Jean-Baptiste HARELIMANA
Le lancement, suite à la 4e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Doha, d’un cycle de négociations baptisé « Agenda de Doha pour le développement » (ADD) a remis au centre des relations économiques internationales la problématique du développement et les conflits coopérations Nord-Sud. Lancé en septembre 2001, l’agenda de Doha peut être analysé comme la recherche d’un nouveau compromis Nord-Sud en matière de traitement spécial et différencié (TSD) qui repose sur un principe juridico-politique postulant l’impossibilité d’un traitement unique et standardisé pour des pays structurellement différents et l’institutionnalisation d’une discrimination positive dans les relations commerciales multilatérales. Ainsi, il marque un changement dans la logique héritée de l’Uruguay round.