Komi TSAKADI
Depuis le début des années 1990, la quasi-totalité des pays africains sont contraints d’organiser des élections multipartistes pour légitimer leurs régimes. Le bilan de ces processus électoraux reste mitigé, car ces élections ne débouchent pas nécessairement sur la démocratisation de nos pays ni sur l’alternance. Pire encore, ces élections sont bien souvent source de conflits politiques et de répressions sanglantes. L’exemple zimbabwéen vient une nouvelle fois apporter la preuve que les élections représentent des périodes de tensions sociales et politiques qui peuvent conduire à des conflits internes ou même régionaux.