Catherine MAIA
Il est aujourd'hui fréquent de reprocher aux organisations internationales
d'être devenues des institutions anachroniques, incapables de s'adapter aux
évolutions de la globalisation et d'accomplir les fonctions pour lesquelles
elles ont été créées. Prenant le contre-pied de ce jugement peu informé, les
quatre contributions réunies ici explorent les différentes pistes (réformes,
élargissements, création normative, etc.) par lesquelles l'ONU, la Banque
mondiale, l'OTAN et l'Union européenne ne cessent de réinventer les conditions
pratiques de leur action. Au-delà de ces cas exemplaires, il s'avère que le
changement dans les organisations internationales est déterminé autant par le
rôle de leurs États membres et de leurs propres agents que par les
transformations de leur environnement.