschistes se sont organisés en &amp;quot;conseil d'Etat&amp;quot;, dirigé par le général
Ould Abdel Aziz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une source proche de la junte, celle-ci devait annoncer mercredi dans
la soirée le maintien des institutions actuelles (Assemblée nationale,
Sénat...) et la convocation d'un élection présidentielle dans deux mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce coup de force des militaires intervient quinze mois après l'élection
présidentielle du printemps 2007, saluée comme un &amp;quot;modèle démocratique&amp;quot; pour
l'Afrique et le monde arabe, et trois ans après le coup d'Etat militaire qui
avait renversé en août 2005 le président Maaouiya Ould Taya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le général Ould Abdel Aziz, chef d'état-major particulier du président et
commandant de la garde présidentielle, que le président avait démis de ses
fonctions dans la matinée, est très vite apparu comme le chef des
putschistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce militaire de 52 ans était un proche du président avant de se retourner
contre lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu après 09H00 (locales et GMT) à Nouakchott, &amp;quot;des membres de la garde
présidentielle ont arrêté le président à sa résidence, et le Premier ministre
Yahya Ould Ahmed Waghf à son bureau&amp;quot;, a indiqué à l'AFP le porte-parole de
l'institution présidentielle, Abdoulaye Mahmadou Ba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont été emmenés à la caserne de la garde présidentielle, tout comme le
ministre de l'Intérieur, selon des sources sécuritaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Cela s'est fait sans violence pour la bonne raison que ce sont des éléments
putschistes qui assuraient la sécurité du président&amp;quot;, a-t-il précisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le président avait pris mercredi matin un décret nommant de nouveaux
officiers à la tête de la garde présidentielle, de l'état-major national et de
la garde nationale. &amp;quot;Trois généraux ont refusé d'obtempérer&amp;quot; et &amp;quot;sont entrés en
rébellion&amp;quot;, a commenté le porte-parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains observateurs avaient déjà estimé ces derniers jours que le général
Ould Abdel Aziz était derrière le mouvement de &amp;quot;fronde&amp;quot; d'une cinquantaine de
parlementaires qui avaient annoncé lundi leur démission collective du parti du
président.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le porte-parole de ces parlementaires dits &amp;quot;frondeurs&amp;quot;, Sidi Mohamed Ould
Maham, a clairement appelé mercredi &amp;quot;tous les citoyens&amp;quot; à participer jeudi
matin à Nouakchott à &amp;quot;une marche de soutien&amp;quot; aux putschistes et leur chef.
&amp;quot;Nous soutenons le mouvement correctif&amp;quot;, a-t-il dit au sujet du coup
d'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au même moment, le porte-parole du président renversé appelait la communauté
internationale à &amp;quot;ne reconnaître en aucun cas&amp;quot; le pouvoir des putschistes, dans
un entretien téléphonique avec le bureau de l'AFP à Dakar. Affirmant s'être
&amp;quot;caché quelque part&amp;quot;, Abdoulaye Mahmadou Ba a dénoncé &amp;quot;la mascarade d'élection&amp;quot;
que les généraux envisagent d'organiser pour &amp;quot;imposer une marionnette
manipulable à leur guise&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aéroport de Nouakchott était fermé mercredi, mais les frontières ne
l'étaient pas, selon une source sécuritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation semblait relativement calme dans la capitale, aucune violence
n'ayant été rapportée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a dit regretter &amp;quot;profondément&amp;quot; le
coup d'Etat militaire, fermement condamné par l'Union africaine (UA), la
Commission européenne et la présidence (française) du Conseil de l'Union
européenne. Les Etats-Unis ont également condamné &amp;quot;dans les termes les plus
sévères&amp;quot; ce coup de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ancienne puissance coloniale, la France a souligné son attachement à la
&amp;quot;stabilité&amp;quot; de la Mauritanie, pays pauvre en grande partie désertique, frappé
depuis fin décembre par trois attaques de la mouvance d'Al-Qaïda et affecté par
la crise alimentaire mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et le président tunisien Zine El
Abidine Ben Ali ont dépêché à Nouakchott le secrétaire général de la présidence
tournante de l'Union du Maghreb arabe - dont la Mauritanie fait partie - pour
&amp;quot;suivre l'évolution de la situation&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© AFP&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>ACTU : Le Cambodge demande une réunion d'urgence auprès de l'ONU</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/07/22/ACTU-%3A-Le-Cambodge-demande-une-reunion-d-urgence-aupres-de-l-ONU</link>
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    <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 10:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Cambodge a demandé aujourd'hui une réunion d'urgence du Conseil de
sécurité de l'ONU pour tenter de trouver une solution au conflit territorial
avec la Thaïlande.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;«Pour éviter une confrontation armée», le pays demande «une réunion
d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU afin de trouver une solution au
problème dans le respect des lois internationales», a indiqué le ministère
cambodgien des Affaires étrangères dans un communiqué.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«Nous avons besoin d'une tierce partie pour résoudre le problème», a indiqué
à l'AFP le porte-parole du gouvernement cambodgien, Khieu Kanharith.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet appel intervient au lendemain de discussions entre le Cambodge et la
Thaïlande visant à résoudre leur contentieux territorial autour de l'ancien
temple hindou de Preah Vihear et qui ont pris fin hier sans qu'une solution
n'ait été trouvée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après près de huit heures de discussions à huis clos hier, les deux parties
sont seulement tombées d'accord pour ne pas recourir à la force pour résoudre
le conflit qui les oppose autour de cet ancien temple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 500 soldats thaïlandais et 1.000 soldats cambodgiens sont déployés
de part et d'autre de la frontière depuis que les autorités cambodgiennes ont
accusé mardi des militaires thaïlandais de l'avoir franchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux pays ont affiché leur volonté de résoudre le conflit pacifiquement,
mais aucun n'a semblé revenir sur ses prétentions territoriales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ancien temple hindou de Preah Vihear au Cambodge, situé à 400 km au nord
de Phnom Penh, à la frontière de la Thaïlande, et récemment entré sur la liste
du Patrimoine mondial de l'Unesco, est au centre d'un conflit territorial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les ruines de Preah Vihear relèvent de la souveraineté du Cambodge, selon
un arrêt de la Cour internationale de justice de 1962, une partie du territoire
adjacent est revendiquée par les deux pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© AFP&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>NOTE : Émeutes xénophobes en Afrique du Sud</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/05/21/NOTE-%3A-Emeutes-xenophobes-en-Afrique-du-Sud</link>
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    <pubDate>Fri, 23 May 2008 02:36:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Alexis BACONNET</category>    
    <description>&lt;p&gt;Alexis BACONNET&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 11 mai 2008, des émeutes ont éclaté en Afrique du Sud, d’abord à
l’intérieur et autour de l’agglomération de Johannesburg puis dans les
provinces du Gauteng, du Nord-Ouest, du Mpumalanga et du KwaZulu-Natal.
Contrairement aux idées reçues, la violence qui s’abat actuellement sur
Johannesburg, dans la province sud-africaine du Gauteng, relève de la
xénophobie et non du racisme. La xénophobie repose sur l’exercice d’une
hostilité à l’égard d’un individu perçu comme différent (nationalement,
ethniquement ou les deux). Le racisme est la tentative de théorisation
scientifique de la xénophobie.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans le cas des émeutes actuelles en Afrique du Sud, une xénophobie violente
(24 morts, 10 000 sans abris (1), nombreuses habitations et commerces pillés)
d’une minorité de Sud-africains s’est manifestée à l’encontre des immigrés
africains (initialement à l’encontre des Zimbabwéens puis des autres immigrés
et même de Sud-africains) accusés de « voler » les emplois aux
ressortissants sud-africains dans une conjoncture économique nationale
particulièrement rude (environ 40% de chômage et une inflation record en mars
2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Débutées dans le township d’Alexandra après la diffusion d’une rumeur selon
laquelle les immigrés auraient reçu des « maisons sociales » (2), les
émeutes ont fait tâche d’huile vers d’autres townships et quartiers de
Johannesburg (Diepsloot, Kya Sands, Thokoza, Zandspruit, Central Business
District, Hillbrow…). Ces dernières années, les importants flux d’immigration,
accrus par la faillite du système de contrôle des frontières, ont porté le
nombre total estimé d’immigrés à plus de cinq millions, dont trois millions de
Zimbabwéens. Or c’est le Gauteng - plus petite province d’Afrique du Sud et
berceau de Johannesburg - la capitale financière et économique, qui a connu le
plus fort accroissement démographique du fait de son pouvoir d’attraction sur
l’immigration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après avoir vécu durant près de cinquante années sous le régime de
l’apartheid (1948-1991/1994), les Sud-africains ont accédé à la démocratie.
Cependant, alors que l’apartheid organisait un « développement séparé »,
écartant les Sud-africains noirs du pouvoir et du profit économique au bénéfice
des Sud-africains blancs, la nouvelle Afrique du Sud s’est lancée, après
quelques années d’hésitations dans une politique économique ultra-libérale
creusant les inégalités entre l’ensemble des Sud-africains. La majeur partie de
la puissance économique est demeurée en possession des blancs. Cette
communauté, jusqu’alors intégralement favorisée, voit désormais une petite
partie d’elle même se retrouver sans emploi au point de vivre dans la rue.
D’autre part, tandis qu’une classe noire aisée voyait le jour en Afrique du
Sud, la plupart des citoyens demeuraient dans la pauvreté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’une situation de privilèges au profit de la communauté blanche, l’Afrique
du Sud est passée à une situation de « loi de la jungle » au sein du
marché. Pour la plupart, les déshérités sont toujours les mêmes, bien que les
élites aient en partie changé de couleur. À l’apartheid, période de profonde
division idéologique, ethnique, juridique et économique de la société, a
succédé une période d’atomisation sociale liée à l’accroissement des inégalités
de richesses transmettant le « flambeau » d’un apartheid racial
reposant sur le droit à un apartheid économique de fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Néanmoins, eu égard aux situations existant ailleurs sur le continent
africain, l’Afrique du Sud demeure un pays développé et relativement bien
portant, ce qui fait d’elle une destination importante pour l’émigration
intra-africaine. Trois millions de Zimbabwéens se sont déjà installés en
Afrique du Sud dans le but de fuir la faim et un gouvernement autoritaire. À
l’issue des interminables luttes de pouvoir électorales en cours au Zimbabwe,
une victoire du mouvement démocratique permettrait peut-être un retour au pays
de quelques Zimbabwéens ayant émigré en Afrique du Sud. Mais cela ne
solutionnera pas le fond du problème sud-africain qui est avant tout d’ordre
socio-économique et intra-national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre les iniquités économiques de l’Afrique du Sud, il est probable que
l’existence d’une empreinte sociale de la violence joue un rôle dans les
explosions de violence auxquelles ce pays est sujet. On ne ressort pas indemne
de trois siècles d’une situation coloniale suivie d’un système de ségrégation
raciale omniprésent et d’une lutte armée de libération nationale. Cet état de
fait, conjugué à l’aigreur actuelle du corps social, est sans doute pour
quelque chose dans la facilité avec laquelle on a recours à la violence en
Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fait tout aussi inquiétant que rassurant, aux dernières nouvelles, les
forces de l’ordre (&lt;em&gt;South African Police Service et National Intelligence
Agency&lt;/em&gt;), après avoir procédé à plus de 517 arrestations, détiendraient des
preuves concrètes de l’existence d’une troisième force à l’origine des émeutes
(3) et auraient fait intervenir des unités spécialisées pour combattre les
émeutiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines voix réclament l’instauration de l’état d’urgence (notamment un
consortium d’ONG) (4) et l’intervention de l’armée (notamment le parti
d’opposition à l’ANC, Democratic Alliance) . L’association des Avocats pour les
droits de l’Homme (&lt;em&gt;Lawyers for Human Rights&lt;/em&gt;) a cependant mis en garde
contre les lacunes du cadre légal dans le cas d’une intervention militaire,
contre l’absence d’entraînement des militaires pour faire face à une menace
relevant de la criminalité, ainsi que contre le risque d’exacerbation de la
violence .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La décision de solliciter le matériel de l’armée a tout de même été prise à
la demande de la police sud-africaine. Le porte-parole de l’armée sud-africaine
a précisé que la mission constitutionnelle des forces armées était certes de
défendre le pays mais également de venir en aide au peuple, l’armée ayant en
premier lieu à répondre à une demande d’assistance avant d’être engagée dans
une action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des policiers et des militaires ont néanmoins conjointement opérés,
procédant à plusieurs arrestations à Johannesburg. Pour l’instant, cette aide
de l’armée ne semble cependant porter que sur l’apport d’un soutien (matériel
et sécuritaire) et non sur un engagement offensif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, comme dans le cas des émeutes françaises de l’hiver 2005, il est
crucial d’apporter une réponse contenue et graduée des forces de l’ordre afin
d’éviter tout risque d’escalade et de généralisation de la violence. Un recours
à l’armée pourrait au contraire attiser les haines et l’agressivité en
fournissant aux émeutiers un adversaire agressif prétexte à l’offensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la crise que connaît actuellement l’Afrique du Sud, les disparités
sociales semblent avoir été le terreau d'où a germé une situation de conflit.
Ce conflit a lui-même produit une violence que la xénophobie a ensuite catalysé
et véhiculé. Quoi qu’il en soit, si alarmantes que soient la situation sociale
du pays et la situation sécuritaire dans les provinces du Gauteng, du
Nord-Ouest, du Mpumalanga et du KwaZulu-Natal, il faut garder espoir en une
société qui avait quasiment toutes les chances de verser dans la guerre civile
une fois l’apartheid démantelé mais qui, contre toute attente, a su dépasser un
antagonisme fallacieusement théorisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;(1) « Another night of violence in Gauteng », &lt;em&gt;Mail &amp;amp; Guardian
online&lt;/em&gt;, 20 May 2008.&lt;br /&gt;
(2) « Chasse aux Africains dans un bidonville de Johannesburg »,
&lt;em&gt;African Global News&lt;/em&gt;, 14 mai 2008.&lt;br /&gt;
(3) « Third force involvement in attacks », &lt;em&gt;Mail &amp;amp; Guardian
online&lt;/em&gt;, 20 May 2008.&lt;br /&gt;
(4) « Gauteng reels under xenophobic attacks », &lt;em&gt;Mail &amp;amp; Guardian
online&lt;/em&gt;, 19 May 2008.&lt;br /&gt;
(5) « Wave of hate engulfs Jo’burg », &lt;em&gt;Mail &amp;amp; Guardian online&lt;/em&gt;,
19 May 2008.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/05/21/NOTE-%3A-Emeutes-xenophobes-en-Afrique-du-Sud#comment-form</comments>
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    <title>ACTU : Les troupes de l'UA sont entrées dans la capitale d'Anjouan</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/03/26/ACTU-%3A-Les-troupes-de-lUA-sont-entrees-dans-la-capitale-dAnjouan</link>
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    <pubDate>Tue, 25 Mar 2008 17:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des troupes tanzaniennes mandatées par l'Union Africaine (UA) sont entrées
le 25 mars au matin dans la capitale de île comorienne d'Anjouan, Mutsamudu,
dans le cadre de l'opération visant à renverser le président de l'île Mohamed
Bacar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des soldats tanzaniens étaient visibles dans le centre ville où ils n'ont
pas rencontré de résistance des forces loyales aux autorités d'Anjouan jugées
illégales par le gouvernement fédéral et l'UA.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'arrivée des soldats de l'UA a été saluée par des cris de joie d'habitants
de Mutsamudu, ont précisé ces témoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opération &amp;quot;Démocratie aux Comores&amp;quot; visant à chasser le colonel Bacar a
débuté le 25 mars à l'aube.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des combats à l'arme lourde opposaient le 25 au matin les forces du
président d'Anjouan aux troupes de l'Union africaine dans la localité de Ouani,
où se trouvent la présidence et l'aéroport de l'île.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement de l'Union des Comores a décidé de lancer une opération pour
chasser du pouvoir le colonel Bacar, président d'Anjouan depuis 2002, mais dont
il n'a pas reconnu l'élection en juin 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UA, qui n'a pas non plus reconnu le scrutin à Anjouan, a décidé de
soutenir l'Union des Comores.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 1.000 soldats tanzaniens et soudanais doivent appuyer quelque 400
soldats de l'armée nationale de développement (AND) comorienne dans le cadre de
cette opération amphibie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© AFP&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>ACTU : La Chine nie la répression au Tibet</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/03/18/ACTU-%3A-La-Chine-nie-la-repression-au-Tibet</link>
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    <pubDate>Tue, 18 Mar 2008 10:54:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorités chinoises, relayées par les médias locaux, minimisent le
nombre des victimes des émeutes. Objectif : sauvegarder l'image du pays à
cinq mois de l'ouverture des Jeux et empêcher que l'idée de boycott fasse son
chemin.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Selon la presse chinoise, le nombre des victimes des violences qui ont
secoué Lhassa, la capitale tibétaine, s'élève à treize et elles sont toutes
tombées sous les coups des Tibétains. Hier, le président de la région du Tibet
nommé par Pékin a assuré que les émeutiers avaient « brûlé ou frappé à
mort 13 civils innocents », sans mentionner les centaines de victimes qui
auraient été tuées par les forces de l'ordre chinoises selon le gouvernement
tibétain en exil. Le fonctionnaire a ajouté que l'armée n'était intervenue
qu'après les violences et qu'aucun coup de feu n'avait été tiré, une thèse
contredite par les rares témoignages de résidents et de touristes qui ont
déjoué la censure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le black-out est d'autant plus sévère qu'à l'intérieur de ses gigantesques
frontières, la Chine redoute qu'en médiatisant la révolte tibétaine, elle ne
serve d'exemple aux minorités : les Ouïgours, des musulmans de la région
voisine du Xingjiang, pourraient ainsi réclamer plus d'autonomie. Le 14 mars,
la Chine a annoncé qu'une jeune Ouïgoure avait tenté de faire exploser un avion
à destination de Pékin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d'éviter tout mouvement de compassion, la presse officielle s'acharne à
dénoncer « la barbarie » des Tibétains. « Lors des troubles, des
émeutiers ont coupé des oreilles, fait saigner des enfants. Ils ont tabassé des
jeunes Tibétains jusqu'au coma et empêché des infirmières de sauver un blessé
âgé de 5 ans », rapporte l'Agence Chine nouvelle, reprise par l'ensemble des
journaux nationaux. En réponse à ces portraits à charge, des violents appels au
meurtre contre les manifestants de Lhassa se multiplient sur les forums alors
que l'Internet chinois est habituellement strictement contrôlé. « Il n'y a
qu'un seul mot pour ces séparatistes qui veulent nous empêcher de vivre
heureux : tuer ! », peut-on par exemple lire sur Sina.com, le
principal portail chinois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A destination de la communauté internationale, Pékin tient par-dessus tout à
ne pas écorner son image à cinq mois des Jeux olympiques. « &lt;em&gt;Er ling
ling ba&lt;/em&gt; » (2008 en chinois) est devenu une sorte de mantra (une
formule magique très condensée) que se répètent dirigeants et Chinois de la
rue. Ce devait être l'année où la Chine se montrerait sous ses plus beaux
atours au monde entier. Le soulèvement des Tibétains fait mauvais genre. La
question du boycott est désormais posée même si jusqu'à présent, aucune
autorité, gouvernement ou mouvement sportif, n'a repris à son compte cette
idée. Interrogé hier sur cette éventualité, Li Zhanjun, directeur du centre de
presse du comité organisateur des Jeux olympiques, déclare n'avoir « aucun
commentaire à faire pour le moment. Nous vous contacterons si cela
change. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La répression au Tibet pourrait aussi menacer à terme l'économie chinoise en
grande partie basée sur les exportations. Hier, la Bourse de Shanghai clôturait
en forte baisse de 3,6 %, conséquence de la secousse tibétaine mais aussi de la
crise des subprimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© &lt;em&gt;Le Parisien&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CHRONOLOGY: One week of Tibet protests around the world&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;March 18 (Reuters) - Tibet's largest anti-China protests in almost two
decades broke out on March 10, sparking riots in Lhasa, demonstrations in
nearby ethnic Tibetan provinces, and daily pro-Tibet protests around the
world.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here is a timeline of the largest and most sustained protests Tibet has seen
since Beijing crushed pro-independence demonstrations in 1989.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;March 10: Five-hundred monks from the Drepung monastery defy Chinese
authorities to march into Tibet capital, Lhasa, to mark the 49th anniversary of
a quashed rebellion against communist rule. Monks from Lhasa-area Sera and
Gamden monasteries also protest.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;March 12: Thousands of Chinese security personnel fire tear gas to try to
disperse more than 600 monks from the Sera monastery taking part in another day
of street protests.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;March 14: About 300-400 residents and monks take to the streets in Lhasa.
Violence sees shops and cars set on fire. Chinese authorities seal off Drepung,
Sera and Gamden monasteries. China says 10 people killed in the unrest in
Lhasa, and that it was masterminded by the Dalai Lama. A spokesman for the
Dalai Lama rejects the latter claim as baseless.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;March 15: Chinese authorities say Lhasa rioters will gain &amp;quot;leniency&amp;quot; if
they give themselves up by midnight on Monday. Tibet's top government official,
Qiangba Pingcog, denies Lhasa is under martial law on sidelines of government
meeting in Beijing. Protesters in Sydney remove the Chinese flag at China's
consulate building and try to raise a Tibetan flag.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;March 16: Armed police patrol streets of Lhasa. China suspends foreign
travel permits to Tibet. Protests spread to ethnic Tibetan areas in Sichuan and
Gansu provinces. Tibetans hurl petrol bombs and set a police station and market
on fire in Sichuan's Aba region. In Gansu's Machu town, a crowd of 300-400
carry pictures of the Dalai Lama, in defiance of authorities. Tibet's
government-in-exile, in Dharamasala, India, says 80 people have been killed in
the riots. French riot police use tear gas to disperse about 500 pro-Tibet
protesters by the Chinese Embassy in Paris. New York police say protesters
throw stones at officers outside the Chinese consultate in Manhattan. March 17:
Tibet governor Qiangba Puncog says security forces exercised &amp;quot;massive
restraint&amp;quot; and did not use lethal weapons against protesters, but 13 &amp;quot;innocent
civilians&amp;quot; were killed in the riots. He says unrest was engineered by the Dalai
Lama.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;March 18: Chinese Premier Wen Jiabao dismisses calls for a boycott of
Beijing Olympics, and says unrest was incited to sabotage the Aug. 8-24 Games.
He accuses Dalai Lama of orchestrating the riots. In Australia, about 100
pro-Tibet protesters clash with police outside Chinese consulate in
Sydney.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Source: Reuters&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Au Darfour, le déploiement de la MINUAD ne peut se substituer à un règlement politique</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/03/12/ACTU-%3A-Au-Darfour-le-deploiement-de-la-MINUAD-ne-peut-se-substituer-a-un-reglement-politique</link>
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    <pubDate>Wed, 12 Mar 2008 13:55:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Catherine MAIA</category>    
    <description>&lt;p&gt;Catherine MAIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Edmond
Mulet, a dressé, hier matin devant le Conseil de sécurité, un tableau complet
et actualisé de la situation sécuritaire, humanitaire et politique au Darfour,
notamment sur l'action de l'Opération hybride Union africaine - Nations Unies
au Darfour (MINUAD).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;«&lt;em&gt;La MINUAD ne constitue qu'un élément d'une stratégie internationale,
a-t-il assuré, précisant que la Mission, chargée notamment de la protection des
civils, ne sera pas un instrument visant à régler les causes du conflit. La
vitalité du processus politique est essentielle pour obtenir des progrès
véritables et durables&lt;/em&gt;», a-t-il déclaré lors de la &lt;a href=&quot;http://www.un.org/News/fr-press/docs/2008/CS9271.doc.htm&quot;&gt;séance&lt;/a&gt;
d'hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Mulet a en particulier évoqué la dernière éruption de violence dans
l'Ouest du Darfour et ses conséquences sur les populations civiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a prévenu, par ailleurs, que les tensions entre le Tchad et le Soudan,
ainsi que les combats que se livrent les forces rebelles peuvent favoriser une
expansion régionale de la crise et faire dérailler les efforts de paix des deux
côtés de la frontière. La normalisation des relations entre les deux pays est
donc essentielle, a-t-il dit, en soulignant l'importance du sommet entre les
présidents Bashir et Déby que le président Wade a convoqué pour aujourd'hui à
Dakar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix a aussi
indiqué qu'après les opérations que le gouvernement soudanais a menées dans
l'Ouest du Darfour, le 5 mars, le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, s'est
entretenu avec le ministre soudanais des Affaires étrangères et lui a dit
combien les souffrances infligées aux populations civiles étaient
inacceptables. Le Secrétaire général a aussi souligné que de telles opérations
ne peuvent que compromettre les négociations politiques et la faculté de la
MINUAD à remplir son mandat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son côté, l'Envoyé spécial du Secrétaire général a parlé à la direction
du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) et de l'Armée de libération du
Soudan (SLA-Abdul Wahid), a précisé Edmond Mulet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le JEM a indiqué qu'il n'arrêtera pas les combats tant que le cessez-le-feu
ne fera pas partie des discussions sur les arrangements en matière de sécurité.
S'inquiétant de cette position, le Sous-Secrétaire général a averti que la
MINUAD ne pourra pas remplir sa mission tant qu'une masse critique de nouvelles
troupes bien entraînées et bien équipées ne sera pas déployée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les combats au Darfour indiquent clairement que les négociations politiques
ne sont pas la priorité du gouvernement et des mouvements rebelles, et la
Mission seule ne saura rétablir la sécurité, a estimé le Sous-Secrétaire
général.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 10 mars, la Mission comptait 9.178 hommes en uniformes, une unité formée
de police et 1.312 personnels civils, a indiqué le Sous-Secrétaire général aux
membres du Conseil. La plupart des militaires et du personnel de police est
issue de la MUAS, a-t-il précisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est essentiel que les contingents disposent des moyens nécessaires pour
mener à bien leurs opérations, a-t-il affirmé. Sans leur autonomie, les forces
qui arriveront seront une charge pour la Mission et deviendront une partie du
problème, et non pas la solution, a-t-il souligné, reprenant les propos du
Commandant de la Force, le Général Luther Agwaï.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le front politique, M. Mulet a fait état d'une situation «&lt;em&gt;qui n'est
guère encourageante&lt;/em&gt;». Il a également indiqué que Jan Eliasson et son
homologue de l'Union africaine, Salim Salim, allaient tenir des consultations
officieuses avec des partenaires régionaux et internationaux à Genève, les 17
et 18 mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Source : ONU&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTU : Retour au calme en Amérique latine ?</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/03/10/ACTU-%3A-Retour-au-calme-en-Amerique-latine</link>
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    <pubDate>Mon, 10 Mar 2008 12:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Marion JULIA</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Marion JULIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise diplomatique, qui a embrasé la région après l'attaque par l'armée
colombienne d'un camp marxiste en Equateur ayant causé la mort du n°2 des FARC,
Raul Reyes, la semaine dernière, a connu un apaisement ce week-end, lors du
Sommet du &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_de_Rio&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Groupe de Rio&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
Le Vénézuela et le Nicaragua ont renoué leurs liens diplomatiques avec la
Colombie, mais l'Equateur n'est pas encore prêt à faire ce geste. Les
dirigeants de ces 4 pays se sont serrés la main et le ministre des Affaires
étrangères colombien s'est félicité de ce réchauffement diplomatique qui
contrecarre, &lt;a href=&quot;http://uk.reuters.com/article/homepageCrisis/idUKN09405303._CH_.242020080310&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;selon lui&lt;/a&gt;, les visées américaines de déstablisation de la
région.&lt;br /&gt;
Les tensions restent vives cependant. Dans le même temps, en effet, la
commission d'enquête de l'Organisation des Etats américains vient d'arriver en
Equateur pour déterminer les circonstances de l'opération colombienne et de
&lt;a href=&quot;http://ap.google.com/article/ALeqM5gnOvu2q8dU7inRxZGpywT6W2Fu6QD8VAEGT80&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;nouveaux documents&lt;/a&gt; tendant à prouver les soutiens obtenus par
les FARC auprès de plusieurs gouvernements andins viennent d'être présentés par
la Colombie.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>NOTE : L’erreur de la Turquie</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/02/25/ANALYSE-%3A-Lerreur-de-la-Turquie</link>
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    <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 18:39:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Philippe BOULANGER</category>    
    <description>&lt;p&gt;Philippe BOULANGER&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Turquie est en guerre. Depuis le 1er décembre 2007, son armée mène une
campagne aux confins du pays et en territoire irakien avec un double
objectif : officiellement, venir à bout des derniers combattants du PKK
(Parti des travailleurs du Kurdistan) ; officieusement, circonvenir
l’érection d’une entité kurde indépendante sur son flanc sud-est. Avec cette
politique belliciste, la Turquie encourt le risque de déstabiliser l’Irak et le
Proche-Orient.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le 17 octobre 2007, le Parlement turc autorise, pour une durée d’un an,
l’armée à mener des opérations en Irak pour en déloger le PKK. Deuxième force
militaire de l’OTAN, l’armée turque masse à la frontière des troupes et des
blindés et les chasseurs F-16 et les hélicoptères Cobra cherchent, par des
bombardements dits ciblés, à déloger les quelque 5 000 guérilleros du PKK,
embusqués sur les hauteurs inexpugnables du mont Qandil, à l’extrême nord-est
de l’Irak. Le 28 novembre, le gouvernement d’Erdogan autorise l’armée à
pénétrer en Irak. Grâce aux renseignements américains et malgré les appels à la
retenue des Européens, les Turcs s’attachent d’abord à bombarder les bases du
PKK au Kurdistan irakien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 21 février 2008, des troupes et des blindés turcs pénètrent en territoire
irakien : précédés de raids aériens et de tirs d’artillerie, quelque 10
000 hommes entrent en Irak pour en chasser les maquisards kurdes et les
empêcher de revenir en Turquie pour y mener leurs opérations. Ankara argue de
son souci de lutter contre l’« organisation terroriste », ainsi qu’on
appelle le PKK dans le sérail turc. Les pertes se chiffrent déjà par centaines
des deux côtés. Mais la traque au PKK voile un autre enjeu pour les Turcs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair en effet qu’Ankara cherche également à enrailler l’émergence
d’une entité kurde indépendante de fait, quitte à déstabiliser son voisin du
sud. Depuis 1991, les Kurdes irakiens connaissent, grâce à l’appui américain,
autonomie, sécurité et prospérité. En 2003, les forces kurdes irakiennes ont
aidé Washington à renverser Saddam Hussein. Mais les Américains sont également
alliés aux Turcs, qui voient d’un mauvais œil cet Etat kurde croupion au
sud-est de leur pays. L’idée autonomiste pourrait agiter « leurs »
Kurdes. Avec le feu vert donné par la Maison Blanche à l’opération turque, il
semble que les Américains, de leurs deux alliés (kurde irakien et turc), aient
préféré le plus puissant, au risque d’une confrontation armée entre les
combattants kurdes irakiens et les militaires turcs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette invasion, la Turquie commet une erreur politique mortelle. Le
nationalisme turc, chauffé à blanc par les injonctions bruxelloises et la
guérilla du PKK, n’a jamais été aussi intolérant à l’égard des Kurdes,
assimilés à la poignée de guérilleros kurdes. Pour les Turcs, le militantisme
kurde est un séparatisme masqué qui vise à saper les fondements de la
République kémaliste une et indivisible : ainsi, les élus kurdes du Parti
pour une société démocratique (DTP) sont accusés de collusion avec le PKK afin
d’œuvrer au démembrement du pays. Pour beaucoup, il n’y a pas de question kurde
en Turquie, mais une question de terrorisme, que seule l’option militaire peut
éradiquer. Ankara refuse de répondre aux appels du PKK en faveur d’un
cessez-le-feu : reconnaître le PKK, ce serait déjà admettre qu’il y a un
ennemi avec lequel dialoguer, et non du terrorisme à combattre. Les Turcs
rejettent toute idée de reconnaissance constitutionnelle de l’identité kurde et
d’autonomie dans le cadre d’une Turquie fédérale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’inquiétude et la colère dominent chez les Kurdes de Turquie. D’une part,
ils craignent de subir des représailles, non seulement au Kurdistan de Turquie,
mais aussi dans les grandes villes turques de l’Ouest : Istanbul est la
première ville kurde de Turquie. D’autre part, les répercussions économiques
d’une intervention militaire prolongée en Irak seraient catastrophiques pour
les zones kurdes, déjà économiquement sinistrées. Ce décrochage économique du
« Sud-Est anatolien » par rapport au reste du pays encourage
d’ailleurs une jeunesse sans avenir à rejoindre les rangs des groupuscules
extrémistes comme les Faucons de la liberté du Kurdistan (parti kurde illégal).
Pis : suite à l’incursion turque en Irak, des cadres du PKK ont, de
manière irréfléchie, harangué les militants kurdes à passer à l’action violente
dans les métropoles turques. La question kurde pourrait embraser tout le
territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Turquie ne sortira qu’affaiblie de cette épreuve de force avec le PKK. Au
contraire, cette politique aventuriste en Irak compromet encore davantage la
cohésion nationale du pays, candidat à l’entrée dans l’Union européenne. Seule
la négociation entre les deux parties peut permettre une solution politique
viable aux crispations nationalistes qui rongent la Turquie.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.multipol.org/post/2008/02/25/ANALYSE-%3A-Lerreur-de-la-Turquie#comment-form</comments>
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    <title>REVUE : &quot; L’Asie Centrale à la croisée des chemins ?&quot;, Disarmament Forum (UNIDIR), 2007-IV</title>
    <link>http://blog.multipol.org/post/2008/02/11/REVUE-%3A-LAsie-Centrale-a-la-croisee-des-chemins-Disarmament-Forum-UNIDIR-2007-IV</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Feb 2008 10:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Multipol</dc:creator>
        <category>Crises et conflits</category>
        <category>Jean-Marie COLLIN</category>    
    <description>&lt;p&gt;Jean-Marie COLLIN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce quatrième numéro de &lt;em&gt;Forum du Désarmement&lt;/em&gt; de l’année 2007,
présenté par l’UNIDIR attire notre regard sur l’Asie Centrale. Cette entité
géopolitique est au cœur des nombreuses questions de sécurité (prolifération,
trafics d’armes légères), économique (ressources énergétiques) et de protection
de l’environnement (maîtrise de l’eau) de ce XXIème siècle.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;À lire particulièrement, la question de la dénucléarisation de l’Asie
Centrale (par Josef Goldblat). Depuis le 8 septembre 2008, l’Asie centrale est
devenue la cinquième zone exempte d’armes nucléaires, suite à la signature du
Traité de Semipalatinsk. Si ce Traité reprend les concepts de base d’une
Nuclear weapon free zone, il comprend également une obligation forte de ne pas
autoriser le stationnement d’armes nucléaires étrangères (sont concernés la
Russie et les États-Unis qui disposent de bases militaires dans ces pays) sur
le territoire des 5 pays et une mesure de sécurité de l’environnement qui
engage les États à réhabiliter les territoires (principalement Kazakhstan)
pollués par les essais nucléaires soviétiques. À noter que c'est le premier
accord multilatéral de maîtrise des armements nucléaires signés depuis 1996 et
c'est la première zone de ce type créée dans l’hémisphère Nord.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Retrouvez le sommaire de ce numéro sur le site de l’&lt;a href=&quot;http://www.unidir.org/bdd/fiche-periodique-fr.php?ref_periodique=1020-7287-2007-4-fr#contents&quot;&gt;UNIDIR&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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